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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 15 janvier 2018

Apprécier quoi, au juste?



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Je n'ai jamais trop su comment ça se passe dans nos cerveaux. Mais sans savoir comment ça se passe, il me semble quand même qu'il y a des changements dans nos agissements. Ou bien, c'est que je les remarque encore plus maintenant. Allez savoir.

Passez donc au salon

Avant d'explorer le cerveau ou plutôt les comportements qu'il semble commander de sa tour crânienne, je ferais un petit détour. Une petite parenthèse.

Au Québec, la cuisine prend une place importante. Je parle de l'espace cuisine. Les rencontres de familles s'y passent encore souvent. Le salon, qui servait à la visite rare, à une autre époque, sert maintenant à y regarder la télé, essentiellement, on dirait bien. Il faut recevoir des amis pour constater que la rencontre se fait dans la cuisine.

Simple constat. Ce n'est ni bien ni mal, c'est juste ça.

Ainsi, quand on dit "je vais passer au salon", on parle du salon funéraire. Pas besoin d'aller chercher bien loin un exemple. Si ma sœur me dit : « Maman est partie au salon », je sais que c'est funéraire. Sinon, elle aurait spécifié qu'on parle du salon de coiffure, par exemple.

Et on dirait que nos visites au salon funéraire arrivent en groupe. Sans raison (autre qu'ésotérique, si vous en êtes), il semble bien qu'on se rende visiter des proches au salon funéraire par vagues. Parfois, on peut ne pas y aller pendant huit mois et bang, trois fois en trois semaines. C'est de même.

Parmi les pensées qu'on échange lors de ces visites, rarement n'est-il pas question du constat suivant : « Il faut donc en profiter pendant qu'on le peut! Apprécier le moment! »

Et c'est vrai. Une fois le cercueil fermé (ou l'urne, c'est selon), disons que c'est plus compliqué de profiter ou d'apprécier les choses de la vie.

Et là, je reviens aux messages modernes que notre cerveau semble avoir ingérés et qui teintent nos comportements quotidiens. Et nos actions semblent souvent (très souvent) opposées au concept d'apprécier le moment ou d'en profiter.

Essayez de regarder un match de hockey en groupe. Ouch! Le niveau sonore est intense et, comme le disait le poète : la switch est à bitch. Ainsi, on voudra lapider le directeur gérant, traiter l'entraîneur de tous les noms, gueuler son mécontentement, insulter tous les joueurs qui ne produisent pas comme on le souhaiterait.

Heureusement, c'est un loisir! Au sens facultatif du terme. Si ça te pompe tant, arrête de regarder, c'est pas grave!

Puis, c'est la fille du restaurant et son gérant. Deux autres incompétents qui vont attirer les plus bas commentaires si tout n'est pas exactement selon les critères idéaux qu'on s'était fixés avant de réserver.

Puis, le trafic routier. L'incompétence crasse de tous les gens qui ont à s'en occuper, l'ingénierie qui s'est absentée de tout le développement, et tout et tout. Et si vous modifiiez votre trajet un peu? « Pourquoi? Au prix que je paie en taxes, c'est à eux à s'arranger pour que mon affaire marche! »

Et on se crinque encore !

Et la température maudite. Hiver de fou, été de chnoute, printemps de bouette et automne de mes deux...

Et le voisin qui nous énerve tant, juste quand il me dit bonjour...

Et les partys de famille de Noël où on est obligé d'endurer la parenté comme des connards parce qu'on est tellement les seuls à avoir un brin de bon sens !

On vit sous pression. Pression qu'on alimente soi-même !

Puis, un beau matin, on arrête tout et on prend une petite heure pour aller au salon funéraire. Et on se surprend à dire : « Hey! Ça fait longtemps qu'on s'est vus, cousin Chose! Plate que ce soit dans un endroit comme ici! Ah! Y est parti tellement vite! Hey, qu'y faut donc en profiter et apprécier le moment... »

Ben oui, toi...

Clin d'oeil de la semaine

« Désolé pour le décès de ton papa... »

« Merci... mais y est parti en laissant un testament de marde et je pense honnêtement que je suis plus compétent que son maudit notaire, et bla, bla, bla... »


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