magasingeneral.com
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Automobile
Santé et Beauté
Famille
Découvertes
L'actualité en vidéos
L'actualité en photos
Blogue
CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 20 octobre 2014

Éloge de la douleur



 Imprimer   Envoyer 

Il y a quelques années déjà, Alain Dubuc, de La Presse, signait un ouvrage dans lequel il livrait un vibrant hommage à la richesse. La richesse que l'on crée. La richesse qu'on honore. Qu'on associe à l'excellence dans la performance.

Il souhaitait, par son bouquin, faire la démonstration que la justice sociale dont on rêve tous allait venir par cette richesse. Pour reprendre l'expression consacrée, Dubuc voulait qu'on se donne les moyens de nos ambitions. Il insistait sur la partie sociale de ces ambitions.

Je me souviens qu'à l'époque (c'était autour de 2006/2007), j'avais le goût qu'il ait raison, me disant tout de même qu'il y avait une pas pire part d'utopie dans tout cela.

C'est à partir de 2008 que j'ai réalisé qu'on ne doit plus faire l'éloge de cette richesse-là. Dans ma compréhension des choses, la richesse s'est définie plus nettement après le krach boursier de cette année-là.

Il fallait sauver le modèle. Le modèle de l'économie de consommation, d'abord. Puis, le modèle bancaire qu'on a renfloué à grands coups de milliards pour éviter la faillite. Le modèle même de la propriété des grandes entreprises devait aussi être sauvé. En fait, ce dernier a un peu déraillé ensuite.

Le nombre de fusions depuis est hallucinant. En entreprise, on justifie un nombre grandissant de coupes budgétaires au nom de la réorganisation et de la rationalisation (ou de quelque autre mot à la mode). Le consommateur, qui pourtant est le nerf de la guerre de notre économie, voit son revenu annuel grandir moins vite que le coût réel de la vie (qui est toujours plus élevé que l'indice publié). Les emplois précaires et à temps partiel remplacent les emplois stables et à temps plein.

L'Éloge de la richesse a du plomb dans l'aile parce que la richesse elle-même n'en finit plus de se gaver à même la fontaine des profits.

Le modèle dont Dubuc parlait n'arrive pas. Pourtant les grandes compagnies déclarent des profits astronomiques. Mais l'actionnaire a éclipsé l'aspect social dans l'échelle des valeurs de l'entreprise.

La richesse, telle qu'on la décrit maintenant, engraisse une part de plus en plus petite de propriétaires/actionnaires. Ceux-ci ne carburent qu'à l'augmentation des profits, sacrifiant au passage des emplois et déstabilisant des familles entières.

L'Éloge à la richesse est devenu une coquille vide de sens. Pourtant, ce n'était pas ça, l'idée. L'idée était de coller une responsabilité sociale au modèle profitable. Ce qui a été plus vrai il y a quelques décennies et ce qui n'est plus vrai du tout de nos jours.

Je repensais à cet éloge en écoutant Philippe Couillard alors qu'il s'adressait aux militants Libéraux provinciaux dans un congrès ce week-end. Lui, il faisait l'éloge de la douleur. Expliquant au passage que le changement vient par la douleur et que sans douleur, il n'y a pas de changement. Dit autrement, réjouissez-vous, je vais vous faire mal, mais c'est pour votre bien.

En faisant l'éloge de la douleur, il continue son discours électoral où il répétait qu'il faudra être courageux, se gardant bien de dire ce qu'il allait faire.

L'éloge de la richesse et l'éloge de la douleur, pour moi, ce sont deux coquilles vides qui font croire qu'on peut encore espérer que la justice sociale viendra toute seule quand le succès économique sera de retour.

De belles paroles vides pour bien dissimuler un plan de match dont il serait impopulaire de trop parler. Et sans popularité, pas de pouvoir.

Ce que je vois depuis des années n'a rien à voir avec la démocratie.

Cela a à voir avec la volonté de manipuler un système électoral pour devenir un genre de « propriétaire unique » de la machine publique.

Le courage, pour tout parti qui aspire au pouvoir, serait d'ouvrir son jeu honnêtement avant les élections, proposant au passage un modèle de société annoncé dans ses moindres détails. Ce qu'on vit n'a rien à voir avec le courage.

Clin d'œil de la semaine

Bizarre de voir un trio de médecins sortir de leur hôpital et faire un plaidoyer en faveur de la douleur...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...
Des écarts qui font frissonner

Des écarts qui font frissonner
Pas raciste. Ou peu… Ça dépend, quand même!

Pas raciste. Ou peu… Ça dépend, quand même!
NOS RECOMMANDATIONS
Disparition d'un octogénaire en Estrie

Disparition d'un octogénaire en Estrie
Une nouvelle piscine avec plage au Parc Centennial

Une nouvelle piscine avec plage au Parc Centennial
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
Dominos_juin2020
 
François Fouquet
Lundi, 6 juillet 2020
Les clichés du miroir

Sarah Beaudoin
Lundi, 6 juillet 2020
Chronique en rappel - Parlons sexe, genres et identité

Alexis Jacques
Jeudi, 2 juillet 2020
Chronique en rappel - Agile âgisme

Daniel Nadeau
Mercredi, 1 juillet 2020
Le pays qui refuse de naître

Jérôme Blais
Mercredi, 1 juillet 2020
La pression des mains

Nathalie Larocque
Mercredi, 1 juillet 2020
Chronique en rappel - Parcours scolaire parsemé d'étiquettes

JD 22 juin 2020
Concours Ma bucket list
Le pays qui refuse de naître Par Daniel Nadeau Mercredi, 1 juillet 2020
Le pays qui refuse de naître
Le 6 juillet, Lac-Mégantic se souvient… Mardi, 30 juin 2020
Le 6 juillet, Lac-Mégantic se souvient…
Disparition d'un octogénaire en Estrie Mardi, 30 juin 2020
Disparition d'un octogénaire en Estrie
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous