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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 29 juin 2015

Êtes-vous encore Raif?



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Des fois, j'ai le goût de me replier sur moi-même. Le goût de me répéter toutes sortes de phrases positivo-positives et dont Facebook regorge. Vous savez, les « N'attendez pas d'être heureux pour sourire. Souriez plutôt pour être heureux! » ou encore « Si la vie t'offre du temps, c'est pour que tu en profites, pas pour que tu le perdes. »

Le genre de phrases qu'on lit, qui nous attendrissent un peu, le temps de dire « C'est donc vrai » puis le temps de se rendre utile en cliquant sur « Partager ». Le sentiment du devoir accompli est bon. On a transféré la phrase, notre bout est fait, puisse-t-elle continuer à répandre sa dose de bonheur.

Et on ressaute dans notre quotidien sans même se demander ce que ça veut dire « ne pas perdre son temps. »

La frivolité de la chose me surprend toujours. Mais bon, qui suis-je pour juger du bien que ça peut faire pour vrai?

N'empêche que des fois, j'ai vraiment le goût de juste me replier sur moi-même. Surtout après des journées comme vendredi dernier. Un premier acte terroriste mène à une explosion majeure (précédée de la décapitation d'un homme d'affaires...) et un deuxième se solde par l'assassinat de plusieurs touristes étendus sur une plage en Tunisie.

À quoi bon continuer de parler, de réagir, de prendre position, de m'intéresser un tant soit peu? Autant apprécier ce que la vie m'a donné et à en profiter pleinement en me disant que les autres, là, loin là-bas, ben, qu'ils fassent comme moi et qu'ils lisent des belles phrases sur Facebook!

Vous avez encore le goût de lever le bras et de crier « je suis Raif! », vous?

Surtout que Jeff Fillion a réglé son cas en ondes, le traitant de cave au passage, avec comme seul argument qu'il savait comment les choses se passaient là-bas, alors, il est cave d'avoir écrit contre le système. Qu'on le fouette, il ne mérite que cela!

Écrire une chronique, c'est comme faire de la radio : c'est un privilège. Quand les principaux arguments tiennent à deux « sacres » et un traitement de « cave » répété, on se tient pas mal loin de l'exercice d'un privilège.

Mais, je reviens à ma question : « Vous êtes encore Raif, vous? »    

Moi, oui. Clairement. Je nous trouve ridicule, comme pays, de ne pas intervenir auprès du gouvernement saoudien. Et ne me dites pas que ça ne nous concerne pas! Quand on fait du commerce comme on le fait avec l'Arabie Saoudite, on est en droit d'exiger un minimum au niveau des droits de la personne.  

Et dire que Raif n'avait qu'à se la fermer, c'est comme dire qu'il fallait aussi fermer nos gueules, à l'époque de l'esclavage aux États-Unis. Après tout, on savait très bien que c'est de même que ça se passait, aux États, à ce moment de l'histoire!

J'ai souvent le goût de juste arrêter de m'intéresser aux choses poches de notre monde. Qui suis-je, de toute façon? Et qu'est-ce que mon petit geste peut changer?

Et je repense à la légende amérindienne du colibri qui charriait, dans son bec minuscule, des gouttes d'eau puisées à la rivière et qu'il déversait inlassablement sur un feu de forêt. Interpellé par d'autres animaux sur le fait qu'il était con de croire qu'il allait éteindre le feu comme ça, il a répondu : « Je ne veux pas éteindre le feu. Je veux juste faire ma part. »

Et c'est le devoir, me semble-t-il, de quiconque a reçu assez dans sa vie, de faire sa petite part. C'est aussi un privilège de vivre dans les conditions dans lesquelles nous vivons.

Pour conserver un privilège reçu, il faut s'arranger pour le mériter.

Clin d'œil de la semaine

Le vieil adage dit : « Il y a tant de niaiseries à dire dans une journée ». Jeff Fillion fait sa large part... 


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