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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 20 mai 2013

Quand l’argent ne suffit plus



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Ça faisait pourtant plusieurs fois que son papa le répétait. « Ne fais pas ça, tu fais du mal aux autres quand tu fais ça. »

Quand tu fais quoi, me demanderez-vous? Ce n'est pas grave, vous répondrais-je...

Malgré les avertissements de son père, le fiston recommençait, plus ou moins en cachette, espérant continuer son geste sans être vu ou surpris.

Puis, un bon matin, ce qui devait arriver arriva. Le papa a tout vu et, là, il s'est choqué. Il a voulu enseigner la conséquence. Celle qui vient lorsque l'on pose, de façon délibérée, un geste alors qu'on sait qu'on ne doit pas le faire et qu'on a tout en main pour comprendre pourquoi il ne faut pas le faire.

La conséquence, c'est quelque chose qui te fait mal. C'est la privation de quelque chose qui te tient à cœur.

Encore là, trouvez les exemples qui pourraient faire assez mal à votre enfant pour qu'il comprenne que ces gestes ont des conséquences.

En société ou en famille, c'est la même chose.

Pour les gestes hyper lourds de conséquences, on a le système carcéral et le dossier criminel. Ces deux éléments sont assez solides pour faire réfléchir un brin.

Pour toutes les autres fautes, il y a l'argent. Les amendes. Celles qu'on reçoit. Et pour lesquelles on chiâle tant. Avec un raisonnement qui, rapidement, ne tient pas la route. Par exemple : la limite de vitesse est à 100 km/h. On sait qu'on tolère jusqu'à 118 km. On se fait prendre à 122 km et notre réaction est la suivante : « Hostie, pour quatre kilomètres de trop... Franchement! »

Les amendes, disais-je avant de m'écarter. La solution pour faire mal au citoyen qui contrevient à un règlement, c'est de le faire payer. Le faire payer de cet argent qui lui est si cher. La seule chose qui ait une valeur en société, me semble-t-il trop souvent! L'argent, c'est le pouvoir de se faire plaisir, mais c'est aussi le pouvoir tout court... Logique, donc, que l'argent devienne un bon moyen de réprimander quelqu'un en lien avec un geste répréhensible.

Oui, mais voilà, quand l'argent n'est pas un problème, qu'est-ce qui arrive?

C'est à ça que je pensais quand le monsieur d'Austin a décidé de faire abattre 75 arbres, en face de sa maison au bord de l'eau. Il savait qu'il ne pouvait pas. Et il avait tous les moyens de savoir et comprendre pourquoi.

Sa motivation à lui était plus forte que tout le reste. Il voulait voir l'eau de sa maison et être vu, à partir de l'eau, dans sa maison. (la deuxième option étant probablement la plus importante, d'ailleurs). Une maison de plusieurs millions de dollars qui fait de cette personne un citoyen supérieur.

Une amende de 7 000 $ et un peu plus. Une poignée de change dans le fond de sa riche poche.

Ma blonde pensait à voix haute, en regardant le bulletin de nouvelles à la télé : « Je ne sais pas à quoi il pense quand il voit sa maison à la télé... » Je risque une réponsen: il s'en sacre complètement. Sa conscience se limite fort probablement à la valeur de l'argent. Et il a payé sa peine. Alors... Tout est bien correct, non?

Quand l'argent n'est plus une façon de punir, que reste-t-il?

Quelle est la valeur de la conscience? La conscience sociale et citoyenne?

Pire question encore : quand on a de l'argent (et la polarisation actuelle fait que ceux qui en ont en ont de plus en plus, pendant que les autres en ont de moins en moins), quand on a de l'argent, donc, sommes-nous automatiquement au-dessus de tout? Peut-il demeurer un peu de conscience? Décidons-nous de ce qui est bon parce qu'on est plus riche que l'autre?

Je m'inquiète. Car la question demeure : comment fait-on pour faire comprendre que la société a des règles à quelqu'un qui peut tout acheter à coups d'amendes?

Clin d'œil de la semaine

La valeur de l'argent a été remplacée par l'avaleur d'argent...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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