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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 2 mars 2015

Je démissionne...



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Je n'en peux plus. Il semble bien que je ne sois pas taillé sur mesure pour le travail que je fais. Mon employeur me paie bien. Mes conditions sont bonnes. En tous les cas, je les ai acceptées comme elles m'ont été présentées et ça faisait mon affaire. Je savais à quoi m'attendre quand j'ai accepté le poste. De toute façon, je ne suis pas né de la dernière pluie. J'ai assez d'expérience pour savoir comment ça se passe dans le monde du travail.

Mais là, aujourd'hui, j'ai l'impression de ne pas prendre les bonnes décisions. Je ne réponds pas adéquatement aux questions. En fait, je ne sais plus si j'ai une vision correcte pour accomplir mes tâches.

Alors, ce matin, je démissionne. Je vais aller travailler dans un domaine qui me sied mieux. J'ai eu l'impression de donner beaucoup, mais voilà que donner beaucoup de quelque chose qui ne convient pas, ce n'est pas utile.

Donc, je contacte mon patron, et je lui annonce la nouvelle.

« Écoute, j'ai bien réfléchi. Je ne crois plus être l'homme de la situation. Je démissionne. »

« Tu m'en vois déçu. Mais je vais respecter ta décision. Merci pour ce que tu as fait dans le cadre de ton travail. Tu termines quand? »

« Maintenant... »

« OK... »

« Ah, oui, patron, j'ai droit à combien de sous à mon départ? »

« Ben, je sais pas trop. Vérifie avec la comptabilité. Tes vacances et peut-être un peu d'heures accumulées... »

« Oui, ça, je sais, mais je veux dire... J'ai bien droit à une prime de départ, non? »

« Ben là... C'est toi qui pars! »
____________

L'exemple est fictif, mais un fait demeure : les primes de séparation m'horripilent. En fait, j'en comprends la pertinence quand on congédie un employé alors qu'il était compétent et qu'il n'a rien fait pour mériter ça.

Mais les primes de séparation, ces espèces de « bonis à la signature » qu'on offre, c'est ridicule. Thierry Vandal qui se sauve d'Hydro Québec avec un gros chèque après en avoir touché des gros en salaire pendant des années, je trouve ça indécent. Le ministre Bolduc qui quitte tout de la vie politique et qui encaisse 155 000 $ (à moins que la pression populaire ne le force à refuser la somme), ça me lève le cœur. Lui qui avait à peine fini de dépenser les sommes reçues pour bonifier son salaire de médecin pour servir des patients qu'il n'aura jamais servis, voilà, qu'il repart encore les poches pleines.

L'indemnité de départ, c'est quelque chose à bannir partout dans ce qui est public et parapublic. Ce boni contre-productif est souvent justifié par le fait que la personne gagnerait plus au privé, à compétences égales. Si c'est le cas, revoyons les salaires à la base, mais arrêtons de camoufler des trucs dans des primes ridicules.

Dans le cas de M. Bolduc, on finit par récompenser le fait qu'il n'était pas compétent pour ce ministère-là.

Et on continue de se gargariser du mot « gestionnaire courageux ». Et on dit qu'il était pourtant un gentilhomme. Un bon garçon à côtoyer. Ça se peut fort bien. Mais il ne faisait pas le travail attendu et il a décidé de partir. Faut-il lui remplir les poches pour autant?

À multiplier les primes ici et là, les cachoteries à gauche et à droite, on entretient le cynisme de la population.

Et on ne démontre pas beaucoup de courage à corriger cela.

Clin d'œil de la semaine

« Mon amour, je te quitte. J'ai droit à combien? »


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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