Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Mon enfance et le camping

 Imprimer   Envoyer 
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 23 août 2021

J'ai vécu une enfance heureuse. Ça part bien une vie, ça, quand même!

J'ai des souvenirs très précis et heureux de nos étés du temps. Je sonne lointain, mais bon!

Nous étés se passaient beaucoup à l'extérieur. On sortait de bonne heure le matin. À midi, on prenait quelques minutes pour ingérer la quantité de nourriture nécessaire à faire un autre bout de chemin, et hop, dehors, tout le monde!

Reprenons ça du début. Déjà, tôt le matin, les vélos sortaient du cabanon (quand on avait pris la peine de les ranger!). En fait, c'était ça le début des journées. Nous habitions tous côte à côte dans le quartier. Le signal que la vie recommençait était simple : sortir des limites du terrain voulait dire qu'on était disponible au jeu!

Des fois, je partais vers la gauche. Des fois à droite. Ça dépendait. Tout près, il y avait le parc, la piscine, les jeux fixes et les terrains de tennis. Pas très loin derrière notre rue, il y avait la rivière. Mais toujours, il y avait eux, là, les amis! Rares étaient les terrains d'où n'émergeaient pas des enfants!

Alors, on jouait à la police. Virtuellement, on était tous armés. Et on décrivait notre arme : « Moi, mon fusil, y pourrait paralyser, on va dire! ». Et voilà qu'on avait en main une arme à paralyser.

Une année (oui, je sais, mes parents iraient en prison, aujourd'hui, pour ça!), j'avais reçu une ceinture de cowboy avec deux fusils à pétards. La grosse affaire. Mais, tout compte fait, les fusils virtuels étaient meilleurs : ils pouvaient, au gré de notre imagination et de la pertinence du moment, devenir des fusils qui paralysaient!

Tout le monde s'appelait « Joe » quand on jouait à la police. C'était plus simple. Plus inclusif, peut-être, allez savoir!

Au gré des heures, les groupes d'amis se déplaçaient et migraient vers un autre coin. La voisine appelait ma mère : « Cherche-les pas, ils sont dans la cour chez nous! »

« C'est bon. »

À l'époque, il me semblait que c'était toujours bon, pour ma mère, tant et aussi longtemps qu'on était dehors!

Parfois, c'était la course aux maillots parce que la piscine nous appelait. « Let-s go! » L'urgence de vivre ce temps précieux accélérait notre course.

« Ça fait pas une heure que t'as fini de manger! », clamaient les mamans. « OK! On va patienter une fois rendus à la piscine! Bye! »

On n'a jamais su si les mamans répondaient à notre dernière phrase!

Les moments plus privés, bien que souvent très courts, étaient les temps de repas. Rarement, on mangeait chez les autres. Sauf, des fois, le soir. Parfois aussi, on pouvait pulvériser l'heure du dodo pour rejoindre les grands qui se réunissaient au gré d'une belle soirée d'été.

Une enfance heureuse. Avec plein de monde autour!

Pis le camping, là-dedans?      

La démographie des villes a changé. Il y a, quoi, 1,75 enfant par famille? Puis, les deux parents travaillent. Ils envoient donc les enfants en garderie ou en camp de jour. Puis, les vacances arrivées, ils se sauvent loin! Force est de constater que les choses ont changé.

C'est un simple constat. Pas du tout un jugement de valeur.

Mais l'autre jour, quand le fils de ma blonde racontait sa vie de saisonnier au camping en période estivale, avec sa blonde et sa fille, j'ai été frappé de constater qu'au fond, ces terrains de camping reproduisent presque exactement le modèle de ma jeunesse, mais comme si c'était un modèle réduit!

Les temps changent. Mais ce n'est pas tout qui change, visiblement!

 

Clin d'œil de la semaine

Combien de temps pour se changer et mettre notre maillot de bain, à l'époque ? Le temps de dire, en courant : « Maman, est-ce que je peux aller me baigner, on est une gang pis on va faire attention! Bye! »



  A LIRE AUSSI ...

La police et l’urgence comme arme ultime

Lundi 12 janvier 2026
La police et l’urgence comme arme ultime
Le feu de paille et la braise

Lundi 19 janvier 2026
Le feu de paille et la braise
Les visages de la protection

Lundi 2 février 2026
Les visages de la protection
NOS RECOMMANDATIONS
Grave accident de la route à Sherbrooke : un conducteur dans un état critique

Jeudi 29 janvier 2026
Grave accident de la route à Sherbrooke : un conducteur dans un état critique
Le groupe 50 Appalaches gagne la finale locale de Cégeps en spectacle à Sherbrooke

Mercredi 28 janvier 2026
Le groupe 50 Appalaches gagne la finale locale de Cégeps en spectacle à Sherbrooke
Un match crucial pour le Desjardins – Wild ce samedi à Val-des-Sources

Vendredi 30 janvier 2026
Un match crucial pour le Desjardins – Wild ce samedi à Val-des-Sources
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
François Fouquet
Lundi, 2 février 2026
Les visages de la protection

Accident mortel à Sherbrooke : l’enquête se poursuit après le décès d’un conducteur de 85 ans Par Martin Bossé Lundi, 2 février 2026
Accident mortel à Sherbrooke : l’enquête se poursuit après le décès d’un conducteur de 85 ans
Le Bacalhôa Catarina 2023 Par Chat GPT, Le sommelier du journal Estrieplus Vendredi, 30 janvier 2026
Le Bacalhôa Catarina 2023
Semaine nationale de prévention du suicide : l’écoute au cœur de l’espoir en Estrie Par Martin Bossé Vendredi, 30 janvier 2026
Semaine nationale de prévention du suicide : l’écoute au cœur de l’espoir en Estrie
Les visages de la protection Par François Fouquet Lundi, 2 février 2026
Les visages de la protection
Un record de matchs pour le 61e Tournoi Mousquiri à Richmond Par Martin Bossé Mardi, 27 janvier 2026
Un record de matchs pour le 61e Tournoi Mousquiri à Richmond
Terrain à développer : Maricourt ajuste son plan Par Martin Bossé Mercredi, 28 janvier 2026
Terrain à développer : Maricourt ajuste son plan
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous