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Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
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Jeudi, 23 juin 2016

Mezzanines: le cri du coeur d'un enseignant



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Les enseignants de l'école Notre-Dame-du-Rosaire Mélanie Philibert et David Bessette et l'enseignant à la retraite Yves Nadon, à l'origine des mezzanines dans les écoles de Sherbrooke.

C'est avec beaucoup d'émotion que l'enseignant Yves Nadon s'est adressé aux médias mercredi après-midi. Sans une réelle intervention des députés provinciaux, les 17 mezzanines qu'il a contribué à créer dans autant de classes de huit écoles primaires de la région seront démantelées à compter de lundi prochain.

Aujourd'hui à la retraite, Yves Nadon avait eu l'idée d'implanter une mezzanine dans sa classe à la suite d'une activité de perfectionnement à laquelle il avait participé au Texas, au début de sa carrière dans les années 80. Déjà, des mezzanines comme celles qui ne sont plus acceptées par la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) ornaient les classes américaines.

Et chaque fois qu'il changeait d'école, Yves Nadon construisait pareille installation dans sa nouvelle classe. En tout, 17 classes, dont trois à l'école primaire Notre-Dame-du-Rosaire, agrémentent les classes de la région. L'une d'elle est debout depuis tellement d'années qu'elle figure sur les plans de l'école!

La voix chargée d'émotion, M. Nadon a réclamé du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, qu'il intervienne afin que soient modifiées les normes de la Régie du bâtiment de façon à permettre les mezzanines dans les classes.

Assez sécuritaires pour les maisons, mais pas pour l'école
La CSRS estime que la sécurité des élèves est problématique, notamment en raison de la hauteur entre le plancher de la mezzanine et le plafond de la classe.

La Régie du bâtiment a récemment émis un avis qui allait dans ce sens, confirmant qu'il faut au minimum douze pieds, ou un peu plus de deux mètres, entre le plancher et le plafond d'une classe.

« Toutes les normes de sécurité exigées pour une maison sont respectées. Elles ont été pensées et construites par des gens de la construction, des ingénieurs et des parents impliqués qui voulaient s'assurer que les planchers et les barreaux étaient sécuritaires. Ces mezzanines représentent l'implication de la communauté de chaque école », explique Yves Nadon, entouré d'enseignants qui bientôt perdront leurs mezzanines.

« Le corps n'est pas encore mort, mais il est sous respirateur artificiel. Lundi, la démolition commencera et mardi, il sera trop tard pour nous aider, affirme M. Nadon. La seule chose qui pourrait le sauver, c'est que les politiciens s'en mêlent, que le ministre s'en mêle. Que ces politiciens aient à cœur, comme nous, de soutenir des lieux comme ceux-ci, de soutenir des enseignants qui agissent, qui s'impliquent quand l'évidence dit qu'il faut agir. Qu'ils aient à cœur de soutenir les parents qui s'impliquent dans l'éducation de leurs enfants. Ces mezzanines représentent tout ce qu'un ministre de l'Éducation souhaite voir dans une école. »

Yves Nadon estime que pour un enseignant qui a connu la gestion de classe avec une mezzanine, sa perte sera similaire à l'amputation d'un membre.

« Ils ressentiront longtemps ce manque qui sera causé par l'amputation de leur classe. J'ai beaucoup de peine pour mes collègues qui devront vivre et enseigner avec la sensation qu'il manque quelque chose dans leur milieu. »

Une affirmation que plusieurs des enseignants qui sont venus supporter M. Nadon dans son ultime tentative pour toucher les élus ont corroborée.

Le silence des élus
Les députés Luc Fortin et Karine Vallières, de même que les critiques de l'Opposition en matière d'Éducation, ont été interpellés au cours des dernières semaines.

Outre une dénonciation du fait que les mezzanines allaient être démantelées, aucune action concrète n'a découlé d'une quelconque intervention de la part des députés locaux.

« Des élus de l'Opposition ont aussi été mis au fait personnellement, notamment par la meilleure amie de la conjointe de l'un des critiques. Aujourd'hui, j'ai reçu un texto qui me disait que malheureusement, le délai était trop courts pour s'investir dans le dossier et qu'on me souhaitait bonne chance dans ma démarche », déplore Yves Nadon, sans vouloir nommer l'élu en question.

« C'est une chance en or pour le politique de démontrer qu'il tient à ses enseignants qui s'impliquent. On sent que l'occasion est presque ratée de soutenir les initiatives et ces jeunes profs qui commencent leur carrière », estime-t-il.

En vertu d'une interdiction d'entrer de la CSRS, il nous a été impossible mercredi de pénétrer dans l'école Notre-Dame-du-Rosaire pour photographier les mezzanines.

La décision ne plaît pas aux élèves non plus
Une élève de cinquième année de l'école Notre-Dame du Rosaire affirme avoir pleuré toute la soirée lorsqu'on lui a annoncé que la mezzanine de sa classe serait démolie, il y a quelques semaines.

« Ce n'est pas juste, notre mezzanine est l'une des deux qui avaient été approuvées par la commission scolaire, affirme-t-elle. Et de se faire dire que ce n'est pas assez haut, ça ne fait juste pas de sens. On ne fait quand même pas du jogging là-dessus! »

À ses yeux, la présence de la construction dans la classe permettait de maximiser l'espace de locaux inadéquats pour la taille des classes.

« C'était vraiment génial et très utile pour travailler parce qu'on n'y faisait pas que de la lecture, on y faisait tout. Toute la classe est très déçue », ajoute-t-elle.

Une pétition réclamant l'intervention du ministre de l'Éducation pour un changement des normes de la Régie du bâtiment et qui légaliserait la présence des mezzanines dans les classes a été mise en ligne mercredi soir.

Les images sont tirées de la page Facebook de Yves Nadon.


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