Hyundai Sherbrooke - novembre 2017
Caffuccino

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
 
4°C
détails
Annonces Classées Avis de décès Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier Annuaire
  L'ALS manifestait ce matin pour demander au gouvernement fédéral de répondre aux besoins des locataires.
 
ACHETEZ EstriePlus.com
ACTUALITÉS
Estrie
Culture & Événements
Sports
L'actualité en photos
L'actualité en vidéos
CAHIERS
Automobiles
Habitation
Mode-Santé-Beauté
Voyages & Gastronomie
Affaires & Juridique
Famille
Style de vie
Éducation
Blogue
JOURNAUX LOCAUX
Le Papotin
Hyundai Sherbrooke - novembre 2017
ACTUALITÉS / Estrie
Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
enadeau@estrieplus.com

Jeudi, 9 juin 2016

Entre 4000 et 7000 aînés maltraités en Estrie



 Imprimer   Envoyer 

Le réseau de la santé n'a qu'une donnée (mais toute qu'une!) pour parler de maltraitance envers les aînés : selon un taux de prévalence entre 4 et 7 %, le nombre d'aînés vivant une situation de maltraitance en Estrie oscillerait entre 4000 et 7000 victimes. 

« C'est beaucoup trop! », affirmait la directrice adjointe au Programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées (SAPA) du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, Sylvie Quenneville, à l'occasion du lancement de l'édition 2016 de la campagne du Ruban mauve et de la nouvelle Charte de bientraitance envers les aînés en Estrie.

Phénomène « nouveau »?
Du moins, on le dénonce réellement haut et fort depuis quelques années seulement.

« Il y a dix ans, on n'entendait pratiquement pas parler de cette problématique dans les corridors. Maintenant, on parle de plusieurs cas chaque semaine. On voit de plus en plus ces situations, assurément. Mais, est-ce qu'on a plus de gens qui vivent de la maltraitance, ou est-ce que les tabous ont été brisés?», questionne Mme Quenneville.

Cette explication justifie en partie l'absence de statistiques sur la problématique de la maltraitance des aînés. Dans les faits, le 4 à 7 %, on le tient d'une étude pancanadienne.

L'autre raison est plus complexe : la peur de dénoncer.

« Le principal obstacle à toute intervention est la volonté des victimes de dénoncer leur situation. Nous avons mené plusieurs activités de sensibilisation auprès du personnel des établissements afin qu'il soit à l'écoute. Si la victime ne veut pas dénoncer, l'infirmière ne fermera certainement pas les yeux : elle tentera de créer un lien de confiance, l'amener à s'outiller pour se protéger et peut-être, finalement, dénoncer. Mais le début de toute chose, c'est que l'aîné parle », souligne Mme Quenneville.

Que faire quand c'est son enfant?
Un avis partagé par l'intervenante principale du Centre d'aide aux aînés victimes de maltraitance (DIRA-Estrie), Lucie Caroline Bergeron.

« La plupart des aînés maltraités le sont par un membre de la famille : un fils, une fille, un petit-fils... Depuis quelques années, on voit de plus en plus de situation où le maltraitant est aux prises avec une problématique de santé mentale, diagnostiquée ou non, combiné à une dépendance à l'alcool, aux drogues au jeu. »

Une situation qui pouvait peut-être jusqu'alors être gérée par le parent. Mais comme il prend de l'âge, problématiques peuvent devenir de plus en plus difficiles à gérer. Et qui veut dénoncer un enfant déjà aux prises avec des difficultés importantes...?

« Comme la plupart des situations impliquent un membre de la famille, la victime ne voudra pas porter plainte parce qu'elle est convaincu que son abuseur peut se reprendre en main. Dénoncer est vu comme mettre des bâtons dans les roues, même s'il y a matière à porter plainte au criminel », explique Mme Bergeron.

Situation particulière? La réponse peut s'adapter
Dans la grande majorité des dossiers ouverts en 2015 par DIRA-Estrie, la situation implique une maltraitance financière accompagnée d'abus psychologique.

« Toutes les démarches des victimes n'impliquent pas nécessairement une intervention judiciaire, précise Mme Bergeron. Certaines personnes ont besoin de se donner des limites et de les faire respecter par leur entourage. Une personne flouée pourrait quant à elle vouloir porter plainte aux petites créances, récupérer les sommes envolées et mettre un filet de sécurité autour de ses avoirs pour éviter que la situation se répète. Quelle que soit la démarche, nous pouvons accompagner la personne. »

En 2014, 49 dossiers avaient été ouverts par l'organisme. L'année suivante, 111.

« L'augmentation est probablement due à la sensibilisation, aux formations que l'on donne un peu partout et au plan d'action gouvernemental contre la maltraitance. Les gens sont plus conscients de la problématique et sont peut-être plus enclins à parler. Lorsqu'on arrive à conscientiser les gens sur les conséquences psychologiques, physiques, financières et sociales de la maltraitance, ils deviennent parfois plus favorables à entreprendre une démarche pour faire cesser l'acte, réduire les méfais et même, trouver les bonnes ressources pour aider la personne qui maltraite. Mais le point de départ est là : il faut dénoncer », conclu Mme Bergeron.


Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...
Taxi à prix réduit pour les jeunes de Magog

Taxi à prix réduit pour les jeunes de Magog
Une bière qui redonne à la communauté

Une bière qui redonne à la communauté
NOS RECOMMANDATIONS
Un honneur national pour la Société d’histoire

Un honneur national pour la Société d’histoire
Changer ? Oui, tu as le droit !

Changer ? Oui, tu as le droit !
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
Coopérative Funéraire de l'Estrie
 
Rosemarie Lacroix
Jeudi, 23 novembre 2017
Schweizer

Isabelle Fournier
Jeudi, 23 novembre 2017
Le désir de performance chez les adolescents

René Dubreuil
Mercredi, 22 novembre 2017
Les nouvelles rondes de René

Catherine Côté
Mercredi, 22 novembre 2017
Party de bureau: comment éviter les faux-pas !

Daniel Nadeau
Mardi, 21 novembre 2017
Les réflexes du boutiquier

Yves Paquette
Mardi, 21 novembre 2017
Essai routier du Chevrolet Bolt EV 2017

Isabelle Perron
Mardi, 21 novembre 2017
Mon Top 5 des meilleurs cafés à Sherbrooke

APCHQ Estrie
Lundi, 20 novembre 2017
Groupe Concept PV spécialiste en revêtement de cèdre!

François Fouquet
Lundi, 20 novembre 2017
Tous pour… soi

Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke
Lundi, 20 novembre 2017
Le psychologue scolaire, une ressource clé

Assurance Xpert
Lundi, 20 novembre 2017
L’assurance hypothécaire, c’est quoi exactement?

Royal Lepage Jacinthe Dubé - 8 novembre 2017
Domino's Pizza
Les réflexes du boutiquier Par Daniel Nadeau Mardi, 21 novembre 2017
Les réflexes du boutiquier
Le psychologue scolaire, une ressource clé Par Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke Lundi, 20 novembre 2017
Le psychologue scolaire, une ressource clé
Des produits de beauté d’ici Par Tourisme Cantons-de-l'Est Vendredi, 17 novembre 2017
Des produits de beauté d’ici
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous