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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 28 octobre 2013

Lib,lib lib, lib lib… - Yvon Deschamps



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Yvon Deschamps. Années 1970. Nous sommes à l’ère de l’individu-roi. Je parle d’ici, dans notre coin d’Amérique. Ailleurs, je ne sais pas trop.

L'Individu-roi. Vous savez, celui qui a des droits. Beaucoup de droits. L'individu-roi qui s'insurge si le système (privé ou public) ne répond pas présent à toutes ses demandes.

Cet individu-là est sorti du groupe auquel il appartenait depuis des décennies: la famille religieuse catholique. Il en est sorti en réclamant sa liberté. Liberté individuelle, j'entends. Celle qu'il n'avait plus, ou très peu, justement parce l'église lui disait toujours quoi faire et comment agir.

Cette liberté individuelle a été reconnue dans la Constitution canadienne. Ce n'est pas rien.

Et tout cela est juste et bon.

Ce qui est fascinant, c'est de voir se dessiner tous ces groupes, toutes ces façons de penser, de vivre, de croire.

L'être humain est fait pour vivre en société. Visiblement, il a besoin de s'accrocher à un groupe. Un groupe qui va lui fournir des repères. Ceux-là même, en fait, qui vont dire à l'individu (aussi roi soit-il) qu'il est ou non sur la bonne voie.

Je crois bien que je n'ai jamais vu autant d'organisations religieuses poindre que depuis ce jour où nous avons, collectivement, déserté l'Église catholique.

Mais il n'y a pas que la religion. Il y a les modes, aussi.

Par exemple, toute cette génération d'ados mâles qui portent les pantalons en mode taille basse (basse étant quelques pouces sous les hanches). Cela permet de voir clairement les 2/3 des bobettes. Douteux, vous trouvez? Belle façon, en fait, d'imposer aussi un choix de bobette qui fera que vous ne serez pas "rejet". Eh, puis, faites l'exercice : essayez de marcher avec des pantalons pas attachés et, sans l'aide des mains, retenez-les pour qu'ils ne descendent pas complètement. Vous comprendrez facilement que l'effort du bassin et des hanches est intense. Une heure et vous prenez votre premier rendez-vous chez le chiro.

Mais l'important, c'est de vivre à sa façon, libre comme l'air.

La liberté, en fait, de faire comme les autres.

Des groupes et des modes, il y en a de toutes les sortes. Des religieux aux gangs de rue, en passant par tous les Émo, Punk, Skater, Gothique et mettez-en, il en naît toutes les semaines, je crois bien. C'est sans compter les clubs sociaux et autres organisations du genre.

Lib lib lib, lib lib...

Au fond, la plus grande liberté nous a été enlevée sans qu'on ne s'en aperçoive vraiment. On nous a emprisonnés de notre plein gré. Pas de torture, pas de violence. Juste du plaisir. La technique du plat de bonbons en fait. Imaginez votre friandise préférée et mettez-en dans tous les racoins de votre vie. Vous allez céder, non?

La plus grande liberté, je disais donc, nous a été enlevée par le principe de surconsommation. Ces dernières années, on a même scellé la cellule dans laquelle nous étions enfermés en ouvrant le crédit à outrance. Non seulement le Canadien moyen doit la majorité de ce qu'il possède, mais, bien pire, il renouvelle constamment ses avoirs, toujours en s'endettant.

L'individu-roi ne s'aperçoit pas que son royaume est une cellule. Il a bien le droit, après tout, à tout ce qui est offert? Et les droits, madame, monsieur, c'est fondamental.

Plutôt que de s'intéresser aux enquêtes qui cherchent à identifier les indices du bonheur, arrêtez-vous aux statistiques qui disent, noir sur blanc, que les familles canadiennes ne peuvent pas se permettre de perdre une semaine de salaire sans que l'équilibre de leur foyer en soit dangereusement ébranlé.

Une cellule, aussi dorée soit-elle, demeure une cellule.

Et, quand on est rendus là, le désespoir nous attend. Prier un Dieu pour nous libérer devient une solution. Tout comme adhérer à un groupe quelconque.

Et, mon Dieu que le choix est grand!

Clin d'œil de la semaine

Il y a quelques décennies, on parlait des familles. On parle maintenant de cellules familiales...


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