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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 5 mars 2018

Hé, lala, M. Trudeau...



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Le respect, en plus, il n’est jamais acquis. C’est toujours à démontrer. C’est engageant, le respect! - François Fouquet

Pour qu'une valeur ait une certaine valeur (!), il faut qu'elle dépasse l'apparence. Elle doit se concrétiser par des gestes, des actions... C'est mon vieux principe du gars sympathique : je n'ai pas à affirmer que je suis sympathique, ça devrait paraître, simplement.

M. Trudeau, vous plaidez pour la tolérance, l'acceptation et le respect d'autrui. C'est noble. Dans le discours, à tout le moins.

Mais débarquer comme ça, en Inde, vêtu des atours traditionnels du pays, c'est un faux pas. Ce n'est qu'apparence de respect. Une apparence qui risque, en plus, de choquer celui qui reçoit. Vous voyez, M. Trudeau, pour moi, la base du respect est plus profonde que cela. Le respect n'est pas unidirectionnel. Il est bidirectionnel. Comprendre comment vit l'autre, connaître ses traditions, c'est un premier pas. Glisser une salutation dans la langue de celui qui nous reçoit est une convenance sympathique. Mais pour moi, ce n'est pas encore du respect.

Le respect, on le croise plus loin sur la route de nos échanges.

Le respect, en plus, il n'est jamais acquis. C'est toujours à démontrer. C'est engageant, le respect!

Ce serait facile si on pouvait dire : « Ben, moi, les Indiens de l'Inde, je les respecte, mon vieux, tu "crèras" pas ça. Non seulement je travaille avec un pis j'y parle tous les jours, mais en plus, je prends des repas régulièrement dans un restaurant indien. Faque, moi, le respect pour eux autres, je l'ai! »


Je caricature. Exprès.

Exprès, mais à peine...

Ce qu'il y a, alors, dans cette citation du citoyen inconnu? Du civisme, de la cordialité, de l'intérêt pour la nourriture apprêtée de façon différente, mais pas du respect.

Ce qui sonne faux dans votre démarche, Monsieur Trudeau, ce n'est pas votre manifeste ouverture à autrui. C'est que pour respecter l'autre, il faut d'abord se respecter soi-même. Et nous avons une culture, nous aussi. Je conviens qu'elle est plus affirmée au Québec, souvent, mais nous avons, globalement, une culture canadienne. Le respect dépasse donc les vêtements, la langue, la culture et la religion. Et comme le respect nécessite une interaction, j'avance qu'il n'y a pas de respect si l'interlocuteur n'en fait pas la démonstration aussi.

Vous voyez, Monsieur Trudeau, c'est là qu'on s'enfarge dans toute la notion de vie commune entre les peuples sur un même territoire. Historiquement, nous avons un penchant pour la soumission. On se croit l'obligation presque morale d'abandonner ce que nous sommes pour « respecter » l'autre. Mais ce n'est pas du respect, c'est même parfois de l'aplaventrisme.

Alors quand vous débarquez de l'avion avec femme et enfants, vêtus des atours traditionnels d'un pays qui vous accueille, vous attisez aussi cette flamme de soumission que nous essayons d'éteindre sans nous refermer comme des huîtres devant celui qui vient d'ailleurs.

Bref, vous ne nous aidez pas...

Et entre vous et moi, trois choses me turlupinent. Premièrement, comment avez-vous fait pour convaincre votre femme et vos enfants de porter ces vêtements? C'est peut-être que je n'ai pas le tour, mais j'aurais échoué et pour madame et pour les enfants. Êtes-vous donc si tant meilleur que nous, pour paraphraser un ancien chef de votre parti politique?

Deuxièmement, quand vous vous promenez au centre-ville de Montréal, vous avez une valise pleine de déguisements aussi? On en croise, de la différence, dans une même ballade!

Finalement, n'y voyez aucune méchanceté, mais bon, je reviens sur votre première moitié de mandat... Vous savez, je n'étais pas d'accord avec la vision Harper de la société et de sa façon de la diriger politiquement. Je lui en voulais donc parce qu'il faisait ce qu'il disait. Vous, c'est le contraire. Vous vous êtes présenté comme un parti devenu centre-gauchiste, et vous ne faites pas ce que vous aviez dit. Il n'y a qu'à penser au mode de scrutin, rejeté comme quelque chose qu'on n'a jamais eu l'intention de changer...

On parlait de respect, tantôt?

Clin d'œil de la semaine

Sans changement, c'est un mandat, Monsieur Trudeau. Justin...


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