1077 Printemps 20
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
  Deux suspects recherchés pour vol
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Automobile
Santé et Beauté
Famille
Découvertes
L'actualité en vidéos
L'actualité en photos
Blogue
CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 18 septembre 2017

Plus il y a de lois, moins il y a de jugement…


Faudrait légiférer.

 Imprimer   Envoyer 
Le problème avec les droits individuels qu’on ramène chaque jour à l’avant-plan, c’est qu’ils mettent toute la lumière sur les différences et laissent dans l’ombre les similitudes.

Vivre en société est de plus en plus complexe. Pas tant parce que nos souches sont de moins en moins communes, ni parce que les croyances religieuses sont moins uniformes qu'avant. Je dirais plus que c'est parce qu'on veut vivre chacun pour soi, chacun pour ses droits, dans un univers où l'autre veut la même chose.

Le cul-de-sac arrive vite quand on s'arrête aux définitions proposées pour le mot société. J'ai bloqué à celle qui dit qu'une société est « le fait, pour un groupe d'individus de la même espèce, d'établir des relations entre eux. »

Ça commence mal...

D'abord, nous sommes tous de la même espèce, mais des éléments nous différencient. Et nous avons des droits affirmés, criés haut et fort. Alors, la même espèce devient subitement moins uniforme.

Le problème avec les droits individuels qu'on ramène chaque jour à l'avant-plan, c'est qu'ils mettent toute la lumière sur les différences et laissent dans l'ombre les similitudes. Et ça part mal, parce que, pour « établir des relations entre eux », les citoyens doivent miser sur les similitudes...

Puis, il y a l'instantanéité que les médias sociaux impliquent. Un fait survient, on est avisés en temps réel. Comme on veut tout régler vite pour éviter une chicane, on propose une solution en temps tout aussi réel. La réflexion ? Perte de temps. Il faut régler.

Donc, si on apprend qu'un enfant se plante à vélo en revenant de l'école, on réclame de facto une loi qui interdit de circuler sans une armure et on exige un brigadier sur chaque coin de rue. Allez, une loi, vite, qu'on passe à autre chose !

Je caricature à peine.

Une loi pour gérer chaque cas a un effet contraire à ce qu'on souhaite au départ. La loi vient enlever le jugement des personnes par rapport à une situation donnée. Conséquence? S'il n'y a pas de loi, on ne sait plus trop quoi faire. Et moins on a de jugement, plus on a de lois... Et vice versa.

Je reviens sur cette situation de murale incluant de la nudité sur un mur public de Sherbrooke. Une murale est commandée à un artiste. On y voit, effectivement, des seins de femmes.

Les responsables de la ville ont eu peur d'avoir peur et ont exigé qu'on peigne un tissu par-dessus les seins dénudés. Ils anticipaient que certaines clientèles allaient se plaindre, alors on cache.

C'est le principe que j'évoque dans cette chronique. Il n'y a pas de loi claire encadrant une murale dans un contexte similaire. Notre jugement étant à « off », on se met automatiquement en position repli. Les seins ne seront donc visibles que sur des photos prises avant la deuxième couche de peinture...

Je suis éberlué de constater à quel point on devient plus blanc que blanc avec le temps. Alors qu'il n'y a jamais eu autant de consommation de pornographie via des « sessions privées » sur nos périphériques dits intelligents, alors que les magazines de mode montrent des décolletés hallucinants qui titillent l'imaginaire (et ce, juste à côté des caisses enregistreuses des commerces), alors que les maillots des adolescentes ont à peine assez de volume pour contenir un motif, voilà qu'on s'insurge (ou qu'on a peur que quelqu'un s'insurge) d'un sein nu.

Je continue de croire que l'érotisme, c'est l'art de cacher. Cacher dans le but de stimuler les sens. Si quelqu'un voit dans la murale proposée quelque chose qui correspond à cette description, je veux entendre ses arguments...

Si on ne peut plus croiser un sein dans un contexte artistique, c'est qu'on vit dans un environnement où chaque élément est encadré. Où le citoyen a des droits, mais pas de responsabilités. Où le citoyen n'exerce plus son jugement personnel.

Et comprenez-moi bien, je ne condamne personne, sinon nous tous. Parce que les responsables ont raison dans leur évaluation : effectivement, des gens se seraient plaints. Et plutôt que de faire le débat, on aurait cherché une loi, un règlement, pour éviter d'avoir à débattre et/ou réfléchir.

Et c'est sans cette capacité de jugement qu'on espère former une société...

Clin d'œil de la semaine

Le sein maternel donne la vie. Les lois maternent ensuite.

À quand une loi pour exiger du jugement ?

 


1077 Printemps 20
Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...
Quand l’opinion ne tient plus

Quand l’opinion ne tient plus
Tous dans le même bateau

Tous dans le même bateau
Rythme_avril20
NOS RECOMMANDATIONS
La Régie de Police de Memphrémagog se veut rassurante

La Régie de Police de Memphrémagog se veut rassurante
La télévision payée par la Fondation du CHUS

La télévision payée par la Fondation du CHUS
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
Sherb_achat_local_2020
 
Pierre-Olivier Pinard
Mardi, 7 avril 2020
Êtes-vous prêt à avoir la COVID-19? Partie 2

François Fouquet
Lundi, 6 avril 2020
Grand complot, croyances et COVID-19

Claude Hébert
Dimanche, 5 avril 2020
Le temps d’un confinement

Me Michel Joncas
Jeudi, 2 avril 2020
Coronavirus et bail commercial

Daniel Nadeau
Mercredi, 1 avril 2020
Un monde perdu, un monde à venir…

Isabelle Simoneau
Mardi, 31 mars 2020
Un monde de découvertes au bout de nos doigts

JD Mars 2020
1077 Printemps 20
Le CIUSSSE-CHUS ouvre une clinique désignée d'évaluation Jeudi, 2 avril 2020
Le CIUSSSE-CHUS ouvre une clinique désignée d'évaluation
Vives inquiétudes à Coaticook Par Daniel Campeau Jeudi, 2 avril 2020
Vives inquiétudes à Coaticook
Le CEGEP de Sherbrooke créé un fonds d'urgence Mercredi, 1 avril 2020
Le CEGEP de Sherbrooke créé un fonds d'urgence
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous