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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 3 novembre 2014

Un filtre, un plan, mais quelque chose...



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« T'es déguisé en quoi? »

« En gestionnaire des fonds publics »

« Mmmm? »

Difficile de comprendre le déguisement au premier coup d'œil, il faut bien dire. L'épée à la main et la « patch » sur un œil rappellent le pirate. Il faut pouvoir couper partout et tout le temps, mais voir ce qu'on coupe n'est pas si important. Le costume a aussi l'aspect lugubre du zombie qui répond, par des gestes automatiques, à des commandes venues d'ailleurs. On ne sait pas trop d'où ça vient, ce qui rend la chose plus déroutante. Mais une voix continue de se faire entendre, comme venue d'outre-tombe : « Il faut couper. Partout. Tout le temps. Sois courageux, coupe! »

Une fois expliqué, on comprend le costume.

Mais on souhaite que ce soit un jeu... Eh, bien, non!

Cette semaine, profitant de l'Halloween, j'imagine, on a décidé de couper le service des costumes de Radio-Canada. Un trésor muséal important. Un morceau de notre mémoire collective. Qu'on se le dise, on a plus les moyens de notre mémoire, pas plus qu'on a les moyens d'une radio et d'une télé d'état.

C'est pathétique.

Ne plus reconnaître la valeur de Radio Canada et souhaiter sa mort, comme le souhaitent les membres du gouvernement Harper, c'est pousser une idéologie très loin. L'idéologie prend des allures de secte quand on camoufle nos intentions réelles sous le couvert des coupes budgétaires et du courage que ça prend pour y arriver. Le même courage si vaillamment répété au Québec. Le courage qu'on invoque soi-même, nous donnant une cape d'invincibilité.

Le costumier de Radio-Canada, c'est un exemple. Comme il y en a tant d'autres, tant à Ottawa qu'à Québec. Exemples souvent justifiés par des phrases niaises comme celle de notre ministre Bolduc qui disait : « Aucun enfant ne va mourir parce qu'on coupe dans l'achat de livres en bibliothèque. » Il a reculé ensuite, me direz-vous. Oui, je sais, mais quand même, c'est vers ça qu'il allait avant qu'on ne réagisse!

Pour moi, le drame, il est là : on n'a pas de filtre de référence. Parce qu'on n'a pas de plan. Pas de plan annoncé, en tous les cas. Les politiciens sont élus, tous partis confondus, en nous disant qu'ils agiront de façon courageuse et responsable. Une fois élus, ils agissent à leur guise, simplement.

Un filtre c'est un plan.

On s'entend collectivement, d'abord, sur des valeurs et des principes fondamentaux. Ensuite, le filtre devient un guide pour les décisions à venir.

Plus clairement, je vous donne l'exemple de la Coopérative funéraire des deux rives à Québec. Ils ont inscrit les valeurs et principes coopératifs sur une feuille toute simple. Celle-ci est plastifiée et est sur la table à chaque fois qu'une décision importante est prise par le conseil d'administration. Plastifier le document devient un symbole : on peut l'éclabousser de toutes sortes d'idées et d'arguments, rien n'y fait. Une fois essuyé, on retrouve toujours les principes et les valeurs de la coopération. Ainsi, on peut se demander aisément : est-ce que la décision qu'on prend est en lien avec le plan? Est-ce que ça passe le filtre?

Ça ramène à l'ordre très souvent!

On n'a pas ça, au gouvernement. Parce que l'opportunisme électoral règne (et ça marche...) et on agit à sa guise ensuite. En frappant partout et nulle part. Sans rien régler.

Et quand les politiciens sont questionnés, ensuite, ils font des réponses du type : « Est-ce que quelqu'un peut mourir parce qu'on ferme un entrepôt de vieux costumes? »

Le blues de la bêtise humaine, chantait Plume...

Clin d'œil de la semaine

« Chérie, on va couper dans les médicaments et les livres du petit, mais on va garder le char, c'est notre outil de liberté! »


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