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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 26 janvier 2015

C’est dur en ta…



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La planète va mal.

Quand on regarde un bulletin de nouvelles à la télé, on a droit à un condensé riche en mauvaises nouvelles. Décapitation en direct, coups de fouet pour opinion émise, meurtres en série, meurtres en Syrie, incendie d'origine douteuse au centre-ville et, pour dessert,  deux gars qui font une « ride de char » sur la glace mince du lac et coulent à pic...mais sauvent leur peau. Ah! Tiens, une bonne nouvelle : ils ne sont pas morts. Mais ils auraient juste pu, aussi, conduire dans la rue.

Tout ça, c'était hier. Dans un condensé de moins de trente minutes.  

Et tu repenses aux coups de fouet. Et à la décapitation. Et au fond religieux de tout ça.

À un moment donné, tu t'exclames : « Tabarnak... »  Mot qu'on ramène à « ta » en cette époque où on coupe partout!

En le disant, tu réalises que le fossé est immense. On a beau s'en douter, se dire que ça existe, se convaincre qu'on sera prêt quand ça arrivera, un constat demeure : quand on se retrouve en présence de la différence, on réalise que nos repères ne marchent plus.

La normalité veut qu'on ramène tout à soi. À sa perception. À sa façon de faire. De vivre. Mais ce qui est normal pour moi ne l'est pas pour l'autre. Isssshhhhhh....

Il n'y a pas un Québécois qui va monter aux barricades parce que j'ai écrit  « tabarnak » (ou son diminutif qui est aussi évocateur).

S'il y en a déjà eu (et j'en doute), il y a longtemps qu'il n'y a plus un Québécois qui pense à Dieu et à sa trilogie quand il sacre. C'est devenu un exutoire culturellement accepté. Nous n'y voyons ni n'y décodons aucune forme d'attaque sacrée.

Comment voulez-vous, dans ces conditions, qu'on accepte facilement qu'on puisse tuer au nom d'un dessin de prophète?

Accepter la différence, c'est quelque chose de gros! Pour les deux partis en présence.

« Qu'y faisent comme nous s'y veulent rester icitte » est une phrase vide qui ne résout rien. Qu'on le veuille ou non, les frontières sont ouvertes. Le monde en est un de proximité grandissante. Et ce n'est pas écrit dans un formulaire qu'un immigrant se radicalisera après 10 ans au pays.

Ce qu'on comprend mieux nous fait moins peur.

C'est un vaste principe. Mais nous avons la minimale obligation citoyenne d'essayer de comprendre ce qui explique qu'on pose tel ou tel geste culturel. Nous avons aussi l'obligation citoyenne de ne pas éviter à tout prix, par exemple, une femme qui porte un foulard en l'affublant automatiquement du statut de femme soumise et rétrograde, voire dangereuse.

Cette obligation citoyenne est applicable aussi à cette femme qui porte le voile et qui a la responsabilité citoyenne de travailler à comprendre pourquoi et comment nous en sommes venus à vivre comme on vit.

Pour moi, tout est là : être respecté, c'est accepter de respecter l'autre. Accepter un geste solidaire, c'est s'engager à en faire un. Demander l'équité, c'est accepter soi-même d'être équitable. Réclamer une liberté d'expression, c'est accepter de laisser l'autre avoir la sienne.

Liberté, solidarité, équité respect. Voilà les valeurs de fondement d'une société. Société qui doit demeurer laïque. Qui doit demeurer une société de droit si on veut vivre tous ensemble.

Mais retenons une chose : invoquer ces valeurs pour imposer un modèle ne peut pas marcher. Pas plus que de jouer à la victime parce qu'on sent que nos droits religieux sont bafoués.

On a le droit et, parfois, le devoir de manifester pour renverser une situation injuste. Mais il faut aussi le faire correctement, malgré l'abus qu'on dénonce. Grand défi. Mais incontournable défi.   

Invoquer une valeur, c'est accepter de l'appliquer dans les deux sens.

Et ça, des fois, c'est dur en ta...     

 

Clin d'œil de la semaine

L'enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on. Si une bonne intention mène en enfer, c'est que sous le pavage, c'est rempli de mauvaise foi. 



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