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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 27 mars 2017

Le besoin, le caprice



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Quand l'humain est devant une situation où un besoin n'est pas comblé, il peut faire preuve d'une grande créativité. Ainsi, il a appris à maîtriser le feu pour se réchauffer, à fabriquer une roue pour se mouvoir et déplacer des objets, à canaliser les tourbillons de l'eau pour en faire du courant électrique, etc.

À partir d'un besoin, on fabrique une solution. On crée. On invente. La motivation est grande et contagieuse. L'effort de l'un est repris par l'autre et les projets grandissent et se développent.

Nous sommes à un moment de l'Histoire où les grands besoins sont pas mal comblés. Quand c'est rendu que les publicitaires affirment que tu as un réel besoin de tel ou tel gadget, c'est que la notion de besoin est devenue bien douillette.

De nos jours, une invention est associée à une éventuelle fortune à faire. Si je pouvais trouver la patente qui me rendrait riche, ce serait bien ! Me rendre riche. À tout prix. C'est souvent ça, le modus operandi moderne. La grande motivation !
Prenez la voiture qu'on connaît aujourd'hui.

À l'époque, les gens avaient besoin d'un moyen de transport plus autonome, surtout lorsque les installations pour garder des chevaux n'étaient pas disponibles. En ville, par exemple. La voiture est née, à la fin des années 1800, répondant ainsi à ce besoin.

Les premières voitures fonctionnaient à la vapeur. Et à l'électricité. Oui, oui ! Le pétrole était alors considéré comme sale, malodorant et, de toute façon, la manivelle pour la mise en marche des bolides n'était vraiment pas de tout repos.

Donc, les premiers bolides emmagasinaient déjà l'énergie dans une pile. La première voiture hybride date de 1920 environ, alors qu'un riche monsieur unijambiste a investi pour créer une voiture qui fonctionnerait sans transmission manuelle. L'hybride ne visait pas l'économie d'essence, mais bien la combinaison de deux technologies pour éviter le changement des vitesses avec une pédale d'embrayage... 

Ironiquement, l'histoire nous dira que c'est l'électricité qui a permis à la voiture à essence de prendre seule le haut du pavé ! Le démarreur électrique venait faire tomber l'obstacle considérable de la manivelle lourde et peu efficace.

Depuis, tous les efforts ont été investis pour développer le modèle à essence. Le besoin était comblé, mais l'industrie pétrolière a tôt fait de comprendre deux choses : que la consommation de pétrole allait être fabuleuse et qu'il fallait bloquer d'autres formes de motorisation au nom de ce profit mirobolant. On a qu'à penser, entre autres exemples, aux moteurs-roue d'Hydro-Québec au début des années 1980. Un projet qui fonctionnait bien et qui a été retiré des ateliers, un bon matin, visiblement vaincu par une force puissante externe.

Je me dis que si les efforts avaient été mis à trouver des méthodes pour emmagasiner l'énergie depuis plus de 100 ans, on serait beaucoup plus avancés dans le processus. La recherche implique des trouvailles! Mais on avait du pétrole à vendre!

Aujourd'hui, on se réjouit du fait que les voitures électriques gagnent en autonomie. Elles le seraient bien plus si on avait investi temps et argent sur le concept. C'est la volonté de préserver un lucratif marché qui a fermé les voies aux autres développeurs. Il y a longtemps que l'obsession de l'accumulation du profit a fait en sorte de bloquer le passage à bien des innovations.

Nos besoins sont souvent comblés avant même qu'on les identifie. On agit en propriétaires de la Terre. Comme un alcoolique, nous en sommes à nous débarrasser de notre dépendance au pétrole. Pas simple. Mais ça devient une question de survie collective.

Si tant est qu'on veuille reconnaître le problème.

Et si tant est qu'on reconnaisse que les abus des ressources naturelles sont en lien avec nos caprices. Pas avec nos besoins...

Clin d'œil de la semaine

Le logo sur le capot d'une voiture véhicule la valeur du conducteur. Ses valeurs, c'est un autre sujet...


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