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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 29 octobre 2018

Faire un pas. Juste le premier



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Cette fois, c'est Pittsburgh. Une tuerie. Un Américain qui se considérait comme un pur sur une terre encore plus pure en voulait aux Juifs. Et à ceux qui les laissent entrer sur sa terre à lui. Il est débarqué et a fait « le ménage ». Il voulait aussi envoyer un message aux autres : je vous hais, je vous fais peur, partez!

Ça me désole au plus haut point.

Maladie ou désordre mentaux, dirons-nous.

Mais je me questionne. L'ordre mental est une chose pointue. Fragile. Maintenir l'équilibre dans l'écosystème chimique qui guide nos actions et intentions n'est pas simple. Ma crainte, c'est que je sais bien qu'on peut, jusqu'à un certain point, j'imagine, programmer un cerveau.

Je me dis aussi, à tort ou à raison, qu'il y a des cerveaux dont les barrières de défense sont plus faibles. Quand Messmer dit qu'il ne peut pas hypnotiser tout le monde, c'est qu'il reconnaît les cerveaux dont les gardes sont plus malléables. Je ne dis pas que c'est bien ou mal, je dis juste que toutes et tous ne réagissent pas de la même manière. Volontairement ou non.

Tout cela étant, et comme je ne suis pas un spécialiste du cerveau, je maintiens ma perception quant à certains éléments de base : écouter de la radio-poubelle à cœur de jour peut nuire à l'équilibre mental. Comment? En venant donner un nouvel ordre à ce qu'on considère comme acceptable ou inacceptable. Même chose pour les médias sociaux. Ils ont cette force extraordinaire de créer des groupes plus ou moins fermés dans lesquels les gens pensent tous de la même façon. L'effet peut être spectaculaire! Par exemple, si je vois que 3 000 personnes adhèrent à un groupe et cliquent j'aime sur des énoncés terrifiants, je peux finir par croire que la force du nombre valide que ce qui est dit là est correct.

C'est dangereux.

Dit autrement, je considère que, dans le confort de notre foyer, là où personne ne vient contester notre perception, on a la possibilité de se faire une idée sur des gens dont on ne connaît rien d'autre que ce qui est vomi en ondes ou sur le Web.
Pourtant, il s'agit souvent d'un pas. Un premier pas.

Ma route professionnelle fait en sorte que je suis régulièrement en contact avec des gens qui sont venus s'installer au Québec. Pour différentes raisons. Chaque fois que j'ai fait un pas vers elles ou eux, je me suis senti bien. Plus léger. J'ai aussi été confronté à des façons de voir ou de faire complètement différentes de celles auxquelles je suis habitué. Je n'ai pas nécessairement et automatiquement cédé pour autant. J'ai pu argumenter, défendre des points de vue. Rien de différent des contacts que j'ai avec d'autres Québécois dits de souche.

Mais ce premier pas, ce petit pas, j'en suis convaincu, change tout. Ah! Et il faut aussi souvent faire un petit effort de compréhension : plusieurs d'entre eux n'ont pas le vocabulaire suffisant pour bien décrire ce qu'ils veulent vraiment exprimer. Valider avec eux vaut toujours mieux que de se retirer et de les accuser ensuite d'avoir dit ceci ou cela.
Je maintiens, persiste et signe : quand on comprend, on a moins peur.

Et je maintiens, persiste et signe encore : gueuler sur les médias sociaux « qu'ils ont juste à s'adapter ou qu'ils partent » est inutile et, à la limite, porteur de haine.

Cette même haine qui vient nourrir celui, qui, dans son sous-sol, se convainc, jour après jour, que cette haine appelle à une réponse de sa part. Son cerveau, tranquillement, se programme et un bon matin, paf.

Il sort et tire.

Clin d'œil de la semaine

Le gars nourrit sa haine via Internet. Il nourrit sa sexualité via Internet. Il consomme via Internet. Et il socialise via Internet. Coupez Internet, vous avez un primate qui doit tout recommencer. Tentant, parfois...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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