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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Pas simple pour Louise

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Louise aurait pu s'appeler Pierrette, Nicole ou quoi encore. Le nom importe peu dans l'histoire que je vous raconte.

Louise, donc, a vu sa vie de couple balancée par-dessus bord. La chaloupe de leur amour prenait l'eau. Il valait mieux sauver sa peau que de s'y noyer.

Louise n'est donc pas une victime. Les choses ne fonctionnaient plus. C'est tout.

La chaloupe a coulé il y a deux ans. Louise a d'abord pansé ses plaies, repliée sur elle-même. Puis, au fil des mois, le goût de refaire des contacts s'est installé. Comme un crescendo, la fébrilité montait toujours en intensité. Dans l'ombre de cette fébrilité, une angoisse était tapie, faisant sentir sa présence, de plus en plus.

Belle femme, Louise se demandait bien comment installer une affichette « vacancy » à son cou sans pour autant se retrouver avec le premier "zouf" venu.

Des recherches sur le site de l'ami Google lui avaient appris que les rencontres se faisaient surtout au travail. Louise travaillait pour une petite entreprise avec deux autres personnes. Aucune des deux ne se qualifiait.

Et les bars, très peu pour elle. Alors...

Ses soirées d'hiver devant la télé la ramenaient toujours à son statut de femme libre à cœur chercheur. Autant elle avait été déprimée qu'on en soit à faire des émissions comme « Célibataires et nus », autant elle était dégoûtée par le principe de « Mariage à l'aveugle » où des spécialistes analysent scientifiquement les possibilités de réussite d'un couple à partir des profils fournis par les candidats. Ils se marient sans s'être vus...

Heureusement, des séries loufoques ou dramatiques venaient la distraire. Mais des publicités d'agences de rencontres venaient toujours la ramener à sa réalité. Si, au moins, ces publicités n'étaient pas jumelées à celles, paradisiaques, d'agences de voyages où les couples sont parfaits et heureux, ce serait moins douloureux...

Si Louise avait été paranoïaque, elle aurait cru au complot.

Au fil des mois, d'autres publicités ont commencé à la titiller. Tel que proposé, elle a fait le test du papier mouchoir pour vérifier la blancheur de ses dents. Issshhhh.... Il y avait du travail à faire. En plus, ses dents n'étaient pas parfaitement alignées. En tous les cas, pas comme dans les publicités des denturologistes. Ses lunettes étaient visiblement d'une autre époque et des rides, bien que rieuses, apparaissaient çà et là, comme pour souligner ses 50 ans. Une autre publicité lui disait justement qu'elle pouvait aussi régler cela (le problème des rides) et promettait qu'elle pouvait encore « être prête » pour la St-Valentin !

Elle a fini par se convaincre qu'il fallait qu'elle fasse de quoi. Elle ne se voyait pas dans la cloche de verre de Jean Airoldi à se faire « pimper » en public, mais quand même. Toute cette réflexion se faisait entre elle et elle. Elle aurait peut-être voulu en parler à ses amies, mais bon, elles étaient occupées et puis Facebook véhiculait l'essentiel des échanges entre elle et ses amies. Pareille réflexion ne se réglait pas à coup d'émoticones...

Alors, la voilà partie pour sa quête. On l'a revue sur un site de rencontres, dents alignées et hyper-supra-blanches, lunettes "fashion", peau lisse et cheveux et coloration complètement revisités. Elle avait noté les conseils vestimentaires des designers et s'affichait maintenant avec une confiance relative.

Yes!

C'est là qu'Alain est entré en contact avec elle. Un rendez-vous a été fixé. Une soirée au-delà des attentes de Louise, en fait. Sa confiance était au rendez-vous, bien que relativement fragile. La rencontre s'est terminée par un baiser chaste, probablement motivé par un respect mutuel certain.

Alain, de son côté, s'est confié à un collègue : « Elle est intéressante, mais elle a quelque chose d'artificiel et de trop parfait qui me dérange... Je ne crois pas que je vais la rappeler. »

Shit...

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