magasingeneral.com
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
  Disparition d'un octogénaire en Estrie
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Automobile
Santé et Beauté
Famille
Découvertes
L'actualité en vidéos
L'actualité en photos
Blogue
CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 26 novembre 2018

Lumière et vendredi noir



 Imprimer   Envoyer 
À la vue des reportages sur le fameux vendredi noir, je me suis dit qu’on avait un puissant problème de consommation. - François Fouquet

Problème de consommation. Véritable problème de consommation.

L'alcoolique sent sa vie devenir moins lourde quand les effets de l'engourdissement de l'alcool qu'il ingurgite commencent à faire effet. Pendant un temps, il est allègre, devient volubile, s'ouvre même à autrui. Autrui souvent mal choisi et imperméable à sa situation, mais bon... Il faut dire que l'alcool a le don de modifier les images et la couleur réelle des choses.

L'effet de l'alcool est éphémère. Et la réalité reprend ses droits, dissipant les dernières brumes de bonheur artificiel qui résistaient tant bien que mal.

Problème de consommation, dira-t-on.

À la vue des reportages sur le fameux vendredi noir, je me suis dit qu'on avait un puissant problème de consommation.
Le bidule, la patente, la chose, l'essentielle affaire dont on rêve depuis si longtemps (parfois, trois jours, c'est une éternité!) est en super-spécial! Lumière souvent bien artificielle dans un vendredi qui n'a pas de noir que le nom.

Parce que c'est ça, au fond. Du moins il me semble...

On se sert de la consommation pour mettre du piquant dans un quotidien pressurisé où la performance guide les pas, les gestes et les actions. Et on se dit que la fameuse télé 4K de je-ne-sais-plus-combien-de-pouces va nous faire voir la vie mieux qu'elle ne l'est. En prime, elle nous permettra de montrer à nos amis que la réussite est enfin arrivée sur le pas de notre porte.

On attend le vendredi noir avec la certitude, quelque part, que nous sommes en train de « fourrer le système ». Que la consommation qu'on fait ce jour-là est très louable puisque l'économie est réelle.

L'alcoolique est sûr que dans l'engourdissement que lui procure l'alcool, il y a une parcelle de vérité qui lui est vitale. Le gugusse, la patente, la chose dont on a tant et tant besoin est là, au rabais. Et l'événement créé est tellement fort qu'il fait oublier les questions banales de base : est-ce que j'en ai vraiment besoin? Est-ce que j'en ai les moyens?

Au Canada, c'est plus de 1 milliard de dollars qui sont dépensés en une journée. Et, ce jour là, plus rien ne compte. L'économie locale? Pfff... L'économie dite circulaire? Cause toujours... L'économie responsable? Gauchiste de mes deux...

1 milliard de dollars dépensés par des familles qui sont maintenant, en moyenne, endettées à 167% de leur revenu annuel.

Mais l'achat va nous faire du bien. Pour un temps. Le temps de dégriser et de nous retrouver dans la monotonie pressurisée de nos quotidiens. Et on cherchera la prochaine affaire. La prochaine source de bonheur artificiel au rabais.

Mais bon. Le Boxing Day s'en vient.

Il y a de l'espoir!

Je sais, je suis sévère un brin. Mais je persiste et signe.

La veille de ce Black Friday, je me suis retrouvé dans la lumière tamisée de la cathédrale St-Michel, avec une quarantaine de personnes. Et on a allumé une chandelle à la mémoire de six personnes décédées en cours d'année 2017 et qui ont reçu la triste étiquette de « corps non réclamé ».

Partis dans l'oubli. Oubli complet.

Et je me dis que ce sont peut-être des personnes qui n'arrivaient pas, pour toutes sortes de raisons, à marcher dans les pas de cette consommation qui définit le citoyen contemporain.

Quand je ferme les yeux, je revois la lumière des chandelles de l'oubli.

Elle est lumière d'équilibre.

Clin d'œil de la semaine

Si seulement le 50% annoncé pouvait s'appliquer au nombre de personnes qui vivent dans la solitude...

 


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
Devenez membre de notre facebook
  A LIRE AUSSI ...
Des écarts qui font frissonner

Des écarts qui font frissonner
Pas raciste. Ou peu… Ça dépend, quand même!

Pas raciste. Ou peu… Ça dépend, quand même!
NOS RECOMMANDATIONS
Disparition d'un octogénaire en Estrie

Disparition d'un octogénaire en Estrie
Pour que les artistes puissent continuer de créer et rêver

Pour que les artistes puissent continuer de créer et rêver
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

Inscription Infolettre EstriePlus.com
Dominos_juin2020
 
Alexis Jacques
Jeudi, 2 juillet 2020
Chronique en rappel - Agile âgisme

Daniel Nadeau
Mercredi, 1 juillet 2020
Le pays qui refuse de naître

Jérôme Blais
Mercredi, 1 juillet 2020
La pression des mains

Nathalie Larocque
Mercredi, 1 juillet 2020
Chronique en rappel - Parcours scolaire parsemé d'étiquettes

François Fouquet
Lundi, 29 juin 2020
Souvenirs et repères d'un "mon'oncle"

Pierre-Olivier Pinard
Vendredi, 26 juin 2020
Suis-je sédentaire sans le savoir ?

JD 22 juin 2020
Concours Boucherie du Terroir juin 2020
Projet Ch. Rhéaume: Sherbrooke Citoyen veut s'assurer de la comformité du processus Vendredi, 26 juin 2020
Projet Ch. Rhéaume: Sherbrooke Citoyen veut s'assurer de la comformité du processus
Disparition d'un octogénaire en Estrie Mardi, 30 juin 2020
Disparition d'un octogénaire en Estrie
''Vroom'' ou vivre le Ciné-Parc autrement Vendredi, 26 juin 2020
''Vroom'' ou vivre le Ciné-Parc autrement
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous