Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Le goût de croire


26 décembre 2011
 Imprimer   Envoyer 

Le temps des Fêtes apporte son lot de rencontres, de retrouvailles et de temps d'arrêt (si courts soient-ils...)

Je ne sais pas si c'est la même chose pour vous, mais il me semble que le simple fait de commencer une année neuve nous donne le goût de croire qu'elle sera différente. Plus humaine. Plus chaleureuse. Plus écolo... Bref, qu'elle sera meilleure.

Et je me dis pourquoi pas? Est-ce naïf de penser que ça peut aller mieux? Après tout, j'y peux quoi, moi, dans tout ça? Si l'économie va mal, si la guerre fait rage, si les dictateurs continuent de régner, je peux changer quelque chose?

Oui.

Et non.

Non, parce que le son de ma voix ne se rendra pas, comme ça, en solitaire, jusqu'en haut. Mais il y a pire : même si le haut entendait, il ne réagirait pas. C'est le haut qui a fait le système. Pourquoi le changerait-il à ma demande?

La réponse est non, parce que, de toute façon, on ne changera pas, en quelques semaines, ce qui a mis quelques générations à se mettre en place. Je peux toujours entreprendre de changer des trucs, mais le résultat vraiment quantifiable sera palpé par quelqu'un d'autre, appartenant à une génération plus éloignée dans l'espace-temps.

Mais la réponse est aussi oui, je peux faire quelque chose. Dans ma vie de tous les jours. Je peux acheter mes denrées alimentaires en prenant en compte la distance que l'aliment a parcourue pour se rendre à moi. Je peux aussi limiter le rythme de ma consommation personnelle dans le lot des offres des marchands. Je peux aussi m'ouvrir au bénévolat, une petite cause à la fois. Je peux faire plein de petits gestes. Si ceux-ci risquent fort de ne pas avoir d'impact global sur la société, je me dis que ça peut influencer ma famille. Puis mes voisins. Et mes amis. Et que la somme de tous ces gestes réunis va faire en sorte que le changement arrivera par la base. En bout de piste, nos leaders au gouvernement devront suivre. Je sais, c'est un peu naïf, mais ça vaut l'essai...

Pour le moment, le gouvernement fédéral impose sa méthode de façon plus spectaculaire que quiconque avant lui. L'économie, basée sur la consommation, est devenue presque une religion. Un dogme. Une secte. Se fier au gouvernement pour amorcer un changement équivaut à demander à un alcoolique en manque de prendre en charge la réserve de boisson dans la maison.

En ce temps des Fêtes, j'ai le goût de croire. De croire en l'humain. En ses capacités à réagir quand ça ne va pas. Le goût de croire que le modèle coopératif dans lequel j'évolue pour mon travail est porteur d'un élément de solution dans un système économique qui n'en trouve plus.

J'ai le goût de croire que tout n'arrivera pas comme par magie, mais que chacun devra y mettre un peu du sien. J'ai le goût de croire qu'il est possible, pour nous, de voir plus loin que le bout de notre nez, ce que les entreprises ont cessé de faire depuis que leur seul modus operandi est basé sur la volonté des actionnaires de faire plus d'argent.            

J'ai le goût de croire que le simple fait de chiâler, chacun pour soi, n'aidera pas. Il faut réagir, se mouiller, faire des gestes qui s'inscrivent dans la recherche d'un monde foncièrement meilleur. 

J'ai le goût de croire que 2012 sera une bonne année. Une amorce de changement dans ma vie, dans mon entourage, dans mon quartier, dans ma ville...

J'ai le goût, surtout, de vous souhaiter une année 2012 qui sera rendue plus sereine par le sentiment doux et puissant qu'on a changé un truc dans notre quotidien. 

L'équation est simple. Chaque petit geste s'additionne et finit par faire un chiffre susceptible de changer les choses.

J'ai juste le goût de croire que, dans cette équation, je fais partie de la solution, pas du problème...

Bonne année!

Clin d'œil de la semaine

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière. -Edmond Rostand

  A LIRE AUSSI ...

Vivement le désavantage numérique !

Mardi 13 octobre 2026
Vivement le désavantage numérique !
Aire de repos ou chronique entre parenthèses!

Lundi 26 octobre 2026
Aire de repos ou chronique entre parenthèses!
Le vrai sondage

Lundi 5 octobre 2026
Le vrai sondage
NOS RECOMMANDATIONS
Belleau bâtisseur de patrimoine : 20 ans d’expertise, de confiance et de qualité

Jeudi 22 octobre 2026
Belleau bâtisseur de patrimoine : 20 ans d’expertise, de confiance et de qualité
Quoi faire ce weekend en Estrie ?

Jeudi 22 octobre 2026
Quoi faire ce weekend en Estrie ?
Projet Viverdi : le Groupe Laroche refuse de baisser les bras

Mardi 27 octobre 2026
Projet Viverdi : le Groupe Laroche refuse de baisser les bras
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
François Fouquet - Deux mots à vous dire
Lundi, 26 octobre 2026
Aire de repos ou chronique entre parenthèses!

Bernard Sévigny nommé ministre par PSPP Par Martin Bossé Jeudi, 22 octobre 2026
Bernard Sévigny nommé ministre par PSPP
France Beaudoin reçoit un doctorat honorifique de l’Université de Sherbrooke Par Martin Bossé Vendredi, 23 octobre 2026
France Beaudoin reçoit un doctorat honorifique de l’Université de Sherbrooke
Centre 24-Juin : plus de 900 diplômés à Sherbrooke Par Martin Bossé Lundi, 26 octobre 2026
Centre 24-Juin : plus de 900 diplômés à Sherbrooke
Santé mentale et bien-être à l’automne Par L'Association des Townshippers Mardi, 27 octobre 2026
Santé mentale et bien-être à l’automne
Mesdames, messieurs, votre nouveau gouvernement… Par Daniel Nadeau - L'Agora Mercredi, 28 octobre 2026
Mesdames, messieurs, votre nouveau gouvernement…
Belleau bâtisseur de patrimoine : 20 ans d’expertise, de confiance et de qualité Jeudi, 22 octobre 2026
Belleau bâtisseur de patrimoine : 20 ans d’expertise, de confiance et de qualité
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous