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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 31 octobre 2011

La lutte au décrochage


31 octobre 2011

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Il faut s'en occuper. Sans plus tarder. Ça ne peut plus durer.

Dès qu'on aborde le thème du décrochage, j'entends des témoignages qui viennent de partout :

« L'école traditionnelle a oublié les garçons dans le déploiement des sempiternelles réformes.  Le modèle fabrique des filles qui font tout, ce qui fait fuir les garçons qui se font dépasser en tout! »

Ou encore...

« Les enfants ne respectent plus rien ni personne. Ils n'en font qu'à leur tête. Ils veulent tout, tout de suite. Sans dire merci. »

Les enfants grandissent dans le milieu qu'on a bien voulu leur fournir. Un milieu où papa devait performer pour gagner du galon et, ainsi accéder à une suite de promotions, toutes plus payantes les unes que les autres. Maman n'étant pas en reste, il lui a fallu, en plus de faire la preuve qu'elle est aussi bonne que papa, prouver qu'elle était également une supermaman qui faisait tout, multipliant les pirouettes.

Les enfants ont grandi sans prendre de vacances. À la garderie dès l'âge de un an (maximum...), ils ont été contraints à se lever tous les matins à heure fixe et revenir à heure fixe, à se grouiller pour aller à toutes sortes de cours la fin de semaine pour être en mesure de performer dans tous les domaines, ils ont appris à se grouiller juste parce que ça pressait, tout le temps. Le temps, c'est de l'argent, et papa et maman en ont besoin,  juste pour arriver... 

C'est cette même idée de la performance qui a fabriqué toutes sortes de routes transversales sur l'avenue historiquement linéaire du système d'éducation. On improvise des réformes qu'on impose à qui mieux mieux.

Tous ces constats me semblent fondés. Le problème, c'est que je ne veux pas parler du décrochage scolaire...

C'est le décrochage des adultes dont je veux parler. Le grand décrochage, je dirais même... Celui qui arrive parce qu'on n'a plus confiance en nos structures, qu'elles soient routières ou politiques. Le décrochage qui survient quand on ne croit plus au système monétaire, ou si peu. Quand on réalise qu'au nom de la performance, un petit pourcentage des riches a mis la main sur une richesse qui manque de plus en plus cruellement à la majorité.

Et ce décrochage, il ne faut pas le combattre.

C'est en regardant le mouvement populaire qui s'est organisé autour de la dénonciation de Wall Street, mouvement qui s'est répandu à travers le globe, que je me suis  fait cette réflexion sur notre nécessaire décrochage.

Un décrochage qui fera en sorte que nous mettrons de la pression sur les décideurs. Par des moyens populaires, hors des grands partis politiques. Un décrochage qui pourrait même révolutionner tranquillement les choses autour de nous.

Nous vivons dans un système complètement déséquilibré.

Et je me suis dit que, finalement, ce sont peut-être nos décrocheurs scolaires qui ramèneront une forme d'équilibre dans tout ça.

Clins d'oeil  de la semaine...

Et oui, avec un s, le clin, cette semaine...

Jacques Duchesneau est congédié  pour ses prises de position publiques. Pas grave, le bien est fait!

Le syndicat des employées et employés de soutien de l'Université de Sherbrooke, le SEESUS, voit son nom se terminer de la même manière que REFUS. Un hasard, j'imagine...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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