RC Covid19 0320
Netrevolution Forfaits internet & Téléphonie illimité

Accueil   Chroniqueurs   Partenaires   Contactez-nous          
Annonces Classées Maison à vendre Concours Magasin général Calendrier INFOLETTRE
  La ville de Sherbrooke ferme ses écocentres
 
ACTUALITÉS
Estrie
En bref
Ça se passe chez nous!
Affaires & juridique
Sports
Culture & Événements
Memphrémagog
Habitation
Automobile
Santé et Beauté
Famille
Découvertes
L'actualité en vidéos
L'actualité en photos
Blogue
VEF Mars 2020
CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 23 janvier 2012

La commotion cérébrale ou économie 101


23 janvier 2012

 Imprimer   Envoyer 

Le hockey a marqué la vie des Québécois à plus d'un niveau. Par l'amour d'un sport, d'abord. Puis, un sentiment d'appartenance à une équipe de hockey et à ses joueurs locaux qui a pavé la voie au fait de secouer ce complexe d'infériorité qui continue, malgré tout, de coller un peu au fond du Québécois, même contre son gré.  L'expression de ce sentiment transcende encore, de nos jours,  dans des phrases comme : « Pour un petit Québécois, franchement, il réussit bien ». Ou encore : « Pour un film québécois, ce n'est pas pire... »

Au moment de l'émeute de Maurice Richard dans les années cinquante, les francophones et les anglophones étaient encore séparés, au Forum, par une clôture de type de celles qu'on retrouve autour des cours d'école. Socialement, on ne mélangeait pas petites et grandes gens. 

Le Québec a grandi avec et par le hockey.

Comme les Québécois ont grandi avec et par le hockey.

Au fil de ces mêmes années, nous avons pris une place grandissante dans l'économie. Nous avons acquis des connaissances qui, conjuguées à des traits génétiques latins à influence américaine, ont fait du professionnel québécois une sorte de bibitte recherchée et appréciée. C'est vrai en design, en ingénierie, dans les arts et dans l'industrie explosive du multimédia.

Sur la glace de notre évolution, nous avons quand même bien tiré notre épingle du jeu.

Puis, au moment où, économiquement et personnellement, les choses allaient bien, il y a eu ce phénomène brusque qui ébranle les colonnes de notre temple économique : la commotion cérébrale.

Au hockey, la commotion cérébrale anéantit des carrières, brise des vies et compromet des prouesses extraordinaires. C'est le résultat du geste d'un joueur qui vient vicieusement mettre en échec un autre joueur. Dans le simple but de l'anéantir. Le tout caché sous le couvercle de la virilité. La ligue ne fait à peu près rien, sauf augmenter les protections individuelles et faire semblant d'intervenir quand ça dépasse un tant soit peu les bornes. Mais il semble clair pour le commissaire Bettman (de la Ligue nationale de hockey), que la situation se corrigera d'elle-même.

J'ai l'impression ferme, en regardant le contexte économique depuis 2008, que sur la patinoire du système capitaliste tel qu'il évolue, les commotions cérébrales viennent ébranler bien des joueurs. Les consommateurs en sont victimes, globalement, ce qui remet en cause l'objectif premier du jeu, soit de consommer. C'est comme si, au fil des abus que les entreprises, gouvernements et citoyens ont faits, on s'était collectivement placés dans une position où les ressources premières manquent, que l'environnement souffre et que le sacro-saint pouvoir d'achat est devenu amorphe.

2008, c'est donc la grande commotion cérébrale. Celle dont on n'arrive pas à se remettre. Celle qui fait réaliser que l'idée de satisfaire la soif infinie de l'actionnaire (des profits à tout prix et le plus possible) nous a fait échapper la nature même de notre système économique. Pourtant, celle-ci est simple : l'entreprise est profitable, fait vivre des familles qui, elles, consomment et viennent fermer la boucle. Quand cette même entreprise ne comprend plus son rôle et qu'elle coupe et coupe, année après année, pour l'unique raison d'engranger plus de profits au deuxième étage, elle se tire dans le pied. Sans trop sans rendre compte, trop occupée qu'elle est à regarder en haut, vers le sommet de la montagne des profits.

La grande question de l'heure: comment contrer la commotion cérébrale?

L'industrie du hockey a renforcé l'équipement du joueur. Ça n'empêche pas les coups, mais ça donne bonne conscience.

Dans notre système économique, l'équivalent serait un protecteur du citoyen. Celui qui agit après le coup. Et qui donne bonne conscience au système.

L'industrie du hockey discute des commotions. Ils jasent, mais se disent que le système va s'autoréguler. Inutile d'intervenir outre mesure. Nos décideurs et dirigeants de grandes entreprises pensent de la même façon.

La seule manière de changer les choses, c'est de changer notre manière de jouer. Un point, c'est tout.

Mais comment convaincre les hauts dirigeants d'entreprise que l'accumulation du profit n'est pas une religion et que la richesse ainsi centralisée entre quelques mains n'apporte rien de bon à une collectivité qui fournit, ultimement, l'oxygène aux poumons du système?

Clin d'œil de la semaine

Le système actuel mérite une punition pour conduite antisportive...

 


1077 Printemps 20
Inscription Infolettre EstriePlus.com
  A LIRE AUSSI ...
Ce temps d’attente est bien involontaire de notre part

Ce temps d’attente est bien involontaire de notre part
Le coup de poing du gros bon sens

Le coup de poing du gros bon sens
Recup Estrie mars20
NOS RECOMMANDATIONS
Rappel: Horaire modifié pour la collecte sélective

Rappel: Horaire modifié pour la collecte sélective
Le service aux comptoirs de la ville de Sherbrooke modifié

Le service aux comptoirs de la ville de Sherbrooke modifié
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

HS Mars 2020
Inscription Infolettre EstriePlus.com
Remises Gagnon mars 2020
 
Daniel Nadeau
Mercredi, 25 mars 2020
L’occasion fait le larron…

Isabelle Simoneau
Mardi, 24 mars 2020
De la musique pour garder le moral

François Fouquet
Lundi, 23 mars 2020
Quand l’opinion ne tient plus

Alexis Jacques
Dimanche, 22 mars 2020
À 4789 km

Nathalie Larocque
Samedi, 21 mars 2020
Poursuivre les apprentissages à la maison

JD Mars 2020
1077 Printemps 20
Le SPS en état d'urgence Mercredi, 25 mars 2020
Le SPS en état d'urgence
Un policier serait atteint du coronavirus Jeudi, 26 mars 2020
Un policier serait atteint du coronavirus
De la musique pour se faire du bien Par Isabelle Simoneau Vendredi, 20 mars 2020
De la musique pour se faire du bien
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2017 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous