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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 4 avril 2011

Endettement à la carte


4 avril 2011

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Mon courrier en main, je me dis qu'il ne se passe pas un mois sans que je ne reçoive une offre de carte de crédit. Elles sont toutes aguichantes. Elles se présentent toutes comme des outils intelligents et indispensables à une gestion tout aussi intelligente de mes finances personnelles.

Au même moment, Jack Layton s'exprime à la radio. Un intéressant hasard.

Visa ou Master Card, c'est pareil dans la présentation. Une carte personnalisée qui porte un nom savamment étudié. Un outil indispensable qui vous permet, un matin, de rénover votre maison, de partir en vacances ou de regrouper toutes ces vilaines dettes sous le parapluie d'un taux d'intérêt de 1,9%. Ce n'est pas beaucoup, 1,9%. Mais ce ne sera pas pour longtemps non plus! Quelques petits mois. Après, on ne vous laisse pas tomber, nenon! On fait mieux, on vous attrape littéralement, avec des taux de 18, 20 ou 29,9% ! Logiquement, si j'ai accumulé une dette de 10 000 $ au fil des ans, en quoi une période de grâce de 4 mois à 1,9% peut-elle me venir en aide? Qu'est-ce qui me permet de croire que j'aurai plus d'argent disponible à ce moment?

Les cartes de crédit sont devenues indispensables. Ou à peu près. Réserver une chambre d'hôtel ou des billets de spectacle, sans carte de crédit, c'est comme admettre qu'on vit sans électricité...

Bien gérée, une carte de crédit est un outil pratique et intéressant. Le vice réside dans l'extraordinaire potentiel de profits qu'elle génère pour les banques émettrices. C'est hallucinant!

Et il s'agit d'un vice organisé.

La publicité ne ment pas, là-dessus : il y a longtemps que les grands magasins ne vendent plus de marchandises. Ils vendent des paiements. Des paiements faciles, mais des paiements quand même. On n'achète pas un téléviseur de 42 pouces en fonction de ses caractéristiques de fabrication. On achète le 39,99 $ par mois. Idem pour les meubles. Une grande chaîne a même décidé de ne plus montrer les meubles qu'elle veut vous vendre par le biais de ses publicités à la télé. Il n'y a qu'un personnage qui dit « Un divan. En cuir. Rouge. Il est tellement beau! » À quoi bon vous le montrer? Le magasin vend un rêve financé sur trois ans, pas besoin de montrer un divan!

Le fait est que les familles canadiennes ont une dette moyenne qui oscille autour de presque 150 % de leur revenu annuel disponible. Ils ont recours, un jour ou l'autre, à une carte de crédit qu'ils ne remboursent pas complètement à la fin du mois, ou à un financement sur trois ans pour des meubles de la maison. Ce n'est pas ça qui est mal. C'est le taux d'intérêt qui attend le consommateur au tournant qui est vicieux.

Le taux directeur de la Banque du Canada est fixé à 1%. Votre banque charge 18% pour un solde de carte de crédit, alors que le marchand a déjà inclus entre 2 et 3 % dans ses prix pour pouvoir accepter la carte de crédit!

Quand le NPD propose de plafonner les taux d'intérêt sur les cartes de crédit à 5 fois le taux directeur de la banque centrale, je me dis qu'il y a là quelque chose d'intéressant.  

Pourquoi l'idée n'est-elle pas reprise par les autres partis? Parce que, pour que pareille mesure soit adoptée, il est impératif que les banquiers ne figurent pas dans votre liste d'amis intimes.     

Clin d'œil de la semaine

Les banques sont des ci, les gouvernements des ça. Et nous, bien on va comme ci, comme ça...

 

 


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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