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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 22 avril 2019

Revenir à la base



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Et si la base était celle qu’on décidait de construire? À partir de maintenant? - François Fouquet

Plus notre environnement change rapidement, plus on semble portés à regarder derrière. Comme pour y trouver une forme de réconfort.

Le réflexe est universel. Il s'applique un peu partout.

L'équipe de hockey vient de perdre deux matchs consécutifs en finale, l'instructeur invitera son monde à revenir à la base. À ce qui fonctionnait. « On a bâti un système. Là, on en sort et on perd. Il suffit de revenir à la base. »

Souvent, ça marche. Au hockey, en tous les cas.

Mais revenir à la base, c'est quoi, en société?

On s'aperçoit que quand les temps changent, le temps qu'il fait change aussi. Que quand les temps changent, le tissu social change aussi... Et quand tout change, on a le goût de revenir à la base.

Oui, mais la base, c'est quoi? Une affaire identitaire? Une affaire religieuse? Embêtant.

À la base, nous sommes quoi, au Québec? Un groupe de personnes arrivées ici, il y a plus de 400 ans, pour repartir sur de nouvelles bases. Pour différentes raisons, mais l'objectif était relativement commun.

Avec l'arrivée de gens de bien des horizons différents, on s'est retrouvés au centre de luttes parfois religieuses, parfois politico-territoriales, parfois justes sociales. Ces Français, Anglais, Irlandais et autres ont vécu, tant bien que mal, ensemble, sur un même territoire.

Les religions (et oui! Il n'y en avait pas qu'une!) ont servi de ciment stratégique pour galvaniser les troupes et, dans le cas spécifique des catholiques, à forcer le peuplement du territoire. Ce n'est que récemment, sur la ligne du temps de notre histoire, que l'église est sortie des chambres à coucher.

Peu à peu, au fil des années, on a fini par déterminer que ces nouveaux arrivants, bien que disparates, formaient une souche commune: les Québécois dits de souche.

À noter que la souche est venue recouvrir (jusqu'à étouffer) un réseau racinaire existant et pas mal développé, celui des Premières nations.

Mais ça, on dirait que ce n'est pas si grave, finalement.

Revenons à l'image de la joute de hockey. Nous évoluons, chacun pour soi, sur une patinoire où on ne comprend que le mot performance. On l'applique partout : au travail, au repos et dans les loisirs (!). On constate que le climat change.

Qu'il vente plus, que ça inonde plus souvent qu'avant, que les tempêtes ont des allures tropicales l'été et bien d'autres éléments encore. Et là, comme pour nous écorcher un peu plus, il y a cette affaire de signes religieux qui reste collée à notre décor, comme une tache qui ne part pas sur la toile de notre quotidien et qu'on n'ose pas trop gratter de peur de briser la toile en question.

Et là, sur cette patinoire, il y a cet appel, venu d'on ne sait où et qui nous dit : « il faut revenir à la base!" Nos politiciens, nos religieux, nos bien-pensants, bref, tous ceux qui se sentent l'âme d'un entraîneur, nous répètent : « On a bâti un système. Là, on en sort et on perd. Il suffit de revenir à la base! »

Je veux bien, mais je ne sais plus elle est où, notre base : on a brisé le système religieux qui gérait l'éducation, la santé et les mœurs tout en s'immisçant allègrement dans la vie politique. On a mis de l'avant nos libertés individuelles et on s'est engagés à fond de train dans un système économique basé sur la surconsommation.

Elle est où, la base?

Dans le retour à la religion omniprésente? Dans le maintien d'un système économique qui favorise une élite et traite tout le reste du monde comme des consommateurs?

Et si la base était celle qu'on décidait de construire? À partir de maintenant?

La seule base qui importe, c'est la terre. Celle sur laquelle on vit. Et si la base incluait une conscience de nos gestes sur notre empreinte environnementale? Et si la base incluait la notion de prendre soin des autres? Et si la base bannissait la charité (qui implique la hiérarchie d'un aidant et d'un aidé) et laissait place à la solidarité.

Ce n'est plus du rêve, c'est de la prise en charge personnelle en pensant au bien de la collectivité.

Je me disais tout ça, ce matin. Matin du jour de la Terre.

Clin d'œil de la semaine

Attendre le consensus pour agir n'est pas une garantie de résultat. Ça fait au moins 50 ans que le consensus politique favorise l'efficacité du système de santé...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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