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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 6 avril 2015

Maudits artistes



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Non, mais, on va s'entendre sur quelque chose. Tout cet argent qu'on dépense sur la culture, l'appui aux événements culturels, c'est de l'argent tiré par les fenêtres, alors qu'on n'a plus les moyens de se payer un système de santé qui marche.

Appelons un chat, un chat. Les artistes sont toujours les premiers à se plaindre. Ils vivent presque tous aux crochets d'une subvention quelconque, dépendants d'un État qu'ils critiquent vertement ensuite. Ils mordent artistiquement la main qui les nourrit.

Maudits artistes.

_____________

Avouez, vous avez déjà vu, lu ou entendu, presque mot pour mot, le début de cette chronique. Si vous poussez l'aveu un peu plus loin, vous avez vous-même dit cela lors d'un souper arrosé entre amis.

Ce qui me heurte le plus du début de cette chronique, c'est le ton. Celui qu'on entend souvent sur les ondes radio et dans les commentaires sur les médias sociaux. Commentaires souvent cachés dans l'ombre d'un « surnom » qu'on se donne et qui sert de « nom d'utilisateur » dont la grande qualité est de cacher sa véritable identité. Le courage vient plus aisément quand on n'est pas en première ligne!

Revenons sur le début du texte.

« On va s'entendre sur quelque chose ». La phrase elle-même est répugnante. Elle est dite par quelqu'un qui s'apprête à imposer son opinion en camouflant cela sous un « gros bon sens » visant à étouffer toute réplique.

Puis, le ton général du début du texte. Un ton qui généralise. Qui met tous les artistes dans un même panier. Qui utilise la démagogie en faisant le parallèle avec les soins de santé.

Ce ton-là est très présent sur les ondes des radios et sur les réseaux sociaux.

C'est un ton arrogant. Condescendant. Chiant. Et contre-productif. C'est un ton qui porte et pousse une idéologie sans l'avouer.   

Pourtant, la culture ne se résume pas à un énoncé vide et niais comme le début de cette chronique. La culture, c'est un moyen d'expression dans une société où on cherche à encadrer les communications de façon outrancière.

L'artiste est un être de communication. Il est un générateur d'images, de sons, de mots. L'œuvre de l'artiste vient canaliser l'humeur, colore la vie et accompagne le citoyen qui vit sous pression dans un monde de performance.

L'utilité de l'artiste est indéniable.

Y a-t-il du snobisme dans l'art? Oui! Comme dans la dégustation des vins. Mais on ne condamne pas tous les vins pour autant!

Y a-t-il des plaignards chez les artistes? Bien sûr! Comme dans toutes les sphères d'activités. Mais on n'anéantit pas un groupe parce que certains se plaignent.

L'artiste permet une sorte d'évasion. Il rejoint, par son œuvre, des gens qui ont besoin d'être rejoints. Par ses actions, il enrichit la collectivité comme il le fait pour les individus. Et si vous êtes de ceux qui souhaitent que toute chose ne soit justifiée que si elle peut être quantifiée dans un tableau Excel, dites-vous bien que la culture est un générateur économique très valable et dont les répercussions sont bien plus grandes que la simple mesure des retombées économiques.

Longue vie à l'art et puissions-nous avoir la clairvoyance de ne pas tout ramener à un énoncé général qui cherche à englober tout le monde.

Clin d'œil de la semaine

Sans l'art, il n'y a plus que deux modèles de citoyens : les dépenseux et les compteux.        


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