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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 17 février 2014

La tempête Facebook



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Facebook est entré dans nos vies. Par la petite porte de côté. Il s'est ensuite faufilé vers la grande porte avant et l'a ouverte, de l'intérieur, toute grande. Ce qui fait que n'importe qui qui regarde dans ma direction peut voir tout ce qui se passe dans ma maison. En fait, il peut voir tout ce que je décide de laisser voir par la porte d'entrée maintenant ouverte de la maison.

C'est ainsi qu'on se retrouve avec des crevettes en très plan pour que tout le monde sache bien que nous sommes à tel resto.

Facebook fait partie de nos vies. Et il canalise nos humeurs. Pas à peu près!

Vendredi dernier la tempête de neige nous frappe. À 5 h 45, la commission scolaire de la région de Sherbrooke décide qu'il y aura de l'école. Je suis dehors à ce moment-là et je me dis. « Ben oui, pourquoi pas... » L'heure qui suit démontrera que la décision n'était pas la bonne.

Je vous propose un gros plan d'une fricassée de trucs vus et lus sur Facebook vendredi dernier...et un peu avant!  Il s'agit de trucs réels qui tendent à démontrer que nous sommes un tantinet émotifs dans nos propos. Pour l'exercice, je regrouperai tous les intervenants de Facebook sous le nom "Jos Facebook". Avec un « s » à « Jos », parce qu'il y en a plusieurs...

Quand Jos Facebook a le goût d'aller en ski, il écrit : «  Maudit hiver de marde... Pis la météo qui annonce toujours 10 centimètres alors qu'il en tombe juste 2! Méchante gang d'incompétents! »

Et les « J'aime » affluent. Maudit que ça fait du bien quand quelqu'un dit les vraies affaires!

Vendredi dernier, le même Jos Facebook affirme : « Ils l'ont dit à la météo qu'il y aurait 40 centimètres de neige! C'est quoi qu'y comprennent pas à la commission scolaire? »   

Je souris.

Puis Jos Facebook revient à la charge.

« Il y a pas d'école? Y sont malades? De la folie pure! Ils mettent la vie des enfants en danger! »

Ce commentaire est revenu des dizaines de fois. Probablement des centaines de "J'aime". Une fois ou deux, un autre Jos Facebook disait : « Si les enfants sont en danger de mort, il est de la responsabilité ultime des parents de les garder à la maison. »

Pas beaucoup de « J'aime » cette fois. C'est quoi ce raisonnement de marde-là où il n'y a aucun coupable externe? Ça prend un zouf sur qui frapper!

Vendredi dernier, je lisais tout cela et j'essayais de comprendre le phénomène.

D'abord, comme ils annonçaient une tempête hivernale (ça, ça me fait rire aussi. Une tempête en hiver, il me semble que ça doit être une tempête hivernale, mais bon). Donc, comme on nous annonce une tempête, je me disais qu'il était de notre responsabilité de prévoir un plan B dès le jeudi soir. Et de se lever plus tôt pour constater la chose et arrimer nos actions le matin de la catastrophe.

Jos Facebook n'a pas fait ça, je crois bien. « L'école est ouverte, mais j'ai de quoi de très important au bureau ce matin. Je suis dans la marde. Maudits imbéciles à la commission scolaire.» Bêtement, je me dis : « Ben...Garde-les à la maison! ». Jos Facebook s'explique : « Je ne peux pas et je dois quitter ». Je me dis alors : « Ben... Si ta vie à toi (qui est parent, après tout), n'est pas en danger et que le bureau fait en sorte que tu dois t'y rendre, dépose tes enfants à l'école en passant. Elle est ouverte, ils vont s'en occuper, non? »

Non. La logique ne tient plus, semble-t-il.

Jos Facebook devient sarcastique : « On est mieux de prévoir leur pyjama dans leur sac d'école, ils vont devoir coucher là! »

Je me dis... Si c'est si grave, garde les enfants à la maison et fabrique le genre de journée pyjama-films-chocolat chaud et popcorn» dont ils vont parler plus tard. La DPJ ne débarquera pas pour t'enlever tes enfants parce que tu considérais qu'il était périlleux de les faire prendre l'autobus...

Oui, je sais, en disant cela, je me fais une cible parfaite pour recevoir un char de marde blanche!

Dans tout cela, une chose me fait sourire et une autre me désole.

Je souris quand j'imagine la situation suivante: je me retrouve dans le trouble, un matin. Peu importe le trouble. Je suis ado et mon réflexe, en lien avec la situation que je vis, c'est de vomir ma frustration sur Facebook. Je ne peux imaginer cette situation sans avoir l'image de ma mère qui me regarde, l'air sévère : « lâche ton Facebook, pis trouve une solution »

Mais ce petit sourire amène une désolation immédiate.

Jos Facebook n'a jamais (en tous les cas dans les centaines de commentaires que j'ai lus), proposé un geste de solidarité, si petit soit-il.

Jos Facebook n'a jamais dit : « Si ça peut te dépanner, j'ai un 4X4 et je peux amener les enfants à l'école » ou un « Si ça peut t'aider, amène-moi les enfants, on habite proches, je vais m'en occuper. »

Non, rien de cela.

Après tout, les voisins, on ne les connaît pas. Ou ils ne sont pas nos amis sur Facebook.

Et je risque un sarcasme à un mon tour : nous sommes à une époque où dire les vraies affaires (comme « gang d'imbéciles à la commission scolaire ») est bien plus important que de s'aider mutuellement. 

Facebook, c'est un paquet de petites solitudes qui ont l'impression de socialiser.

Je prédis ceci, en terminant : nous serons encore déjoués par Dame Nature. Ça fait partie de notre climat. En hiver, il y a des tempêtes hivernales. Autant essayer de s'y faire.

La commission scolaire n'a, au final, pas pris la bonne décision. Souhaitons-leur seulement que l'extraordinaire sagesse des communautés Facebook et lignes ouvertes les éclairent dans leurs décisions!  

Clin d'œil de la semaine

Heureusement, il y avait les bulletins de nouvelles, le soir : « Bonjour monsieur, il a neigé beaucoup, non? » « Oui, ça fait deux fois que j'ouvre ma cour ». Voilà, nous étions vraiment  en danger de mort.



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