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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 29 juillet 2013

Être et paraître : bienvenue à tous!



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« Ah! Non, il ne va pas nous entretenir d'une patente philosophique et faire du surf sur les mots et les concepts? C'est l'été, bordel! »

Bien non, n'ayez crainte! C'est juste dans le titre... Quoi que...

Quand j'étais plus jeune et que la visite s'en venait, il fallait se mettre beau. Ça, c'était pour la visite du dimanche.

Les plus jeunes ne me croiront pas, mais quand j'étais ado (et même adulte...), les magasins n'étaient pas ouverts le dimanche. Le jour du Seigneur. La paix. La criss de paix, disions-nous, ironiquement quand même, en sortant de la messe du dimanche. Seigneur qu'on était bien. Puis, on a donné congé au Seigneur de nos habitudes dominicales. Et comme dimanche était son jour à Lui, bien, c'est devenu le jour de rien du tout. Comme la nature a horreur du vide, le dieu de la consommation a pris la place et, maintenant, on prie à l'autel des rabais et du profitez-en maintenant et payez à un moment donné...

Mais là, je m'éloigne...

La visite du dimanche, c'était un peu la visite ordinaire. Celle qui débarquait une heure après un coup de téléphone fait comme ça, à tout hasard. Il faut dire qu'à cette époque-là, on n'avait pas besoin de mettre les rencontres à l'agenda un mois à l'avance.

Toujours est-il qu'il fallait se mettre beau. C'était comme ça. On s'endimanchait. Et maman s'assurait que la maison était à l'endroit (par opposition à l'expression : tout est à l'envers, dans cette maison-là!).

Il y avait aussi la visite extraordinaire. Étrangement, c'étaient souvent les mêmes personnes, mais elles débarquaient pour un événement spécial. Prenez Noël, par exemple. Maman sortait ses plus belles nappes, son bol à punch (en dessous duquel il y avait une vitre bleue et ronde qui faisait un bel effet). On sortait la vaisselle des grandes occasions. Roméo et Juliette allaient être baignés de sauce à ragoût et étouffés par les pommes de terre fumantes. Mmmmmm...

Moi, je me disais que c'était bien du fla-fla pour rien. Du tape-à-l'œil. En quoi était-il nécessaire de prendre notre bain (j'étais ado...), de s'habiller beau, de faire un grand ménage, alors que nous allions tout salir ensuite... Le paraître, que je me disais. Paraître plutôt qu'être. Être nous-mêmes en toute occasion, en toutes circonstances. Il valait mieux paraître qu'être naturels, je me disais...

Et je me trompais.

Papa et maman étaient des gens fiers. Papa est parti, mais maman est toujours aussi fière. Mais pas péteuse pour cinq sous.

C'est en vieillissant que j'ai compris que ce n'était pas pour épater la galerie qu'elle faisait cela. C'était simplement pour dire bienvenue. Bienvenue à tous! Nous vous attendions. Nous avons pris soin de nous mettre beaux, de nous ramasser un peu plus que d'habitude. La visite débarque et nous démontrons notre plaisir à les recevoir en prenant un soin particulier à tout préparer.

Je me disais tout cela ce matin, en revenant, à pied, de la bibliothèque municipale de Sherbrooke. Les coins de rue principaux sont verdoyants et fleuris, les oiseaux, les arbres et les fleurs offrent un concert de sons et couleurs magnifiques. Sur les bancs publics, de petites affichettes indiquent « peinture fraîche ». Les drapeaux des provinces canadiennes flottent sur de longues tiges d'aluminium nouvellement installées. Les entrées de ville sont plus souriantes, il me semble.

On est prêts! quelques jours de blitz final, et ça y est!

On s'est mis beaux. On a fait un plus gros ménage qu'à l'habitude. On attend des milliers de personnes pour les Jeux du Canada. C'est Noël!

À tous les visiteurs, je dis ceci : ce n'est pas juste pour bien paraître qu'on a tout fait ça. C'est pour vous dire que nous sommes heureux de vous recevoir. Vous êtes de la grande visite!

Il me revient cette phrase prononcée par plusieurs Maliens lors d'une visite que j'ai faite là-bas en 2002 et que je traduis librement : « vous avez quitté chez-vous pour venir chez-nous. Vous êtes ici chez-vous! »

Bienvenue à tous!

Clin d'œil de la semaine

Il fallait bien que je finisse par une boutade...

On dit de Toronto qu'elle est belle et propre. J'espère qu'on retiendra de Sherbrooke qu'elle est belle et chaleureuse!


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