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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 13 octobre 2014

Le contraire d'avant...



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Avant, c'est quand j'étais jeune. Bien que pas vieux (dans ma tête, en tous les cas), j'ai assez de perspective pour désigner des parties de ma vie en commençant mes phrases par « avant » ou « dans le temps ». Je me garde une petite gêne de coquetterie et je n'utilise pas « à l'époque ». Ce serait un peu intense. Ce que je ne suis pas (!). Je vise à devenir extrêmement équilibré, disons...

Avant, donc, c'est-à-dire au tournant des années 1980, on pouvait encore dénicher un bon emploi sans nécessairement avoir en poche un diplôme. Puis, comme il s'en est allé pour la suite des choses dans mon cas, on pouvait accéder à des postes de gestion, par exemple, sans avoir le papier qui permet généralement l'ouverture de la porte d'opportunité.

Dit autrement, on pouvait encore être un bon généraliste. Quelqu'un qui avait pu acquérir, au gré du temps et sur le tas, pour reprendre l'expression consacrée, des compétences complémentaires permettant l'évolution des choses.

Mais, bizarrement, si le milieu du travail permettait beaucoup plus aisément d'être le bon généraliste en question, il me semble que le profil des individus était plus déterminé. Plus encadré.

Je m'explique.

Il me semble qu'en ces temps-là, on nous accolait facilement une étiquette distinctive. Prenons mon exemple, pour un instant. On me disait comme un intello-artiste. On ne s'attendait donc pas à ce que je sois bon dans les sports ou que je puisse devenir un pas pire bricoleur. Mélanger ainsi deux profils n'était pas une option. Pourtant, le marché du travail laissait s'exprimer assez aisément des gens qui développaient des profils complémentaires.

Aujourd'hui, il me semble que c'est le contraire.

L'extraordinaire arbre des compétences à acquérir laisse perplexe et donne le vertige. Quand on se met dans la peau d'un jeune adulte de 20 ans et qu'on doit faire un choix de carrière dans le large éventail des possibilités, il faut être solide. Les formations exigées sont devenues hyper pointues et il y a fort à parier qu'une fois sur le marché du travail, on sera « condamné », même si le mot est peut-être fort, à faire la même chose tout le temps, sauf si on accepte de retourner en formation intensive.

Le milieu du travail ne laisse plus autant de place aux généralistes comme moi.

En contrepartie, le profil personnel est élargi. On ne se surprend pas qu'un coureur de marathon puisse jouer de la clarinette dans un trio jazz et consacre sa vie professionnelle à la gestion d'un groupe d'entreprises.

Autrement dit, au moment où le marché du travail exige une formation pointue pour l'emploi le plus simple, les candidats se présentent avec des talents divers plus développés qu'au moment où le marché du travail était moins restrictif.

C'est en prenant un verre avec le kayakiste Philippe Duchesneau que j'ai réalisé la chose. Le jeune homme est un athlète de haut niveau que je parraine, au nom de l'entreprise qui m'embauche, dans le cadre d'un programme d'Excellence sportive Sherbrooke. Comment mon profil « intello-artiste » peut bien s'entendre bien avec un profil « sportif »? Par la généralité des intérêts complémentaires, simplement! L'ouverture de l'esprit ramène les choses à des niveaux où tout devient accessible.

J'ai découvert en Philippe un amateur de musique aux horizons larges. Un être qui se laisse toucher par la magie des mots et de la musique. J'ai aussi découvert un passionné d'écriture capable de grande imagination et rigoureux dans l'exécution des choses. Une agréable surprise qui entretient l'optimisme en moi.

Car vous lisez une chronique résolument optimiste. Nous avons à performer pour atteindre les critères de réussite imposés. La culture générale et l'expression de nos talents deviennent deux éléments susceptibles de maintenir l'équilibre dans la vie de tous les jours. Mais, plus encore, les professionnels qu'on aura hyper-formés pour qu'ils puissent hy-performer auront besoin de cet équilibre personnel pour conserver les pieds au sol et s'ancrer à un système de valeurs qu'ils auront développé par le biais d'une culture générale.

Santé, Philippe!

Note à moi-même : je me demande si le ministre Bolduc serait d'accord. Si oui, il devra réajuster sa vision... Ou la définir, en fait.

Clin d'œil de la semaine

Nous vivons dans une société de consommation. On magasine sa réussite au marché du travail...


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