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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 16 novembre 2015

Pourtant, je n’aime pas les drapeaux



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Les drapeaux, pour moi, sont devenus un symbole un peu obsolète d'appartenance à un peuple, un groupe, une religion. Ultimement, le drapeau finit par couvrir le cercueil d'un être humain mort en son nom. Le symbole du fait qu'on a tout donné, même sa vie, au nom du drapeau.

Je trouve ridicule qu'on chante des hymnes nationaux lors de compétitions sportives professionnelles. Je crains le patriotisme qui vient se lover dans les replis du drapeau qui flotte, porté par la brise du jour.

Au lendemain des attentats terroristes meurtriers de Paris, je me suis demandé si je devais (ou non) modifier ma photo d'identifiant Facebook pour arborer les stries aux couleurs du drapeau français comme un voile par-dessus mon visage.
  
Et je l'ai fait. Parce qu'il fallait que je réagisse d'une certaine façon. Parce que ces gestes m'interpellent. Parce que je me sentais inutile devant la télé. C'est ça. Parce qu'il fallait que je réagisse. Point.

J'ai voulu participer à la démonstration que la solidarité peut mener plus loin que la haine.

Et de la haine, j'en ai vu pas mal depuis deux jours. La haine de ces tueurs, certes. Mais aussi de celles et ceux qui condamnent l'arrivée de déportés en réclamant la fermeture des douanes au Canada. La haine des partisans de Donald Trump, aux États-Unis, qui applaudissaient alors que leur « chef spirituel politique » affirmait que le score net des morts aurait été moins élevé si chaque citoyen avait porté une arme au moment des attentats.

La haine qui devient un réflexe dès qu'on croise un musulman.
  
Et je me suis dit une chose. Ce n'est pas par le politique qu'on changera vraiment les choses. Ce n'est pas par la fermeture ou non des frontières non plus. Les frontières sont bien peu de choses quand Internet règne.

C'est par la base de la société qu'on arrivera, lentement, à quelque chose. Et la base, c'est l'humain. L'humain à qui on a donné les outils pour se bâtir un esprit critique personnel assez solide, évitant ainsi qu'il cède à la première offre d'adhésion à un mouvement radical.

Les valeurs d'équité, de solidarité, de transparence et de respect sont toutes bien assez puissantes, assez fortes, pour vivre de façon autonome. Pas besoin de les draper dans des religions et des idéologies. Il s'agit de les assumer. D'apprendre à filtrer ce qui est bon pour une société et ce qui l'est moins.

Tout cela passe par l'éducation. Des sciences humaines, entre autres. L'histoire, la géographie, la philosophie. Ces matières qui doivent faire partie du CV de tout individu. Qu'il devienne mécanicien ou ingénieur.
  
Je sais, je sais. On entend souvent que ce sont des matières obligatoires qu'il fait bon détester. Obligatoire comme l'était l'huile de foie de morue pour plusieurs familles au Québec il y a quelques décennies.

Je persiste et signe. C'est dans l'individu qu'il faut investir. Et je précise ceci : c'est dans l'ouverture et la capacité de comprendre les enjeux qu'il faut investir en chaque individu. Si on ne le fait pas, nous aurons de plus en plus d'automates occupés à traverser leur quotidien. Des automates qui trouveront que joindre des groupes extrémistes pour obtenir la paix, c'est valable. Pas la paix entre les humains, non! La paix de l'expression « foutez-moi la paix »...

Aujourd'hui, je vais retirer le drapeau français de mon identifiant Facebook. J'ai démontré ce que j'avais à démontrer. Puis, je n'y crois pas vraiment, aux drapeaux. Pas à ce qu'ils sont devenus, en tous les cas.

Je ne cesse pas ma croisade pour un projet de société plus juste. Une société où le bien commun sert à promouvoir des valeurs qui doivent être fondamentales.

Pas besoin d'aller en France pour faire le débat. On a des enjeux assez solides ici même, dans notre cour. Encore faudra-t-il décider si on promeut encore le bien commun et les valeurs fondamentales.

Clin d'oeil de la semaine

Les sciences humaines, ostie de pelletage de nuages.
___________

« Et pis de pelleter des nuages
Pour que le soleil brille enfin » (Alexandre Poulin)


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