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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

Ce temps d’attente est bien involontaire de notre part


Les prochaines semaines seront donc une expérience de vie en soi. Ce sont nos repères qui changeront. Et assez dramatiquement, d'ailleurs. Le confinement dans nos domiciles marquera l'imaginaire, c'est sûr.
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Photo : crédit photo: Pixabay
François Fouquet Par François Fouquet
Lundi 16 mars 2020

Nous sommes pris en charge pour à peu près tout dans nos sociétés civilisées. De nos jours, en tous les cas. Avant les années 1960, ce n'était pas vraiment le cas. Mais bon, nous sommes à 60 ans après le début des années 1960. Il s'en est passé des choses!

De la naissance à la mort, nous avons quelqu'un du gouvernement, du milieu communautaire, de l'économie sociale, du privé, qui nous tend la main et nous accompagne. Dans certains cas, qui pense même pour nous!

Et nous vivons rapidement. À un rythme fou. Un rythme qui fait qu'une fois notre fin de semaine racontée aux collègues, voilà qu'on s'informe de ce qu'on fera de la suivante, le vendredi étant déjà là.

Parmi les grandes irritations, ce message, qu'on entend souvent. Il vient juste après le fameux « votre appel est important pour nous! ». Ça va comme suit : « ce temps d'attente est bien involontaire de notre part! »

Choquant. Surtout que c'est ironique! C'est toujours bien pas la faute de quelqu'un d'autre si les ressources nécessaires ne sont pas en place. Et si cette phrase est enregistrée, c'est signe que la situation survient régulièrement!

Un temps d'attente involontaire : on se met sur pause

Une petite chose nous a fait trébucher collectivement. Tellement petite qu'on ne la voit pas. Juste une microscopique affaire. Un virus qui a le culot de prendre le nom d'une bière synonyme de vacances et de repos!

Vicieux virus, va!

Les prochaines semaines seront donc une expérience de vie en soi.

Ce sont nos repères qui changeront. Et assez dramatiquement, d'ailleurs.

Le confinement dans nos domiciles marquera l'imaginaire, c'est sûr. La crainte de l'autre s'installera solidement. L'autre au sens large. L'autre, vous savez, celui qui devient votre ennemi, parce que potentiellement porteur d'un virus? L'autre au sens strict, aussi : les couples qui sont habitués de vivre à 100 km/heure avec chacun des activités quatre soirs sur sept devront apprendre à se retrouver tous les deux, mais dans un autre contexte que dans le « resort » paradisiaque!

Ça risque de fesser fort, ce virus-là!

Il y aura un baby-boom dans 9 mois, prédisent certains. Peut-être. Ça s'est déjà vu. Mais, honnêtement, le niveau de confiance envers ce monde dans lequel on vit est-il suffisant pour que des milliers de parents décident de procréer?
Allez, ne me dites pas que je suis outrageusement négatif. Je ne le suis pas. Mais je trouve que la question est valable. Je trouve aussi que la réponse est toute personnelle.

Ma question plus fondamentale, au-delà des chiffres et mesures de précaution, est la suivante : est-ce qu'on va prendre des notes, cette fois?

Ça fait des dizaines d'années qu'on nous dit que quand l'économie va, tout va. Ça fait des dizaines d'années qu'on s'attend et qu'on constate, souvent, une augmentation de la performance de cette économie. Est-il bien sage de bâtir l'essentiel de notre société sur une économie perpétuellement performante qui doit croître tout le temps pour qu'on survive? Et alors qu'on sait que c'est techniquement impossible?

Là, des commerces vont fermer leurs portes définitivement. Si ce n'est pas de la baisse d'achalandage, ce sera parce que les gens vont justifier leurs achats en ligne par la crise actuelle. Ce sera lent, probablement, avant que les gens ne se remettent à voyager, à sortir, à se divertir. La crainte risque d'être imprimée profondément.

Des personnes plus âgées qui devront vivre confinées vont se retrouver plus seules que jamais.

Et tout le reste.

Et si on se mettait sur pause?

Et si? Si on se donnait le mandat de dessiner les lendemains du COVID-19? Si on se disait que l'avenir appartient à la protection de l'environnement et du fait de prendre soin les uns des autres?

En claquant des doigts, les gouvernements nous font rentrer chez nous et nous cloisonnent.

Ça me dit que tout est possible quand la volonté politique y est. On le voit bien.

Si on se demandait comment on veut orienter la volonté politique pour la suite des choses ?

Ce temps d'arrêt pourrait être bien utile pour nous!

Clin d'œil de la semaine

Pardonnez le clin d'œil à l'avance :
À voir la réaction des gens dans les épiceries et les grandes surfaces, force est de croire que les mesures font chier...


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