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Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
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Jeudi, 24 septembre 2015

Le Collège du Sacré-Cœur devient une école communautaire entrepreneuriale consciente



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Jean-Sébastien Reid, Rino Lévesque, Daniel Léveillé et Geneviève Bacon-Brochu, enseignante au Collège

Le Collège du Sacré-Cœur de Sherbrooke se repositionne et innove pour répondre aux nouvelles réalités et former des jeunes en vue de professions... qui n'existent pas encore!

« C'est la première fois que l'école, au sens large, ne sait pas quelles seront les professions de ses diplômés, lorsqu'ils prendront leur retraite vers 2060, affirme le directeur du Coll& egrave;ge, Daniel Léveillé. On a besoin de se réinventer parce que l'éducation n'est plus adaptée aux jeunes d'aujourd'hui. »

En présentant son Programme d'Apprentissage en Entrepreneuriat Conscient (PAEC) mercredi, le Collège du Sacré-Cœur complète la première étape du processus de certification pour devenir une école communautaire entrepreneuriale consciente. Par l'entrepreneuriat, on estime pouvoir mieux outiller les jeunes, notamment en leur permettant de bâtir plus tôt une confiance en soi.

Une nouvelle pédagogie pour une nouvelle réalité

Les écoles participantes au programme de l'Organisation internationale des écoles communautaires entrepreneuriales conscientes (OIECEC) adoptent une pédagogie qui s'inspire du principe qu'une personne devient la somme de ses expériences.

« C'est une école dans laquelle on met l'élève en action. Les élèves d'aujourd'hui sont branchés et en communication constante. L'école ne s'est pas adaptée aux nouvelles réalités, elle leur demande encore d'être assis pendant 300 minutes à écouter sans être en lien ou en relation les uns avec les autres. L'entreprenariat fait partie, je crois, d'une façon de faire l'école au 21e siècle. »

Déjà, le Collège avait cette vision entrepreneuriale puisque cinq microentreprises existent depuis entre les murs de l'école. M. Léveillé est par ailleurs convaincu les apprentissages se font mieux et parfois plus en profondeur lorsqu'ils sont acquis par l'expérience.

«C'est une microsociété qu'on reproduit, comme dans la vraie vie, explique le directeur exécutif et co-fondateur de l'OIECEC - Monde, Rino Lévesque. Dans nos écoles, il peut y avoir une microchambre de commerce ou une microbanque d'investissement à l'entreprenariat conscient. Les axes sont déterminés par les écoles en fonction de la communauté dans laquelle elles évoluent. »

Tout passe par la confiance en soi

Par l'entrepreneuriat, on cherche à faire construire à l'élève un profil dit de sortie. Ce profil lui permettra de se connaître, de se découvrir des intérêts, de se bâtir une confiance de soi pour ensuite pouvoir cheminer dans sa vie.

L'élève est appelé à jouer trois rôles qui lui permettront de réaliser ce profil. Il sera initiateur, réalisateur et gestionnaire. L'élève devient compétent à s'entreprendre, à entreprendre et à créer de l'innovation.

Pour Daniel Léveillé, cette partie est fondamentale.

« Il faut que l'école devienne un catalyseur pour que les jeunes découvrent de nouvelles choses. On veut développer cette confiance en soi, cette flamme qui permettra de se prendre en main et par la suite d'entreprendre. Les jeunes seront outillées pour faire des choix et être actives dans leur vie », explique M. Léveillé.

« La confiance en soi, c'est un peu comme l'essence pour  un moteur de voiture. Si on n'a pas d'essence, le moteur ne part pas. Il faut de la confiance en soi pour se lancer, bouger et briser l'inertie », image Jean-Sébastien Reid, directeur pédagogie et innovation de l'OIECEC - Monde.

« En commençant jeune, c'est plus facile de bâtir cette confiance et d'aller de l'avant par la suite », renchérit Rino Lévesque.

Le programme est en développement depuis 24 ans dans des écoles primaires, secondaires et des centres de formation professionnelle. Aujourd'hui, il est implanté dans 134 écoles réparties dans cinq pays, sur trois continents. 


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