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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 6 mai 2013

« Un billet de loterie, avec ça? »



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La vie va vite. Tout bouge trop vite. Voilà bien un constat qu'on se fait, tout un chacun, à un moment ou un autre de notre vie. Je ne sais pas si c'est parce que je vieillis, mais toujours est-il que la question revient souvent. Très souvent.

Bien sûr, il y a l'intensité de notre vie moderne. Celle par laquelle on doit gérer notre temps, jour après jour, pour faire face à nos obligations. L'intensité qui est mue par la notion de performance. On a une obligation de performance, et ce, à tous les niveaux, me semble-t-il. 

Très souvent, je pense bien qu'on se la met soi-même, la pression... Et on se dit qu'un jour, demain, plus tard, on va se permettre de freiner un peu, de se payer du bon temps. Un jour, on prendra soin de nous et nos proches.

Un jour.

« Un billet de loterie, avec ça? »

La question vient de la caissière du dépanneur. Une question anodine. Comme ça. Et pourtant, c'est la question qui tue, comme le dirait Guy A. Lepage. Non pas parce que la loterie est un démon en soi. Ou encore qu'il faudrait l'abolir. C'est la question qui tue pour ce qu'elle représente. Ce qu'elle cache, en fait.

Le rêve de gagner n'est pas mal. Ce qui est mal, c'est tout l'espoir qu'on plie et qu'on range dans son portefeuille quand on y glisse le billet de loterie. Un espoir qui n'a pas, ou à peu près pas, de chances de voir le jour. Un espoir qui peut faire en sorte, si on n'est pas vigilants, que le quotidien nous bouffe tout rond et qu'on finisse par se dire, ultimement, que, si jamais on gagne, le bonheur s'invitera à la fête. Donc, de ne pas vivre les petits bonheurs quand ils passent.

La question de la caissière ne cachait pourtant rien d'autre qu'une opération de consommation. Une banale opération de marketing. Rien pour écrire à sa mère, comme dirait l'autre.

Pourtant, dans ma tête parfois tordue, elle a eu grand écho. Et, pour une raison que j'ignore, je me suis mis à penser à tous ces petits rituels oubliés. Des rituels qui étaient autant de tant d'arrêts utiles pour mettre en valeur notre vie et celle de nos proches. Plusieurs de ces rituels étaient religieux. Même s'ils avaient souvent bien peu à voir avec la religion elle-même. Autrement dit, plusieurs de ces rituels peuvent vivre aisément dans une société laïque.

Prenez l'arrivée au monde d'un enfant. À défaut de baptême religieux, une fête de bienvenue a une utilité bien précise. Celle de prendre conscience qu'en nouvel être est là, que les parents peuvent avoir besoin de notre support, que nous avons aussi une responsabilité dans l'accompagnement de cet enfant. Une fête qui nous aide à prendre conscience, comme on le dit en Afrique, que « ça prend tout un village pour élever un enfant ».

Une petite fête pour saluer un accomplissement peut devenir salutaire pour la personne fêtée, mais bien plus encore : prendre conscience du chemin que l'autre parcourt lui procure un encouragement, mais peut aussi devenir une inspiration pour les autres.

Il y a aussi ces petits rituels qu'on devrait réintégrer. Par exemple, chaque automne, on célébrait l'Action de grâces. Oublions le lien avec la religion, encore une fois, et prenons un petit temps d'arrêt, entourés des siens, pour simplement se rendre compte de ce qu'on a, de tout ce dont on dispose pour vivre notre vie. Réaliser notre chance, c'est apprécier. Et on prend toujours soin de ce que l'on apprécie.

Des petits rituels, il y en a plusieurs, comme ça, qu'on pourrait intégrer. Parfois, ils sont tout petits. Comme ce geste de ma belle-soeur, lors d'un souper de Noël, qui a proposé le petit exercice suivant : au moment où tout le monde passait à table, elle a proposé que chaque convive énonce un moment fort de l'année qui venait de se terminer et un de ses projets pour l'année à venir. L'air de rien, l'attention revenait, à tour de rôle, sur chacun, et on en savait un peu plus sur les motivations, les problèmes et l'état d'esprit de nos proches.

Redonner l'importance que chacun mérite d'avoir. Souligner les étapes importantes de la vie de nos proches. Créer autant de petits arrêts qui feront en sorte que le bonheur s'exprimera mieux, par petits coups, et ne sera pas que plié et caché à l'intérieur d'un billet de loterie.

« Un petit rituel, avec ça? »

Clin d'oeil de la semaine

Le temps ne se gère pas. Il passe. C'est si on ne se gère pas soi-même qu'il passe sans nous.


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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