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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 17 octobre 2016

Image ou moment



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L'automne est magnifique. Surtout quand on marche dans un secteur où l'érable s'est planté dans le décor. Selon les essences, cet arbre-là peut vous jeter au visage une panoplie de couleurs, de quoi émerveiller l'œil le plus sélectif. Seule condition? Regarder.

Je me disais ça en faisant une promenade cette semaine. Et attention, on n'a pas besoin d'aller loin pour bénéficier de ces couleurs. Pas besoin d'une virée en montagne. Pas besoin de bloquer l'agenda pendant trois jours. Suffit souvent de se convaincre que le petit temps d'arrêt a aussi une valeur dans la course effrénée de nos journées.

Il est surprenant de constater qu'il est devenu difficile de juste prendre le temps. Saisir le moment. Il semble même que le moment soit à ce point rare qu'on veuille absolument le photographier.

C'est magique, quand même! Le téléphone intelligent (il s'est autoproclamé ainsi, cela dit) est de plus en plus compétent pour capturer des scènes de vie. Scènes qu'on pourra ensuite partager à gauche et à droite, en socialisant médiatiquement.

En marchant autour du lac des Nations de Sherbrooke, ça m'a frappé encore plus. Des gens marchent ensemble. Téléphone en main. À tout instant, une dit à l'un (ou l'inverse) : « attend, je vais photographier ça! » Le duo arrête, prend une photo et continue de marcher, le visage sur l'écran, s'extasiant devant l'image. Et ignorant, en même temps, les dizaines d'autres que l'automne continue de lancer aux quatre vents, espérant secrètement créer cet effet qui fera se dilater une pupille.

Pourtant, le paysage n'est pas toujours marquant par la simple image qu'il envoie. C'est souvent le moment qui fait l'image. J'ai vu beaucoup de levers de soleil dans ma vie (je suis un gars de matin...) Mais si vous me demandez d'en décrire un, je vous parlerai de celui de la Gaspésie, avec ma blonde, ma sœur et mon beau-frère, alors qu'on se frottait les yeux de bonheur (de bonne heure aussi!), pieds dans la rosée, à voir le soleil nous dire son premier bonjour. Et il faut être attentif. Entre la rougeur qui pâlit et le jour qui se lève, il n'y a qu'une minute ou deux. Le deuxième jour, même manège. On s'est retrouvés sur le bord du St-Laurent. Mais là, j'ai joué au photographe. Les photos ressemblent à toutes les autres qui traitent du même sujet. C'est du moment de la veille dont je me souviens le plus.

Je trouve un peu navrant qu'au nom de cette nécessité nouvelle de tout partager ce qui se passe dans nos vies en temps réel, on en vienne à échapper l'essence du moment présent. De ce qu'il représente vraiment. Combien de gens paient une fortune pour voir un spectacle à travers l'œil de leur téléphone ou tablette? Une façon de se souvenir d'un moment qu'on aurait pu vivre. Oups...

L'automne va continuer de nous bombarder d'images magnifiques. Mais l'image qui marque, celle dont on se souvient, celle qui fait vibrer, ce n'est pas celle qu'on décrit en disant « Hey, que c'était beau! » C'est celle qu'on décrit en disant plutôt : « C'était magnifique! Hey, que j'étais bien! »

Les calendriers de nos enfances (me semble qu'il y en a de moins en moins, non?) regorgeaient d'images magnifiques des quatre saisons qui marquent notre vie. Pourtant, après le premier jour, on ne regarde plus l'image sensée nous accompagner pendant un mois. Mais il suffit d'une date, d'un événement pour que, subitement, le chiffre fasse jaillir toutes sortes d'images. Images générées par une sensation, un souvenir intense, une émotion.

Ce n'est pas l'image qui marque le moment marquant. C'est ce qu'on fait de ce moment...

Clin d'œil de la semaine
Les calendriers muraux disparaissent. Pas grave, de toute façon, on n'a plus de temps, alors...


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