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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 16 février 2015

L'utilité vs la stérilité



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C'était dans les années 1970. Avec toute la compréhension d'un adolescent de 14 ou 15 ans (et toute la perspective de vie qui vient avec!), je me souviens d'un cours d'IVE (Initiation à la vie économique) lors duquel nous avions abordé la question de l'argent, de son rôle, de ses avantages.

De mémoire, on n'avait pas parlé des inconvénients. Mais, de toute façon, ça aurait donné quoi? Tout ce que je souhaitais, à l'époque, c'était de faire assez d'argent pour m'acheter un char, outil de liberté ultime et, me semblait-il, une façon d'être populaire. Pour la petite histoire, j'ai eu ma voiture à 18 ans, mais le seul aspect populaire de la transaction a été celui relié à la caisse qui m'a prêté les sous...

Donc, l'argent. Son rôle, ses fonctions.

L'argent comme unité de mesure. C'est bien beau vouloir faire du troc tout le temps, il arrive un moment où une unité de mesure est nécessaire. Ou très utile, à tout le moins.

Je me souviens de l'exemple du trou qu'on creuse. Pas le trou du crédit dans lequel on est enfoncés (il y en avait très peu, à l'époque, si je compare à aujourd'hui), mais d'un vrai trou, dans la terre. On engage des gens pour creuser un trou. Ce n'est pas très utile, mais il y a de grands principes à tirer de l'exemple. Donc, on fait creuser un trou en retour d'un salaire. L'employé loue son temps et ses efforts et reçoit un pécule en retour. Ce pécule lui permet d'acheter des denrées d'un marchand qui, lui, paie des producteurs. Chacun reçoit une rétribution dans une chaîne qui devient un système économique.

Quelques-uns ont nécessairement plus d'argent. Ils deviennent l'élite. Élite étant un mot technique. Ça ne fabrique pas de meilleures personnes, mais bon.

Le principe est que chaque activité économique génère un profit qui fait tourner une roue. Comme la roue doit tourner, celui qui engage l'autre a une sorte de responsabilité envers lui. Quiconque reçoit un salaire devient un agent de développement du système économique.

Mais, à la base, une chose demeure : chaque transaction apporte une petite impulsion à cette roue qui tourne. Chaque transaction a une utilité dans le système.

Le rôle de l'argent, dans tout ça, est clair : une unité de mesure qui vient quantifier les biens et les services.

C'est quand l'argent prend une autre valeur que ça dérape.

L'histoire de Séraphin Poudrier, le vieil avare mort en tentant de sauver son or, est un exemple des effets pervers de l'argent.

Mais le pire, pour moi, c'est cette notion folle par laquelle l'argent n'est plus une unité de mesure, mais un but en soi. Faire de l'argent avec l'argent. Puis, comme l'avare Poudrier, faire encore plus d'argent avec l'argent.

Voyons l'économie comme un arbre. Les branches supérieures cherchent le soleil, la lumière. Si vous modifiez le cycle de vie de l'arbre et que vous arrivez à faire en sorte que toute la sève serve à faire monter les branches supérieures, vous allez assécher les racines. L'arbre va s'affaiblir et, au premier grand vent, il va tomber.

C'est là qu'on en est.

Et on est tous complices. Je suis le premier à souhaiter que mon argent pour la retraite fasse des petits. Pour ça, il faut que chaque entreprise maximise son profit. Pas qu'elle fasse un profit en respectant ses employés, ses fournisseurs et ses responsabilités sociales, nenon, qu'elle fasse un profit à tout prix. Et toujours plus, ensuite.

C'est là que le système devient stérile. Parce qu'il ne voit plus que son profit, il assèche sa source et se dit, niaiseusement, qu'il est bien assez intelligent pour s'autoréguler.

Clin d'œil de la semaine

L'argent, c'est comme une auto. Ce n'est pas nécessaire tant qu'on n'en a pas...


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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