Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  ACTUALITÉS / Actualités

L’Histoire, la clé pour être en santé!

 Imprimer   Envoyer 
Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
enadeau@estrieplus.com
Mercredi 23 mars 2016

Experte en alimentation saine et propriétaire du Café Le Cartier Pub Saint-Malo, Véronika Kaczmarowski est convaincue que pour être en santé, on doit retourner dans notre Histoire et mettre de côté les aliments modernes, une théorie confirmée par plusieurs études réalisées au fil du siècle dernier.

Retour aux sources
En 1930, le dentiste américain Weston A. Price ferme son cabinet de dentisterie et part à la recherche du monde. Persuadé que la prolifération de conditions dentaires telles que la carie est due à l'alimentation de ses patients, Price a voulu prouver sa théorie en étudiant des groupes de contrôle qui n'avaient pas encore goûté à la nouvelle alimentation urbaine.

« Il est allé au Pérou, en Afrique, sur la côte de l'Alaska, aux Îles de la Madeleine... raconte Véronika Kaczmarowski. Weston Price a découvert que ces gens, qui mangeaient encore comme leurs ancêtres, ne souffraient pas de ces conditions qu'il avait vues chez ses patients : caries, diabète, cancer... Et les dentitions étaient excellentes! »

En amenant de ces sujets d'études à adopter le mode de vie des pays industrialisés, on a découvert qu'en dix ans seulement, ils développaient les mêmes conditions médicales.

« Le choc pouvait être encore plus sévère puisque ces populations n'étaient pas habituées à cette alimentation. Les conditions médicales pouvaient se développer plus rapidement encore. On le voit encore aujourd'hui chez les Inuits et les Premières nations : si notre bière est déjà toxique pour nous, elle l'est deux fois plus pour eux », affirme-t-elle.

Une autre chercheure, Kerin O'Dea, est arrivée aux mêmes conclusions en 1982. Le temps de l'étude, O'Dea a redonné un style de vie de chasseurs-cueilleurs à un groupe de douze aborigènes australiens diabétiques. Ils ont été déplacés dans une région isolée à l'Ouest de l'Australie et se sont nourris des produits de la chasse et de ce qu'ils pouvaient trouver dans la nature : produits de la mer, oiseaux, kangourous, larves grasses, coquillages, pommes de terre, figues sauvages et miel de brousse.

« Les bilans sanguins ont démontré qu'ils avaient tous perdu du poids, que le taux de triglycéride dans leur sang était retourné à la normale, que leur tension artérielle avait baissé et qu'ils avaient grandement amélioré, stabilisé ou complètement renversé leur diabète de type 2. La recherche a été répétée à de nombreuses reprises et elle donne toujours le même résultat », souligne Mme Kaczmarowski.

Le fameux gluten... même logique?
Un exemple probant de cette théorie pourrait s'illustrer dans l'augmentation des intolérances au gluten depuis quelques années. L'humain possède un système digestif qui date de milliers d'années et consomme du blé depuis autant d'années.

« Un pourcent de la population est cœliaque. Pour eux, le gluten est à retirer de leur alimentation. Pour les autres, il est une composante normale du régime alimentaire, souligne Julie Lesur, diététiste professionnelle. Le gluten est une protéine qui est présente dans certains produits céréaliers que l'on peut regrouper dans l'acronyme SABOT : seigle, avoine, blé, orge et triticale. »

Le gluten s'attaque aux villosités de l'intestin, qui permettent d'absorber les nutriments. Chez les personnes cœliaques, les intestins n'ont plus de villosités et comme la paroi intestinale est de plus en plus lisse, la consommation de gluten cause l'inflammation de l'intestin.

Un diagnostic de sensibilité au gluten peut être établit, mais il comprend plusieurs tests qui sont nécessaires pour confirmer un diagnostic : un examen physique, un test sanguin d'anticorps IgA et anti-TGt, une endoscopie digestive et des biopsies multiples. On ne peut donc pas s'auto-diagnostiquer », affirme-t-elle.

Si le régime nord-américain a tendance à surcharger l'assiette de produits du blé, Mme Lesur invite les gens qui ne sont pas cœliaques à varier leurs grains.

« La majorité des gens ont tendance à inclure seulement des produits de blé à l'alimentation alors que l'orge, le quinoa, le maïs, l'avoine et l'épeautre permettent aussi d'obtenir plusieurs nutriments essentiels et d'éviter de surcharger le système digestif du même aliment. »

Les pesticides : de la terre à l'assiette
Qui plus est, le blé qui se retrouve aujourd'hui dans nos assiettes est imbibé de pesticides. Il a été tant modifié au fil des ans que son nombre de chromosomes s'est multiplié, ce qui le rend plus difficile à reconnaître par le système et donc, à digérer.

« Nos ancêtres traitaient le blé différemment et le pain était un pain au levain : on faisait fermenter le blé pendant un certain temps, ce qui permettait aux nutriments moins bons pour la santé de disparaître et le rendait plus digeste. Aujourd'hui, on le mout, on lui enlève ses nutriments parce que le processus de fermentation est amputé, on le blanchit avec du chlore et on le combine avec de la levure chimique, explique-t-elle. La cuisson d'époque, plus lente, permettait au gluten de disparaître alors que la cuisson à haute température crée des glycotoxines qui sont inflammatoires. »

Le chlore quant à lui favoriserait la croissance d'éléments qui sont réputés pour s'attaquer aux cellules du pancréas, qui sécrète l'insuline. Et l'arrivée de la nouvelle génération de pesticides dans l'agroalimentaire coïncide avec une croissance rapide des intolérances au gluten, souligne Véronika.

« On soupçonne que l'explosion du nombre de cas de maladies cœliaques, d'autisme et des autres intolérances est arrivée en même temps que cette nouvelle génération de pesticides, mais il faudra encore un temps pour établir ces causes à effets. En attendant, la solution est très loin d'être facile », reconnaît-elle.


  A LIRE AUSSI ...

Voies de fait contre des agents : arrestation à Sherbrooke

Mardi 24 mars 2026
Voies de fait contre des agents : arrestation à Sherbrooke
Alcool au volant : série d’arrestations à Sherbrooke

Lundi 23 mars 2026
Alcool au volant : série d’arrestations à Sherbrooke
NOS RECOMMANDATIONS
Le Tread Softly Pinot Noir 2023

Vendredi 20 mars 2026
Le Tread Softly Pinot Noir 2023
Introduction par effraction au restaurant Jack Flat de la rue Bowen Sud

Mercredi 18 mars 2026
Introduction par effraction au restaurant Jack Flat de la rue Bowen Sud
Nous vivons dans un paradoxe social existentiel assez spectaculaire

Lundi 23 mars 2026
Nous vivons dans un paradoxe social existentiel assez spectaculaire
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
Chat GPT, Le sommelier du journal Estrieplus
Vendredi, 20 mars 2026
Le Tread Softly Pinot Noir 2023

Deux vols qualifiés à Sherbrooke : la police demande l’aide du public Par Martin Bossé Mercredi, 18 mars 2026
Deux vols qualifiés à Sherbrooke : la police demande l’aide du public
La Semaine arc-en-ciel de retour à l’Université pour une 6e édition Par Martin Bossé Vendredi, 20 mars 2026
La Semaine arc-en-ciel de retour à l’Université pour une 6e édition
Nous vivons dans un paradoxe social existentiel assez spectaculaire Par François Fouquet Lundi, 23 mars 2026
Nous vivons dans un paradoxe social existentiel assez spectaculaire
Bob Rae à l’Université Bishop’s pour la conférence Donald Par Martin Bossé Jeudi, 19 mars 2026
Bob Rae à l’Université Bishop’s pour la conférence Donald
Sherbrooke cherche son prochain artiste urbain Par Martin Bossé Mardi, 17 mars 2026
Sherbrooke cherche son prochain artiste urbain
L’humoriste belge Laura Laune en spectacle à Sherbrooke Par Martin Bossé Mardi, 17 mars 2026
L’humoriste belge Laura Laune en spectacle à Sherbrooke
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous