Société Arts & culture Sports Chroniqueurs Concours Annonces Classées

  ACTUALITÉS / Actualités

Les lacto-fermentations, ou faire ses conserves très old style

 Imprimer   Envoyer 
Photo : Les lacto-fermentations sont une façon de faire des conserves utilisée depuis des milliers d'années.
Elizabeth Nadeau Par Elizabeth Nadeau
enadeau@estrieplus.com
Jeudi 3 mars 2016

De l’avis de Véronika Kaczmarowski, l’humain a oublié qu’en utilisant le procédé de fermentation des aliments, il peut aller chercher tous les probiotiques dont on a besoin... sans dépenser des centaines de dollars en gélules!

Experte en alimentation saine et spécialiste de la diète anti-douleur et anti-inflammatoire, Mme Kaczmarowski est convaincue que le besoin d'un supplément en probiotiques est le résultat d'un système digestif déficient, qui n'en accumule pas suffisamment d'ordinaire. Et que les probiotiques en pots sont loin d'être une solution viable.

Le concept est assez simple : il s'agit de laisser macérer un aliment dans du sel ou de les plonger dans une saumure. Les bactéries produiront de l'acide lactique, du gaz carbonique et différents enzymes. L'acide lactique détruit les micro-organismes qui pourraient provoquer la putréfaction des aliments. Lorsque l'acidité atteint un certain seul, un équilibre s'installe et la fermentation s'arrête d'elle-même. La conservation de l'aliment peut se prolonger de plusieurs mois, voire même plusieurs années.

Bref : c'est faire des conserves, sans prendre le risque de faire une gaffe en stérilisant ses pots massons!

Un procédé utilisé depuis des lustres
« Toutes les cultures du monde ont toujours eu leurs procédés de fermentation. On commence toute juste à s'intéresser au traitement fait à la nourriture il y a des milliers d'années et à réaliser toute son importance pour assurer la survie des peuples », explique Véronika.

Au Japon, on fermente le soja qui en fait, est un probiotique en soi. Les Japonais consommeraient un aliment fermenté à chaque repas, qu'il s'agisse d'un petit bol de mizo ou encore une cuiller de natto.

En Afrique, c'est le lait de vache ou de chameau. Au Tibet, on boit un thé qui sent horriblement mauvais puisqu'on y ajoute du lait de Yak fermenté. En Europe, ce sont les fruits et les légumes. Dans les pays scandinaves, le poisson. Et chez les Inuits, c'était le gras et la chair de phoque ou de baleine.

« Ils enterraient la chair pour qu'elle fermente. À sa sortie de terre, l'odeur était si repoussante que les missionnaires n'y touchaient même pas. Mais pour une population qui n'a jamais accès à d'autres sources de vitamine C, comme les agrumes, c'était la solution. On arrivait à créer des nutriments qui n'étaient même pas présents dans la matière première », affirme la spécialiste.

Pourquoi a-t-on délaissé ces méthodes, donc?
« Aujourd'hui, les bactéries ont mauvaise presse et on a des institutions qui nous disent qu'elles sont néfastes pour la santé. Ce n'est que depuis quelques années que l'on entend parler de bonnes bactéries, alors qu'on y a eu recours durant toute l'Histoire pour assurer la survie de l'Homme! Les chercheurs, les scientifiques, les diététistes... on a tendance à regarder dans un coin de la pièce et à oublier les trois autres. »

Dans les cours qu'elle donne à la Grande Ruche, à Sherbrooke, Véronika Kaczmarowski enseigne quelques-unes de ces méthodes traditionnelles de fermentation des aliments.

« En Asie, ils utilisent des contenants en terre cuite. On ne consomme du résultat qu'un peu à la fois, la quantité d'une cuiller à table environ, mais cette portion sera bien plus puissante que la plupart des probiotiques qui viennent en pots de pilules. Lorsqu'on sait ces choses, c'est plus facile d'accepter le discours. »

Si les Africains qui vivent dans des tentes peuvent fermenter leur lait, alors pourquoi pas nous, questionne-t-elle?


  A LIRE AUSSI ...

Deux arrestations à Sherbrooke après des agressions en quelques minutes

Lundi 4 mai 2026
Deux arrestations à Sherbrooke après des agressions en quelques minutes
Arrestation à Sherbrooke après une violente agression à la hache au Domaine Joly-Mont

Mercredi 29 avril 2026
Arrestation à Sherbrooke après une violente agression à la hache au Domaine Joly-Mont
NOS RECOMMANDATIONS
Au fait, c’est quoi l’Effet FP!?

Jeudi 30 avril 2026
Au fait, c’est quoi l’Effet FP!?
Quoi faire ce weekend en Estrie ?

Jeudi 30 avril 2026
Quoi faire ce weekend en Estrie ?
Arrestation à Sherbrooke après une violente agression à la hache au Domaine Joly-Mont

Mercredi 29 avril 2026
Arrestation à Sherbrooke après une violente agression à la hache au Domaine Joly-Mont
PLUS... | CONSULTEZ LA SECTION COMPLÈTE...

 
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Mardi, 5 mai 2026
Notre histoire en archives : Honneur aux mères de l'Estrie

Yves Nantel
Vendredi, 1 mai 2026
Sortir le pétrole du plastique

Chat GPT, Le sommelier du journal Estrieplus
Vendredi, 1 mai 2026
Le vin Lan Rioja Crianza 2021

L'Effet FP Estrie
Jeudi, 30 avril 2026
Au fait, c’est quoi l’Effet FP!?

Daniel Nadeau
Mercredi, 29 avril 2026
Job d’été !

Sherbrooke célèbre sa jeunesse en mai Par Martin Bossé Mardi, 28 avril 2026
Sherbrooke célèbre sa jeunesse en mai
Défi OSEntreprendre Estrie 2026 : les gagnants connus Par Martin Bossé Vendredi, 1 mai 2026
Défi OSEntreprendre Estrie 2026 : les gagnants connus
La Friperie-Boutique Aube-Lumière rouvre pour une 24e saison à Sherbrooke Par Martin Bossé Mardi, 28 avril 2026
La Friperie-Boutique Aube-Lumière rouvre pour une 24e saison à Sherbrooke
Sortir le pétrole du plastique Par Yves Nantel Vendredi, 1 mai 2026
Sortir le pétrole du plastique
Start-up Award 2026 : une chance unique pour les entreprises de Sherbrooke Par Martin Bossé Mardi, 28 avril 2026
Start-up Award 2026 : une chance unique pour les entreprises de Sherbrooke
Job d’été ! Par Daniel Nadeau Mercredi, 29 avril 2026
Job d’été !
ACHETEZ EstriePlus.com
bannières | concours | répertoire web | publireportage | texte de référencement | site web | vidéos | chroniqueur vedette
2026 © EstriePlus.com, tous droits réservés | Contactez-nous