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CHRONIQUEURS /
Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Mardi, 25 juin 2013

Abréviations



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Médias sociaux. Les deux mots expriment bien ce qu'ils ont à exprimer. La grande question est de savoir si les médias sociaux ont façonné la société ou bien s'ils n'en sont que le reflet.

Notre société, on la connaît pas mal : elle est bâtie sur le concept de la performance. Une performance servie à toutes les sauces. Le parent s'inquiète très tôt du percentile dans lequel se situe son enfant dès les premiers mois de sa vie. On verra à offrir à cet enfant tous les stimuli nécessaires et prescrits par les bouquins du moment. Au fil des ans, et comme on veut le bien de son enfant, on l'inscrira à des activités très variées. De la musique au football, en passant par une connaissance de la danse moderne et des arts graphiques, tout y passe. Il faut l'outiller convenablement, non? L'enfant aura un an quand il apprendra la nécessité de l'horaire serré de la garderie. Cet apprentissage lui sera utile pour l'école et le service de garde. Et, dès qu'il sourira avec ses dents de grand, on s'assurera qu'elles seront hyper blanches et très droites. Le sacrifice des broches est bien peu de choses par rapport au rejet social d'une dent mal alignée.

Le point n'est pas de dire si on a raison de faire tout ça. Je prends juste une photo de notre époque et je vois des liens avec la performance partout.

Le média social et ses plateformes de diffusion jouent un rôle de premier plan dans notre vie. Encore plus chez les 12-25 ans.

Le rituel de l'adolescence est revenu dans notre société : il est caractérisé par l'obtention du premier téléphone intelligent. Ce bidule qui fera que l'adolescent s'exprimera par ses pouces bien plus que par sa bouche. Il multipliera les interventions textos courtes en adhérant (et parfois en inventant) un code linguistique qui colle à sa réalité. Il rira, lol, ou il rira beaucoup, mdr (mort de rire, j'imagine), il se justifiera avec pcq, parce que parce que est trop long. On en est là.

Je me questionne parfois sur les effets à court et long terme des relations interpersonnelles quand je vois quatre personnes attablées qui ne sont pas capables de se concentrer sur ce qui se passe autour de la table parce qu'ils souhaitent rester en contact avec plein d'autres amis en même temps... C'est probablement générationnel.

Mais aujourd'hui, mon questionnement est autre : est-ce que la multiplication des abréviations tue la compréhension de la langue française, ou bien si ce ne sont pas là que des codes utiles qui viennent enrichir la capacité de communiquer?

Comme c'est le cas pour tous les sujets, il faut se reculer un brin pour avoir un portrait plus large.

Nous sommes (encore...) dans une ère de redéfinition des modèles établis. Le modèle familial est souvent éclaté, les gens sont de moins en moins sédentaires, les écoles regroupent des jeunes qui sont, physiquement, très loin les uns des autres, bref, les textos sont devenus un moyen de communication prisé, voire nécessaire. Il y a quelques années, on était un attardé si on n'avait pas d'adresse courriel personnelle. Maintenant, l'attardé, c'est celui qui n'est pas équipé pour recevoir un texto. Je caricature un peu, mais pas tant!

L'abréviation devient donc une façon d'aller plus vite. Je peux le comprendre très bien. Le danger de perdre les repères de base de la langue française (et anglaise, il faut bien le dire, le phénomène n'étant pas que québécois) est bien réel.

Cela étant dit, l'émergence du slam, du rap et de nouveaux jeunes groupes musicaux qui ont quelque chose à dire, contribue à créer un équilibre intéressant. À démontrer qu'il est riche et, même, charmant, de lire et entendre des phrases construites de façon structurée et qui sont porteuses d'une mélodie, d'un sens, d'une forme ou d'une autre de poésie.

Mis en contact avec le charme de la langue, jeunes et moins jeunes sont touchés. Écouter Fred Pèlerin, David Goudreault et toute cette génération qui font des mots un jeu parfois complexe, mais tellement propice à l'enchantement et la découverte, c'est porteur.

Mise en garde, tout cela étant : il faut faire la part des choses. S'exprimer en abréviations et en phrases de moins de 140 caractères, c'est une chose. S'exprimer publiquement, par la radio web ou conventionnelle, par le biais d'un journal ou d'une chronique quelconque nécessite un niveau d'expression qui dépasse largement les abréviations et les bonshommes sourire. La ponctuation ne sert pas qu'à dessiner des faces et des grimaces à la fin d'un texto, elle sert à rendre clair un propos qui, autrement, sèmera plus de malentendus que d'entendus!

L'apprentissage et la promotion d'une langue sont ses plus fidèles défenseurs.

En bout de piste, j'ai confiance. :)

Clin d'oeil de la semaine :

Deux phrases pour aller au même endroit :

  • Ben, tsé, genre, quand c'est clair dans ta tête, quand ton idée est genre faite, là, ben c'est genre plus facile de l'expliquer après, me semble...

  • Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément.

Point.


Genevieve Hébert, députée de Saint-Francois
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