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Deux mots à vous dire
François Fouquet Par François Fouquet

Lundi, 8 novembre 2021

À mon nouveau conseil municipal



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Chers vous,

J'aime arpenter les rues de ma ville. La marcher. J'y suis né et, vraisemblablement, j'y vieillirai. Du moins, le souhaité-je. Au gré des quartiers, on peut mettre une étiquette d'époque de construction! Les petites maisons de l'après 2e guerre mondiale, les bungalows typiques des années 1960 et 1970, la brique rose et les couleurs pastel des années 1990. Et on reconnaîtra ces quartiers des années 2010 et 2020 par le style contemporain et l'utilisation résolument unanime du noir, brun et gris foncé.

Ma ville a bien changé, au fil des ans. J'ai grandi dans un environnement où il y avait plein d'épiceries de quartier. Les marchés Petit, les marchés Gaudette, le marché Vallée, le marché Therrien du centre-ville et combien d'autres!

Il y avait des ferronneries un peu partout. Une ferronnerie était une sorte de magasin général de la rénovation.

Les dépanneurs étaient de véritables petites épiceries, format de poche, avec une grande variété de produits, mais généralement, une sorte de chacun : ça dépannait!

Je ne vous fais pas ici une crise de nostalgie. Pas du tout! Mais depuis le début des années 1970, je constate que la course au développement est effrénée. Au gré de la volonté d'avoir une ville inscrite dans la modernité, nous avons installé un pôle commercial très loin des habitations (à l'époque!). Le Carrefour de l'Estrie était né. Puis, il y a eu le déprimant plateau St-Joseph qui met en lumière notre hobby numéro 1 : consommer. Encore et encore. Plus et plus.

Ce déploiement résolument commercial a entraîné des milliers de constructions résidentielles nouvelles, chacune recevant la signature du promoteur qui cherche des économies d'échelle en construisant des centaines d'unités résolument pareilles pour amoindrir les coûts et accélérer la production.

Au fil des ans, j'ai vu plusieurs des épiceries, dépanneurs et ferronneries fermer. Les grandes surfaces ont encore la cote. C'est vrai pour tout ce qui se consomme, de toute évidence.

J'ai la conviction qu'il faut revoir nos manières. Réfléchir à ce qu'on souhaite pour notre ville. Est-ce que le « toujours plus de revenus fonciers » égale nécessairement amélioration de la qualité de vie? Sommes-nous en train de bâtir un endroit de vie qui sera assez souple pour contribuer à la réduction des GES? Prend-on soin de tous nos concitoyens comme on prend soin d'aller chercher de nouvelles taxes? Comprend-on que des commerces de proximité contribuent au quotidien des gens bien plus que des mégapatentes?

Oui, mais 42% ?

Je vous partage ceci : je m'apprête à vieillir dans ma ville natale. Et je me fais ces tristes constats : en marchant ma ville, je réalise que tout de ma ville a été réfléchi pour favoriser l'utilisation des voitures. On éloigne les services de leurs usagers, on agglutine des familles dans des territoires uniformes avec très peu de services de proximité.  

J'ai aussi la conviction que le citoyen est vraisemblablement bien trop déconnecté de l'organisation municipale et de son importance. 42% de participation aux urnes cette année, c'est gênant! Une communauté en est une quand tous ses commettants se commettent, justement!

L'implication minimale est nécessaire. Je fais le souhait que le nouveau conseil municipal crée une sorte de vague inclusive. Ça nous manque depuis plusieurs années.  

Que chaque quartier soit identifié, architecturalement, à une époque donnée, c'est anecdotique. Les enjeux de notre vie municipale ne sont pas des anecdotes, cela dit.

C'était une belle journée pour voter, le 7 novembre. Belle journée ensoleillée où on pouvait voir loin quand on posait notre regard sur l'horizon.

Que cette vision nous motive à questionner le modèle des dernières décennies et que la qualité de vie soit plus qu'un simple slogan d'affiche électorale. Et qu'on comprenne, comme citoyens, qu'on a un rôle à jouer dans toute cette dynamique.

Merci à tous de considérer ce message...

 

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