Un sondage commandé par la chaîne de restaurants SUBWAY® et mené à l'échelle nationale par Ipsos Reid, indique qu'étonnamment, lorsque les gens sont affligés par un affreux lendemain de veille ou qu'ils ne se sentent pas bien, ce sont des aliments légers et santés qu'ils choisissent le plus souvent (59 % des répondants). En revanche, seulement un quart des répondants (25 %) déclarent qu'ils choisissent des aliments copieux et satisfaisants. Ainsi, contrairement à la croyance populaire, les aliments gras et lourds ne sont pas ceux dont les Canadiennes et les Canadiens ont envie pour se remettre d'une soirée bien arrosée.
Catherine Naulleau, nutritionniste-diététiste, explique qu'il y a une raison qui pousse certaines personnes à consommer des aliments réconfortants lorsqu'ils souffrent d'un lendemain de veille, qu'ils ont la mine basse, s'ennuient ou encore, lorsqu'ils sont déprimés. « Le corps produit de la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle de l'appétit, du sommeil, de l'attention et de l'humeur. Lorsque le taux de sérotonine est faible, certaines personnes risquent de compenser par des aliments plus copieux et satisfaisants ou auront envie de grignoter des aliments sucrés, sans réellement ressentir la faim », de souligner Mme Naulleau.
Après une soirée bien arrosée, le taux de sérotonine peut être réduit par les effets de l'alcool. La période de l'année et le temps hivernal peuvent avoir des conséquences sur les niveaux de sérotonine. En effet, à cette période froide, les études démontrent que le taux de sérotonine est plus faible en raison de la diminution de l'ensoleillement. Le sondage a également montré que lorsqu'il fait froid, 72 % des Canadiennes et des Canadiens ont une forte envie de consommer des aliments réconfortants.
Mais, il n'y a pas que la météo qui influence les fringales. En effet, près de neuf personnes sur dix (87 %) indiquent que leur humeur influence jusqu'à un certain point les aliments qu'ils choisissent de manger. Parmi les conclusions-clés du sondage effectué auprès de la population canadienne, on constate que :
Lorsqu'ils sont tristes ou déprimées, plus de la moitié (52 %) des personnes interrogées disent qu'elles sont prises d'une fringale d'aliments sucrés et décadents;
Lorsqu'elles sont joyeuses ou festives, les personnes interrogées semblent divisées : 36 % d'entre elles ont envie de manger des aliments copieux et satisfaisants, et 35 % désirent des aliments sucrés et décadents;
Après un entraînement physique, la plupart des personnes interrogées (64 %) optent pour des aliments légers et santé, ce qui n'est pas étonnant.
Comme différents facteurs peuvent influencer les choix, la population canadienne recherche surtout la variété.
« Le fait de manger souvent pendant la journée et de choisir des repas équilibrés aide à stabiliser l'humeur et à prévenir les baisses du taux de sucre dans le sang, indique Mme Naulleau.
Source : Audrey Filion- CASACOM