Alors que les centres de tri du Québec doivent user d'ingéniosité pour rester en vie, le premier ministre du Québec et député de Sherbrooke, Jean Charest, annonce un investissement de plus de 1,7 M$ dans le cadre du Programme d'aide financière pour les centres de tri québécois 2009-2012 (PACT). Sur ce 1,7 M$, le centre de tri de l'Estrie, qui se nomme aujourd'hui Récup-Estrie, reçoit 443 644 $.
Le Centre de tri de l'Estrie, qui a vu le jour à Sherbrooke en 1996, reçoit annuellement 36 000 tonnes de matières recyclables et dessert 137 000 portes provenant de la ville de Sherbrooke, des MRC de Coaticook, du Haut-Saint-François, de Memphrémagog, des Sources ainsi que du Val-Saint-François. Le Centre obtient 443 644 $ pour la réalisation d'une analyse et des mesures d'amélioration. Le Centre améliorera ainsi sa capacité de traitement, sa productivité et la qualité des matières triées. Plus précisément, le centre agrandira son aire de réception des matières et fera l'acquisition et l'installation d'équipements d'ici à la fin de l'été 2010. Cette somme octroyée au centre de tri de l'Estrie correspond à 25 % du coût total du projet de 1,9 M$.
Jean-François Rouleau, président de la Régie de tri et de récupération de la région sherbrookoise, s'est réjoui de l'investissement du gouvernement du Québec. « Cette somme servira à moderniser nos équipements, à améliorer la qualité de nos matières recyclables, et à favoriser un environnement amélioré en matière de sécurité et santé pour nos travailleurs. »
Depuis l'automne 2008, la conjoncture économique mondiale défavorable a eu un impact sur le marché des matières recyclables et le gouvernement libéral affirme être très au fait de la situation et conscient que les entreprises oeuvrant dans le domaine ont besoin d'aide à court et à moyen termes.
« Notre gouvernement se positionne comme un leader nord-américain en matière de développement durable, et des initiatives comme celle que nous annonçons confirment que nous faisons les bons choix. L'apport des centres de tri en faveur de l'environnement et de l'économie est indéniable, et nous avons tous à gagner, en tant que société, de la mise en place de moyens structurants permettant de mieux gérer nos matières résiduelles », a déclaré le premier ministre du Québec.
Programme d'aide financière pour les centres de tri québécois 2009-2012
Le Programme d'aide financière pour les centres de tri québécois 2009-2012 (PACT) se traduit par l'octroi d'une aide financière aux centres de tri afin d'améliorer leur productivité, la qualité des matières sortantes, les quantités de matières acceptées, triées et vendues et le taux de capture des matières recyclables. Un montant de 6 M$ y a été alloué pour les trois prochaines années.
« Le Québec a fait des gains majeurs au cours des 20 dernières années en gestion des matières résiduelles. La récupération est une réalité quotidienne et bien vivante pour chacun d'entre nous, et il est primordial de préserver ces pratiques et ces infrastructures ainsi que la confiance des citoyens à l'égard de ce service public indispensable », a souligné Ginette Bureau, présidente-directrice générale de RECYC-QUÉBEC.
Le programme se structure en deux volets :
- Le volet A - Analyse : il prévoit la réalisation d'un diagnostic du centre de tri et l'élaboration d'un plan d'action portant sur les éléments à améliorer. La contribution financière maximale pour ce volet s'élève à 20 000 $ par centre.
- Le volet B - Amélioration : il concerne la mise en oeuvre de mesures inscrites au plan d'action découlant du diagnostic. Ce volet vise l'implantation au sein de l'entreprise de meilleures pratiques d'affaires (ex. : mesures favorisant la productivité; formation de la main-d'oeuvre; implantation d'un système de gestion) et d'interventions ciblées sur le plan des infrastructures et des équipements du centre de tri. La contribution maximale du volet B est de 480 000 $ par centre.
Solidarité populaire Estrie manifeste
Un comité d'accueil plutôt bruyant a été réservé au premier ministre Jean Charest. Solidarité populaire Estrie, l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke et l'Association des locataires de Sherbrooke voulaient faire connaître leurs inquiétudes à l'approche du budget provincial.
Le groupe croit que les mesures proposées par le Comité consultatif sur les finances publiques ne soient que les seules solutions mises de l'avant par le gouvernement libéral pour rétablir l'équilibre budgétaire.
Les manifestants présents veulent faire reculer le gouvernement qui prévoit hausser les tarifs, compresser les dépenses dans les programmes sociaux et augmenter la TVQ pour combler les déficits accumulés pendant la crise économique.