Le CSSS-IUGS mise sur la technologie afin de réduire les risques d'erreurs dans la distribution quotidienne de médicaments. Le centre a fait l'achat d'une emballeuse-ensacheuse et de chariots sécuritaires qui devraient réussir à réduire de 70 % les erreurs médicamenteuses.
Avec plus de 1000 patients à traiter chaque jour, la nouvelle machine du CSSS-IUGS ne chômera pas. Tous les jeudis, elle ensachera près de 19 000 comprimés pour les besoins des résidents pour les quatre prochains jours. De quoi permettre d'alléger les tâches des infirmières, mais aussi et surtout de diminuer les risques d'erreurs dans la distribution des médicaments.
« On passe à l'étape suivante. Avec le système de plaquettes qu'on utilisait auparavant, il y avait beaucoup de manipulations. La seule fonction de cette nouvelle ensacheuse, c'est d'ensacher », a souligné le chef du département de pharmacie, René Thibault. De plus, trois mesures de sécurité sont prévues afin de bloquer toute divergence entre la prescription et l'ensachage des comprimés.
Selon la directrice des services professionnels et du partenariat médical, Dre Suzanne Gosselin, le CSSS-IUGS avaient déjà mis en place un système pour déclarer les erreurs commises. « Avec cette machine, on pourra apporter tous les correctifs nécessaires », assure-t-elle.
L'erreur la plus courante avec le système de plaquettes était l'omission de doses. Avec l'arrivée des sachets, les infirmières n'ont qu'à en ouvrir un pour trouver tous les comprimés dont elles ont besoin.
« Plus on a de systèmes qui diminuent les manipulations, moins il y a de risques d'erreurs », confirme le directeur des soins infirmiers, Michel Lévesque. Même les infirmières, habituellement réticentes aux changements, sont aujourd'hui emballées par le travail d'efficacité de l'ensacheuse. Après un projet pilote mené pendant six mois au CSSS-IUGS, certaines d'entre elles ne voudraient déjà plus avoir à revenir en arrière, selon M. Thibault.
« La particularité de ce projet, c'est qu'on y a ajouté le volet distribution », précise-t-il. En effet, le centre a également fait l'achat de chariots sécuritaires, facilitant le travail de distribution des infirmières et la proximité d'administration des médicaments. De plus, chaque tiroir - entre 14 et 24-, est assorti d'une photo du patient, de son nom et du numéro de la chambre, toujours avec ce même but : améliorer la qualité des soins en diminuant les risques d'erreurs.
Comme 40 % des erreurs médicamenteuses se produisent lors de la prescription - souvent imprécise -, M. Thibault a souligné l'avènement de nouvelles règles au Conseil des médecins, pharmaciens et dentistes (CMDP). « Le reste du travail doit se faire au niveau de la distribution et de l'administration des médicaments, a-t-il poursuivi. » L'achat de l'emballeuse-ensacheuse et des chariots sécuritaires, un projet de 610 000 $, a été possible grâce à une contribution de la Fondation du Sherbrooke Hospital, qui a remis à la Fondation Vitae un montant de 250 000 $.
Photo : Le chef du département de la pharmacie, René Thibault, avec des sachets de médicaments à la main, et la technicienne-assistante à l'aéroport, Marie-Claude Gosselin, devant la nouvelle emballeuse-ensacheuse. À l'avant : les chariots sécuritaires.