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Annie Roy Par Annie Roy
aroy@estrieplus.com

Jeudi, 31 janvier 2013

Santé : les centres de recherche abasourdis par une coupure budgétaire de 10 M$



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Les 18 centres de recherche en établissements de santé du Québec ont aujourd'hui vivement réagi aux coupes de 10 M$ au Fonds de recherche du Québec - Santé (FRQS) annoncées par le gouvernement du Québec.

Mercredi matin, des patients, chercheurs et étudiants de niveau maîtrise, doctorat et postdoctorat et les directeurs de centres de recherche ont tenu à se faire entendre lors de trois conférences de presse qui se sont tenues simultanément à Montréal, Québec et Sherbrooke et à lancer une campagne de mobilisation poignante sur le Web.

En bref, les coupes annoncées vont notamment :

  • Compromettre les programmes de recherche en cours dans les établissements publics de santé.
  • Forcer la fermeture de laboratoires.
  • Priver les Québécois de l'accès à des soins de pointe et des traitements expérimentaux.
  • Priver les étudiants de haut niveau de bourses de formation.
  • Fragiliser la source la plus importante de financement de la recherche indépendante au Québec.

« Ces coupes inattendues viendront amputer de manière drastique et définitive la recherche en santé au Québec, en plus de fragiliser l'espoir de milliers de patients qui bénéficient, en ce moment, de soins de pointe et de traitements expérimentaux. », a déclaré le directeur du Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, docteur Marek Rola-Pleszczynski. « Non seulement ces coupes nous surprennent, mais elles sont en complète contradiction avec le discours du gouvernement qui a martelé sa volonté d'investir en recherche. Or, le premier geste concret qu'il pose est de couper les vivres aux chercheurs. Cette décision est incompréhensible et aura un effet dévastateur sur notre secteur. Ces coupes sont d'autant plus surprenantes que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, avait écarté du revers de la main cette option dans les jours précédant le dépôt du budget. Deux semaines plus tard, le Conseil du Trésor faisait volte-face et imposait le couperet à la recherche au Québec », a-t-il ajouté.

Concrètement, pour ces 18 centres de recherche, travailler avec 10 M$ en moins, c'est devoir faire un choix parmi les trois scénarios suivants :

  • Réduire de 85 % les bourses de formation accordées aux étudiants de haut niveau (maîtrise, doctorat et postdoctorat)
  • Réduire de 50 % les bourses de carrière pour soutenir les chercheurs établis
  • Réduire de 30 % le budget que le FRQS accorde aux 18 centres de recherche en établissements de santé.

« Jusqu'à maintenant, le gouvernement n'a pas indiqué comment et où il comptait couper. Vous comprendrez que, peu importe le scénario qu'on choisira d'adopter, il y aura de graves conséquences. En fait, il n'y a pas de bon choix : les trois sont impossibles à envisager compte tenu de l'état actuel du financement public de la recherche dans nos établissements de santé », explique Dr Marek Rola-Pleszczynski.

Des impacts immédiats pour les patients

Les travaux des chercheurs ont un bénéfice direct pour la population qui a accès à des traitements qui sont parfois exclusifs au Québec, et ce, dans les établissements de santé où ils sont traités. Plus de 2300 chercheurs travaillent dans les laboratoires des hôpitaux, centres de réadaptation, etc. Leurs travaux portent sur le vieillissement, la santé mentale, le cancer, les maladies cardiovasculaires, du cerveau, inflammatoires, chroniques, infantiles et bien d'autres. Des techniques d'intervention et des traitements y sont développés pour améliorer la qualité de vie, diminuer les durées de convalescence et offrir des approches thérapeutiques personnalisées. Pour de nombreux patients, l'accès à des équipes de chercheurs représente bien souvent l'ultime espoir quand les traitements connus ont atteint leurs limites.

Des demandes claires

À défaut de demander plus de financement, les centres de recherche en établissements de santé demandent au gouvernement du Québec et à son ministre Pierre Duchesne d'au moins annuler immédiatement les coupes annoncées et ainsi respecter leur engagement.

Ils demandent aussi que soit déposée, sans délai, la Politique nationale de recherche et d'innovation, laquelle doit remplacer la Stratégie québécoise de recherche et d'innovation mise en place par le gouvernement précédent depuis les trois dernières années. « Le gouvernement doit agir rapidement et accélérer sa réflexion en déposant, sans délai, sa politique qui doit miser sur l'investissement durable en recherche. La recherche en santé souffre déjà d'un sous-financement de sorte que le Québec ne peut assumer ni des coupes ni l'incertitude d'un flottement en raison d'une politique en développement. », a précisé docteur Marek Rola- Pleszczynski.

Un levier économique fort

Les coupes annoncées auront aussi l'effet pervers de plomber un secteur qui génère l'attraction de capitaux étrangers si essentiels au développement économique du Québec. À la base, le financement public de la recherche n'est ni plus ni moins que la bougie d'allumage pour la création d'une activité économique riche en retombées. Enfin, le financement du FRQS est la source la plus importante de financement de la recherche indépendante au Québec.

« Je suis Michèle » : une campagne de mobilisation émouvante

Les 18 centres de recherche en établissements de santé du Québec lancent une campagne de mobilisation afin que la population participe activement à la dénonciation des coupes au Fonds de recherche du Québec - Santé. La campagne « Je suis Michèle » invite les Québécois à témoigner de l'importance de la recherche et à demander au gouvernement de renoncer aux coupes.

Michèle, ce n'est pas un nom fictif. C'est Michèle St-Pierre, atteinte du cancer de l'ovaire et qui fonde ses espoirs en la recherche alors qu'elle subit actuellement son troisième essai de chimiothérapie. Elle représente potentiellement tous les Québécois : ceux qui espèrent la découverte d'un traitement, ceux qui ont vaincu la maladie grâce à la recherche, mais aussi ceux qui ont perdu parce que la maladie a été plus rapide que la science.

Depuis ce matin, les Québécois peuvent accéder au site Web jesuismichele.com. La campagne est aussi active sur les réseaux sociaux.

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