Les dirigeants du syndicat des employés de soutien de l'Université de Sherbrooke (SEESUS) ont signé leur nouvelle convention collective le 31 janvier 2012. Le comité syndical a voulu marquer l'occasion en paraphant le document, sans la présence de la partie patronale, à un endroit fort symbolique : l'emplacement du piquet de grève où les membres du SEESUS ont passé 16 semaines.
Cette grève, le plus long conflit de travail de l'histoire de l'Université de Sherbrooke, s'est terminée par une impasse dans les négociations et une recommandation du conciliateur. Réunis en assemblée générale en décembre dernier, les syndiqués ont voté à 66,9% en faveur de la recommandation.
La nouvelle convention collective, de six ans, couvre la période du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2015. Sur la question des salaires, qui était au cœur du litige, les augmentations totales seront de 14% sur six ans. D'autres gains majeurs sont réalisés par les employés, notamment au chapitre de l'intégration des employés de la recherche et de la création d'une nouvelle grille salariale.
«Il a fallu ces trois mois et demi de grève pour que la direction de l'Université entende raison. Un conflit de travail de plusieurs semaines, ce n'est jamais facile, mais c'est parfois un passage obligé pour forcer le respect et la reconnaissance de l'employeur. Je suis particulièrement fier des employés de soutien et de leur détermination », avait déclaré Stéphane Caron, président du SEESUS, à la fin de la grève.
Le SESSUS, section locale 7498 du SCFP, représente environ 1400 employés de soutien, dont quelque 120 affectés à la recherche.
Source : SCFP
Photo : Le syndicat des employés de soutien de l'Université de Sherbrooke a voulu marquer la signature de la convention collective avec un témoignage de solidarité envers Réjean Beaudet, président du Syndicat de TVA, suspendu le 30 janvier pour avoir défendu un de ses membres.
Photo SCFP