Les coprésidents de la Table estrienne de concertation interordres enéducation (TECIÉ), Lucie Laflamme et Michel Bernard ont annoncé dernièrement que le taux de sortie sans diplôme ni qualification (taux de décrochage) en Estrie a poursuivi sa baisse amorcée au cours des dernières années, une tendance qui suit celle du Québec.
Selon les dernières données qui viennent d'être publiées par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), soit celles de 2009-2010, l'Estrie a diminué de trois points de pourcentage son taux de décrochage scolaire, passant de 26,2 % en 2007-2008 à 23,2 %. Concrètement, cela représente 185 jeunes de plus qui ont persévéré et qui sont en voie d'obtenir leur diplôme d'études secondaires ou leur qualification. Il s'agit dans les faits d'une diminution de 24,9 % du nombre de décrocheurs par rapport à 2007-2008. « La diminution du pourcentage de jeunes quittant les études sans diplôme ni qualification en Estrie est le reflet de cette volonté régionale que les choses changent pour le mieux. Chaque jeune qui ne termine pas ses études secondaires ou qui ne se qualifie pas est un jeune de trop », de dire les coprésidents de la TECIÉ.
Madame Laflamme souligne le travail de concertation important qui se fait en Estrie, région reconnue pour sa mobilisation exceptionnelle. « La persévérance scolaire concerne chaque Estrien et chaque organisation de ce territoire, jeunes, enseignantes et enseignants, parents, employeurs, syndicats, citoyennes et citoyens. Nous avons tous notre rôle à y jouer », de mentionner la coprésidente de la TECIÉ. Plusieurs initiatives partenariales ont fait en sorte de diminuer le taux de décrochage en Estrie.
Malgré tout, il demeure important de poursuivre en ce sens afin que ce mouvement social pour favoriser la persévérance scolaire se poursuive avec la même ampleur. « Chaque action peut avoir une influence importante sur la motivation, les choix scolaires, la vision d'avenir et les projets de vie d'un jeune. L'impact de chaque action interférera positivement dans son désir de poursuivre ses études secondaires ou d'acquérir une qualification », d'ajouter M. Bernard.
La Table estrienne de concertation interordres en éducation est issue de la volonté régionale des partenaires du secteur de l'éducation. Elle a comme mandant, avec les organismes de développement régional et économique, de se prononcer sur les priorités de développement en matière d'éducation dans un contexte d'harmonisation et d'intégration au plan du développement économique, culturel et social de la région.
Source : Lucie Laflamme, coprésidente de la TECIÉ, vice-rectrice aux études de l'Université de Sherbrooke et Michel Bernard, coprésident de la TECIÉ et directeur général de la commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke