La direction du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke a inauguré hier ses nouveaux équipements de haute technologie dédiés aux examens diagnostiques en radiologie, en résonance magnétique et en médecine nucléaire. Totalisant plus de 6M$, cet investissement améliorera l'accessibilité aux soins et services et augmentera la qualité et la sécurité des examens. Planifié en 2009 et 2010 à l'intérieur du Plan triennal de remplacement des équipements médicaux spécialisés, ce financement provient de l'Agence de santé et des services sociaux de l'Estrie et du CHUS.
Une première canadienne au CHUS - Hôtel‐Dieu
L'équipe de radiologie du CHUS - Hôtel‐Dieu a maintenant accès à un nouveau plateau technique pour les examens et interventions thérapeutiques. Il s'agit d'une salle multifonctionnelle avec un tomodensitomètre (CT‐Scan) combiné d'un arceau fluoroscopique mobile. Cette combinaison de deux technologies ‐ une première au Canada! ‐ permet de passer instantanément d'une modalité à l'autre sans changer de salle d'examen. Les radiologistes pourront ainsi pratiquer de nombreuses interventions : examens musculosquelettiques, biopsies, infiltrations, drainages, ablations, colonoscopies virtuelles, etc.
Une IRM et deux gamma‐caméras plus performantes
Au CHUS - Hôpital Fleurimont, l'équipe du Département d'imagerie médicale a acquis une nouvelle génération d'appareil en imagerie par résonance magnétique (IRM), l'IRM Magnetom Symphony Tim 1,5 T. « Le CHUS répondra ainsi aux besoins grandissants d'examens diagnostiques pour dépister toute forme de lésions partout dans le corps (ligaments déchirés, malformation cardiaque, arthrite), et particulièrement pour des examens oncologiques (tumeur ou métastase). L'accès à l'enseignement et à la recherche, notamment en neurobiologie et en neuro‐oncologie, s'en trouvera aussi grandement amélioré », expose le Dr The‐Bao Bui, chef médical du Programme‐clientèle en imagerie médicale et en médecine nucléaire, directeur hospitalier du Département de radiologie et professeur de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS.
Du côté du Département de médecine nucléaire, on a fait l'acquisition de deux gamma‐caméras, l'une hybride avec un tomodensitomètre (SPECT‐CT) et l'autre dédiée aux examens cardiaques. La caméra hybride aide à localiser plus précisément des tumeurs (glande thyroïde, métastases, etc.) et des zones d'infection (aux os par exemple). « Quant à la nouvelle technologie de la caméra cardiaque, elle donne accès à des examens plus rapides avec moins de Technecium, donc 30 % de moins d'irradiation pour le patient », explique le Dr Jean Verreault, directeur hospitalier du Département de médecine nucléaire et professeur titulaire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS. Le Dr Verreault est heureux d'avoir accès à des équipements aussi performants qui misent sur une meilleure qualité des examens et une plus grande efficacité diagnostique. Les patients bénéficieront donc de soins et services plus sécuritaires et plus confortables.
Une réduction des délais d'attente
« La performance des appareils permettra une diminution de la durée des examens variant entre 20 % et 50 % selon les appareils. Cela signifie plus de patients traités à l'intérieur d'une même plage horaire pour certaines interventions », rapporte madame Céline E. Gervais, codirectrice des services cliniques et directrice des soins infirmiers du CHUS. « Pour le patient, cela voudra souvent dire un seul rendez‐vous pour plusieurs interventions complexes, moins de délais pour obtenir un rendez‐vous et plus de confort pendant l'examen. Cela pourra même représenter, dans certains cas, une réduction de la durée de séjour à l'hôpital ».
L'acquisition de ces équipements à la fine pointe de la technologie et l'annonce de la ministre Monique Gagnon‐Tremblay vendredi dernier -d'autres acquisitions importantes en imagerie médicale sont ainsi à venir en 2012‐‐ sont d'excellentes nouvelles pour le CHUS qui pourra assumer davantage son rôle de leader en tant que centre d'expertise en radioprotection reconnu par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.
Source : France Champagne, direction des communications et des affaires publiques du CHUS et de sa Fondation