À la veille d'une manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité, le député de Johnson, Étienne-Alexis Boucher, et le Parti Québécois réitèrent leur appui auprès des étudiants. Au Cégep de Sherbrooke, ils ont voté à 76 % pour une grève de 2 jours, tout comme certaines associations étudiantes de l'Université de Sherbrooke qui débrayeront également. Cette levée de cours leur permettra de manifester en grand nombre le jeudi 10 novembre à Montréal, manifestation à laquelle participera le député de Johnson avec plusieurs de ses collègues. « En tant qu'unique représentant du Parti Québécois en Estrie, il faut que les dizaines de milliers d'étudiants sachent qu'au moins un élu de leur région soutient leurs revendications. Les cégépiennes et cégépiens voient cette hausse comme un frein à la poursuite de leurs études », a souligné monsieur Boucher.
Selon M. Boucher, la hausse de 1625 $ des frais de scolarité au cours des cinq prochaines années s'avère totalement inacceptable et compromet l'accessibilité aux études universitaires de la génération actuelle. « Comment le gouvernement libéral, alors que la main-d'œuvre qualifiée est la clé de notre développement économique, peut-il se priver de milliers d'étudiants sur les banquettes des universités ? »
Afin d'accentuer la pression sur le gouvernement de Jean Charest, le Parti Québécois déposera une motion sur laquelle les députés à l'Assemblée nationale devront se prononcer au terme du débat en fin de journée :
« Que l'Assemblée nationale exige du gouvernement libéral qu'il renonce à la hausse des frais de scolarité annoncée pour l'automne 2012; qu'il gèle les frais de scolarité jusqu'à la tenue d'un sommet sur l'enseignement supérieur et l'adoption d'une loi-cadre sur les droits de scolarité et les autres frais afférents qui visera à diminuer l'endettement étudiant, qui tiendra compte de la capacité de payer des étudiants et qui préservera l'accessibilité économique et l'accessibilité régionale ».
Le Parti Québécois propose de nombreuses solutions pour surmonter les défis financiers des universités. « Toute la société doit faire sa part et non seulement les étudiants. Les universités doivent revoir certaines dépenses extravagantes, dont les généreux bonis aux dirigeants. De plus, il est primordial d'adapter les prêts et bourses afin d'éviter le surendettement et de préserver l'accessibilité des étudiants de tous les milieux socioéconomiques à l'enseignement supérieur. Il faut donc poser des actions concrètes telles que l'ajustement du seuil de contribution parentale et des montants prévus pour les frais de subsistances », a conclu M. Boucher
Source : Yannick Côté, attaché politique d'Étienne-Alexis Boucher, député de Johnson, porte-parole de l'opposition officielle en matière de voirie