Le député de Johnson, Etienne-Alexis Boucher, a rencontré la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) afin de réitérer son appui et celui du Parti Québécois aux étudiantes et étudiants dans leur lutte contre la hausse des frais de scolarité. « En tant qu'unique représentant du Parti Québécois en Estrie, il faut que les dizaines de milliers d'étudiants sachent qu'au moins un élu de leur région soutient leurs revendications », souligne Monsieur Boucher.
La hausse de 1 625 $ des frais de scolarité au cours de cinq prochaines années émerge d'un simulacre de consultation tenu en décembre 2010 par le gouvernement Charest. « C'est donc à la génération actuelle qu'incombe le fardeau du réinvestissement dans les universités, un fardeau qui affectera assurément l'accessibilité aux études universitaires», mentionne le député de Johnson.
« Un comité du ministère de l'Éducation a reconnu que la hausse de 1625 $ entraînera la perte de 7000 étudiants sur les banquettes de l'université », ajoute Jessica Gaouette, présidente de la FEUS.
Le programme d'aide financière, désormais financé à 7 % par le gouvernement comparativement à 48 % en 2009, se doit d'être modernisé selon Etienne-Alexis Boucher. « Il est primordial d'adapter les prêts et bourses afin d'éviter le surendettement et de préserver l'accessibilité des étudiants de tous les milieux socioéconomiques à l'enseignement supérieur. Il faut donc poser des actions concrètes telles que l'ajustement du seuil de contribution parentale et des montants prévus pour les frais de subsistances ».
« Le premier ministre, responsable des dossiers Jeunesse au gouvernement libéral, a de toute évidence d'autres préoccupations. Dans notre économie, où les emplois demandent toujours plus de qualifications et d'études, Monsieur Charest parsème d'embûches le parcours de la relève québécoise », clame Monsieur Boucher.
Finalement, le député de Johnson dénonce le manque de vision en matière d'Éducation de la Coalition pour l'avenir du Québec, alors que son porte-parole, Francois Legault, a proposé récemment d'abolir les cégeps car ces institutions incitent à la consommation de drogue et au décrochage. « Devant les affirmations de François Legault sur la drogue dans les cégeps, je suis sans mot. Comment peut-il affirmer qu'il incarne la nouveauté alors qu'il reprend des préjugés dignes du début des années 1970 alors que le créditiste Camil Samson dénonçait la fornication qui régnait dans les cégeps? », conclut Etienne-Alexis Boucher.
Source : Yannick Côté, Attaché politique, circonscription de Johnson
Sur la photo, dans l'ordre habituel : Étienne-AlexisBoucher, député de Johnson, Jessica Gaouette, présidente de la FEUS et Mathieu Arsenault, vice-président à la vie decampus.