Réunis en assemblée extraordinaire hier matin, les membres du Syndicat des employées et employés de soutien de l’Université de Sherbrooke (SEESUS) ont rejeté à 88 % l’offre finale présentée vendredi par la partie patronale. Les membres de la SEESUS qui sont près de 1 000 ont ainsi suivi la recommandation des représentants syndicaux qui avaient qualifié l'offre d'inacceptable vendredi dernier.
«Le syndicat avait recommandé le rejet de l’offre patronale, car essentiellement, nous étions devant un choix : le mépris ou la dignité. Je me réjouis du fait que nous avons choisi de nous tenir debout, a résumé Stéphane Caron, président du SEESUS en ajoutant «ce n’est pas que le syndicat demande trop, c’est l’employeur qui n’offre pas assez!» Avant le vote, le syndicat a décortiqué l’offre patronale. Les représentants ont démontré que la proposition patronale les mène loin du but que les membres se sont fixé: «régler l’équité salariale et rattraper les salaires des postes similaires à l’université de Trois-Rivières et à l’université de Chicoutimi», de conclure Michel Murray. Les 1400 employés de soutien de l'Université de Sherbrooke sont en grève générale depuis le 26 août.
De son côté, la partie patronale soutient que l'offre présentée vendredi demeure finale. « Je demeure convaincu que notre offre finale présente des conditions de travail des plus enviables à l’ensemble de notre personnel de soutien, a affirmé le vice-recteur aux ressources humaines et à la vie étudiante, le professeur Martin Buteau. Cette offre respecte la capacité de payer de l’Université tout en assurant l’équité intersyndicale. Notre offre est et demeurera une offre finale, a ajouté le vice-recteur Buteau. Je rappelle que les représentants de l’Université sont toujours disposés à rencontrer le conciliateur afin de sortir de cette impasse. »
M. Buteau s'est par ailleurs monté rassurant en affirmant que la grève n'avait pas eu de répercussions sur la vie étudiante : «Tout est sous contrôle en ce qui concerne le trimestre en cour. On continue de travailler sur notre plan de contingence pour que la session d'hiver se déroule comme prévu».
Sur la photo : Martin Buteau, vice-recteur aux ressources humaines et à la vie étudiante