Ce matin, dans le cadre de la Journée mondiale pour le travail décent, ce sont 175 militants syndicaux de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui se sont rassemblés devant le dépanneur Couche-Tard, situé à l'intersection de la rue Haut-Bois et du boulevard Bourque, afin d'appuyer les travailleurs de la chaîne de dépanneur.
«Les employés de quatre dépanneurs Couche-Tard se sont syndiqués pour tenter d'améliorer leurs conditions de travail. En réponse la direction de Couche-Tard a décidé de fermer deux de ces dépanneurs qui étaient pourtant rentables. Pourtant, les revendications de ces employés ne sont pas démesurées, ce qu'ils réclament, ce sont quatre jours de maladie par année, un bouton de panique en cas de vol, un suivi psychologique pour les victimes d'agression armée, une échelle salariale menant jusqu'à 12,50 $/heure pour les préposés, le respect des normes du travail et des lois sur la santé et la sécurité et des règles objectives pour les octrois de postes et les choix d'horaire et de vacances », explique Denis Beaudin, président de la CSN Estrie.
En plus de dénoncer la situation chez Couche-Tard, M. Beaudin a dénoncé au passage l'abus de certaines entreprises, concernant les agences de placement. « Plusieurs entreprises font une utilisation abusive des agences de placement pour le recrutement de leurs employés. Ils favorisent l'embauche d'employés jetables qu'ils peuvent renvoyer quand ils le veulent et sans justification et le Code du travail ne prévoit pratiquement aucune mesure pour les protéger », mentionne M. Beaudin.
La CSN organisait des manifestations semblables devant des dépanneurs de la chaîne Couche-Tard, un peu partout en province.
La CSN regroupe plus de 300 000 membres au Québec, dont plus de 11 000 en Estrie.