Hier, les étudiants ont pris d'assaut les rues de la Ville de Sherbrooke pour manifester leur opposition à la hausse de 1 625$ des frais de scolarité. Cette mobilisation étudiante et citoyenne est le fruit de la collaboration entre trois grandes associations étudiantes sherbrookoises, soit la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS), avec la participation de son association membre de la Faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH), l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AECS) et le Regroupement des étudiantes et étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l'Université de Sherbrooke (REMDUS) ainsi que de nombreux organismes de la Ville de Sherbrooke.
« La grogne étudiante qui ne fait que prendre de l'ampleur est compréhensible : c'est une génération au complet que sacrifie le gouvernement », a commenté la présidente de la FEUS, Mme Jessica Gaouette. Si elle est contrainte de prendre la rue c'est parce que la communauté étudiante déplore que l'éducation soit négligée par le gouvernement libéral. « Comment peut-il prétendre que l'éducation est l'une de ses priorités alors qu'il s'attaque à l'accessibilité universitaire et qu'il effectue des coupes sans précédant dans les services étudiants au niveau collégial », s'interroge M. Alexandre Bégin, coordonnateur de l'AECS.
Cette manifestation s'inscrit au même moment où des mouvements semblables se sont organisés dans presque toutes les régions du Québec. « Le phénomène de mobilisation n'est pas uniquement estrien. Il s'agit d'un mouvement national » a déclaré M. Nawfel Hilale, président du REMDUS.
La communauté étudiante n'entend pas en rester là. La FEUS, l'AECS et le REMDUS invitent la population à se joindre à eux lors de la grande manifestation nationale qui se déroulera à Montréal le 10 novembre prochain. « S'il refuse de nous entendre, Jean Charest n'a qu'à bien se tenir car nous ne lâcherons pas », s'entendent pour dire les trois porte-paroles.
Sources : Guillaume Raymond, Attaché politique, FEUS