Selon le bilan déposé par la DPJ de l'Estrie lundi matin, ce sont 1 015 cas de problématique en rapport avec les enfants qui ont été traités en Estrie pour l'année 2010-2011.
Le nombre de cas de violence envers les enfants dans l'Estrie est donc demeuré sensiblement le même, alors qu'en 2009-2010, ce sont 1039 cas de violence qui avaient été traités par la DPJ.
Au niveau provincial par contre, on note une augmentation, alors que 32 265 signalements ont été retenus contre 30 585 l'an dernier, soit une augmentation de 5%.
Les abus physiques, un problème sérieux
Ce sont les appels pour les cas de négligence qui viennent au premier rang en ce qui concerne le motif de la dénonciation, ils comptent pour 26,9% des cas problématiques répertoriés en Estrie. Ce qui retient toutefois l'attention c'est le nombre de signalements pour abus et risques sérieux d'abus physique envers les enfants. En effet, en 2010-2011 en Estrie, 216 des 1015 signalements retenus par la DPJ étaient des cas d'abus physique ou de risques sérieux d'abus physiques envers les enfants, ce qui représente 21,3 % des signalements retenus. Au Québec, ce sont 25,2 % des signalements retenus qui avaient pour cause les abus ou risques sérieux d'abus physiques, soit plus de 8 000 cas seulement pour l'année 2010-2011. Dans 70 % des cas la personne responsable de cet acte est un homme.
En plus de leur nombre élevé, les cas d'abus physique ont de graves conséquences sur les enfants. « Les jeunes victimes d'abus physique vivent avec la peur et l'incertitude et souffrent souvent en silence. Ils subissent des séquelles psychologiques qui peuvent avoir un impact pour le reste de leur vie. Par exemple, un jeune qui a subi des abus physiques va être porté davantage à être violent avec les autres, il peut également démontrer plus de difficulté à développer des relations de confiance avec d'autres personnes ou encore avoir des retards d'apprentissage ou de développement. Chez les bébés ou les jeunes enfants, ces cas peuvent entraîner des conséquences très graves, par exemple, lorsqu'il est question de bébés secoués, ce geste peut causer des traumatismes importants au cerveau et dans certains cas, causer la mort », explique M. Alain Trudel, directeur de la protection de la jeunesse en Estrie.
Sur la photo: Alain Trudel, directeur de la protection de la jeunesse en Estrie