Une annonce importante pour la main-d'œuvre estrienne a été faite vendredi. Le gouvernement du Québec a annoncé qu'il soutenait financièrement le développement des compétences des travailleurs dans l'industrie québécoise du caoutchouc. Au total, 671 220 $ seront investis pour la formation de 166 travailleurs.
«Le gouvernement du Québec accorde une grande importance aux comités sectoriels de main-d'œuvre puisqu'ils permettent à des entreprises d'un même secteur de se concerter sur la formation à offrir pour rehausser le savoir-faire de leurs travailleurs et accroître leur productivité. S'il existe un consensus au Québec, c'est que la formation et le développement des compétences sont parmi les meilleurs moyens à mettre en place pour soutenir la croissance des entreprises et, ainsi, assurer l'avenir économique du Québec», a souligné la ministre et députée de St-François, Monique Gagnon-Tremblay.
En vertu du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences, l'investissement gouvernemental cible les entreprises et les travailleurs suivants : MX Windsor inc., Multi X, ABCO STC inc., Cyzotrim inc., Les industries Nigan et G-Spek. Comme l'industrie du caoutchouc en Estrie se porte bien, tout indique qu'au cours de l'année 2011, de nouveaux contrats seront accordés à ces six entreprises de la région qui fabriquent des bandes d'étanchéité. L'obtention de ces contrats nécessite l'adaptation de leur production aux normes élevées imposées par leurs clients et la formation de leur personnel pour l'utilisation de nouveaux équipements et procédés.
Une offre de formation de ce genre est possible puisque ces six entreprises disposent d'équipement de productions similaires, d'une matière première commune, de procédés de transformation identiques et d'un personnel de production ayant les mêmes besoins en matière de développement des compétences.
Selon Pierre Reid député de Magog-Orford, depuis mai 2010, 9 200 emplois ont été créés, dont 6 200 postes à temps plein ce qui équivaut à une hausse de 6,2%. Le taux de chômage quant à lui serait passé de 8,8% en août 2010 à 6,6% en 2011. Des indicateurs qui démontrent que la santé de l'emploi se porte donc mieux.